Timo Soini

politicien finlandais

Timo Soini
Illustration.
Timo Soini en avril 2015.
Fonctions
Ministre finlandais des Affaires étrangères

(3 ans, 11 mois et 7 jours)
Président Sauli Niinistö
Premier ministre Juha Sipilä
Gouvernement Sipilä
Prédécesseur Erkki Tuomioja
Successeur Pekka Haavisto
Député à l'Eduskunta
représentant la circonscription d’Uusimaa

(7 ans, 11 mois et 27 jours)
Élection 17 avril 2011
Réélection 19 avril 2015

(6 ans, 3 mois et 24 jours)
Élection 18 mars 2007
Successeur Pietari Jääskeläinen
Vice-Premier ministre finlandais

(2 ans et 30 jours)
Président Sauli Niinistö
Premier ministre Juha Sipilä
Gouvernement Sipilä
Prédécesseur Antti Rinne
Successeur Petteri Orpo
Président des Vrais Finlandais

(19 ans)
Prédécesseur Raimo Vistbacka
Successeur Jussi Halla-aho
Député européen

(1 an, 9 mois et 11 jours)
Élection 7 juin 2009
Législature 7e
Groupe politique ELD
Successeur Sampo Terho
Biographie
Date de naissance (58 ans)
Lieu de naissance Rauma (Finlande)
Nationalité Finlandaise
Parti politique SMP (jusqu'en 1995)
PS (1995-2017)
ST (depuis 2017)
Diplômé de Université d'Helsinki

Timo Juhani Soini, né le à Rauma, est un homme politique finlandais, membre du parti Réforme bleue. Il est président des Vrais Finlandais de 1997 à 2017 et ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement Sipilä de 2015 à 2019.

BiographieModifier

Timo Soini rejoint le Parti rural de Finlande en 1979 à l'âge de 16 ans. Il en devient secrétaire du parti en 1992. En 1995, après la dissolution du parti, il prend part à la création du parti des Vrais Finlandais dont il devient le président de 1997. Un poste qu'il ne quittera qu'en 2017.

Conseiller municipal d'Espoo depuis 2000, il est élu député pour la première fois dans les élections législatives de 2003.

Timo Soini est candidat à l'élection présidentielle de 2006, pour laquelle il obtient 3,4 % des voix.

Il mène également son parti lors des élections législatives de 2007 où le parti recueille 4,1 % des suffrages lui offrant cinq sièges au parlement. Quatre ans plus tard en 2011, son parti, les Vrais Finlandais, réalise une percée puisqu'il recueille alors 19,1 % des suffrages et 39 sièges, le parti arrive donc en troisième position après le Parti de la coalition nationale (20,4 %) et le Parti social-démocrate (19,1 %). Il s'agit de la plus grande percée électorale lors d'élections législatives. Il est candidat lors des élections législatives de 2011, où il est réélu député ; il abandonne alors son poste de député européen pour revenir au parlement finlandais.

Lors des élections législatives du , le parti arrive en troisième position avec 17,7% des voix et 38 sièges, derrière le Parti de la coalition nationale et le Parti du centre[1]. Il forme alors une coalition avec ces deux derniers et le gouvernement tripartite entre en fonction le suivant, avec Timo Soini comme ministre des Affaires étrangères[2].

Il est particulièrement opposé à toute aide financière à la Grèce[3]. Sur le plan des valeurs, il s'est converti au catholicisme car il n'approuve pas que les femmes puissent être pasteur. Il a également pris part, lors d'un séjour à Paris, à la Manif pour tous[4].

En , il annonce son intention de ne plus être leader du parti des Vrais Finlandais et soutient la candidature de Sampo Terho contre Jussi Halla-aho. Aprs la victoire de ce dernier et la scission du parti, Timo Soini rejoint la Réforme Bleue.

En , alors ministre des Affaires étrangères, il critique ouvertement sur son blog personnel le droit à l'avortement à la suite du référendum en Irlande et du débat en Argentine. Cette prise de position vivement critiquée car contraire à la ligne du gouvernement, mène à un vote de confiance au Parlement finlandais[5].

Il ne se représente pas lors des élections législatives du et décide de quitter la politique, pour un temps[6]. Il a écrit un ouvrage sur le populisme, publié en .

Il avait auparavant écrit deux ouvrages bibliographiques, en 2008 et en 2014.

Notes et référencesModifier

  1. (en) « Party results », sur tulospalvelu.vaalit.fi (consulté le 23 avril 2015).
  2. « Finlande : un « Vrais Finlandais » eurosceptique nommé chef de la diplomatie », sur euronews.com, (consulté le 27 mai 2015).
  3. « Le nouveau gouvernement finlandais : un obstacle de plus pour la Grèce ? », sur La Tribune, .
  4. (fi) « Timo Soini marssi homoliittoja vastaan Pariisissa », Ilta-Sanomat,‎ (lire en ligne, consulté le 21 mars 2018)
  5. (en) « NCP MPs chide foreign minister’s criticism of Irish abortion vote », sur Yle Uutiset, (consulté le 6 novembre 2019)
  6. (fi) « Timo Soini jättää politiikan », sur Helsingin Sanomat,

Liens externesModifier