Thessaloniké

reine de Macédoine

Thessaloniké (en grec ancien Θεσσαλονικη) est la fille de Philippe II de Macédoine et de l'une de ses épouses, la Thessalienne[2] Nikésipolis[3] de Phères[4], nièce du tyran Jason de Phères[1]. Elle est par son père, la demi-sœur d'Alexandre le Grand et la demi-sœur de Philippe III également appelé Philippe Arrhidée. Après la mort de ce dernier, elle épouse Cassandre, régent puis roi de Macédoine, ce qui permet à ce dernier de légitimer sa revendication au trône de Macédoine.

Thessaloniké
Image dans Infobox.
Base d'une statue de Thessaloniké, du IIe siècle av. J.-C., trouvée dans la zone de l'Agora antique et faisant partie d'un groupe de statues de la famille d'Alexandre le Grand - Inscription : ΘΕΣΣΑΛΟΝΙΚΗΝ ΦΙΛΙΠΠΟΥ ΒΑΣΙΛΙΣΣΑΝ.
Titre de noblesse
Reine consort
Biographie
Naissance
av. J.-C.[1]
Décès
Activité
Père
Mère
Nicésipolis de Phères (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Conjoint
Enfants
Prononciation

Cassandre décida de baptiser en son honneur la cité de Thessalonique.

BiographieModifier

Née en -351, son nom, Thessalonike, peut célébrer la date anniversaire de la victoire remportée par son père lors de la bataille du Champ de Crocus l'année précédente.

En -316, Cassandre profite de l'exécution d'Olympias pour épouser cette demi-sœur d'Alexandre le Grand et ainsi entrer dans la dynastie argéade[5].

L'année suivante, Cassandre fonde la cité de Thessalonique en son honneur[6]. Elle devient reine de Macédoine lorsqu'en -305, Cassandre revendique le titre de roi[1]. De son union avec l'Antipatride naissent Philippe IV, en -315, puis Alexandre V et Antipater.

A la mort de l'aîné, Thessaloniké veille au partage de la royauté entre ses deux fils cadets[7], mais en -295, elle est assassinée par Antipater[1].

RéférencesModifier

  1. a b c et d Sylvie Le Bohec, « Les reines de Macédoine de la mort d'Alexandre à celle de Persée », Cahiers du centre Gustave Glotz, vol. 4,‎ , p. 229-245.
  2. Pausanias, Description de la Grèce [détail des éditions] [lire en ligne] « livre VIII, 7,7 ».
  3. Pausanias, Description de la Grèce [détail des éditions] [lire en ligne] « livre IX, 7,3 ».
  4. Athénée, Deipnosophistes [détail des éditions] (lire en ligne), Livre XIII, 5.
  5. Le Bohec 1993, p. 234.
  6. Le Bohec 1993, p. 239.
  7. Le Bohec 1993, p. 244.