The Ciphers of the Monks

livre de David A. King

The Ciphers of the Monks: a Forgotten Number-notation of the Middle Ages (Les chiffres des moines: une notation numérique oubliée du Moyen Âge) est un livre de David A. King paru en 2002, à propos d'un système de numération dont les chiffres sont codés dans des chiffres monastiques ingénieux.

ContenuModifier

Le livre décrit en détail un système de numération qui était couramment utilisé par les moines européens au Moyen Âge. Ce système de numération permettait d'écrire des nombres de 1 à 9999 avec un minimum de traits. Ce système numérique est ensuite tombé en désuétude[1].

Le chiffreModifier

 
Symboles de base du chiffre.
 
Modèle des symboles.

Le système utilise une ligne droite verticale comme symbole principal. Ce symbole est essentiellement un axe qui divise le plan bidimensionnel en quatre quadrants. Chacun de ces quatre quadrants signifie l'un des quatre chiffres : le quadrant supérieur gauche indique le chiffre des unités, le quadrant supérieur droit indique le chiffre des dizaines, le quadrant inférieur gauche indique le chiffre des centaines et le quadrant inférieur droit indique le chiffre des milliers. Le nombre peut ensuite être déterminé par inspection visuelle[2],[3].

Ce système de numération a été inventé dans les années 1300 par les moines cisterciens français. Il a ensuite été remplacé par le système de numération hindou-arabe. Quoi qu’il en soit, ce système de chiffres a par la suite inspiré plusieurs sténographes et codes secrets.

En Grande-Bretagne, John of Basingstoke (en) a été le premier à utiliser ce chiffre.

Ce système retrouvé sur l'Astrolabe de Berselius, un astrolabe français de Picardie du XIVe siècle témoigne des origines de la notation dans la tachygraphie grecque antique par les monastères cisterciens en Angleterre et dans ce qui est maintenant le pays frontalier entre la Belgique et la France du Moyen Âge jusqu'à son après-vie dans les livres de la Renaissance[4],[5].

CommentairesModifier

Le livre a généralement reçu des critiques positives[6],[7],[8].

RéférencesModifier

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « The Ciphers of the Monks » (voir la liste des auteurs).
  1. « ~jensh/publications/2002%7BR%7D21_King_Ciphers », akira.ruc.dk (consulté le 13 août 2015)
  2. Gianni A. Sarcone, « Numbers' history », archimedes-lab.org (consulté le 13 août 2015)
  3. « Notae Elegantissimae | Baliem Shares Anything », baliems.wordpress.com (consulté le 13 août 2015)
  4. Michel Serfati, « David A. King, The Ciphers of the monks : A forgotten numbernotation of the Middle Ages (Stuttgart : Franz Steiner Verlag, 2001). », Revue d'histoire des sciences, vol. 58, no 1,‎ , p. 253-255 (lire en ligne, consulté le 11 octobre 2019)
  5. (en) Ad Meskens, Germain Bonte, Jacques de Groot, Mieke de Jonghe et David A. King, « Wine-Gauging at Damme [The evidence of a late medieval manuscript] », Histoire & Mesure, vol. 14, nos 1-2,‎ , p. 51-77 (DOI 10.3406/hism.1999.1501, lire en ligne, consulté le 11 octobre 2019)
  6. book review on Amazon
  7. King, D.A., The Ciphers of the Monks: A Forgotten Number-notation of the Middle Ages, F. Steiner, (ISBN 9783515076401, lire en ligne)
  8. « book review », Speculum, vol. 78, no 3,‎ (JSTOR 20060835)

Liens externesModifier

BibliographieModifier

  • David A. King, The Ciphers of the Monks: A Forgotten Number-notation of the Middle Ages, F. Steiner, (ISBN 9783515076401, lire en ligne), p. 171
  • Jacques Sesiano, « Un système artificiel de numérotation au Moyen äge », dans M. Folkerts et U. Lindgren, Mathemata : Festschrift für Helmuth Gericke(Reihe Boethius, vol 12), Wiesbaden, Steiner, , p. 165-196.
  • (en) David A. King, « Rewriting History through Instruments: the Secrets of a Medieval Astrolabe from Picardy », dans R.G.W. Anderson, J.A. Bennet et W.F? Ryan, Making Instruments Count: Essays on Historical Scientific Instruments presented to Gerard l'Estrange Turner, Variorum, Aldershot, , p. 42-62.
  • David A. King, « A Forgotten Cistercian System of Numerical Notation », Cîteaux, no 46,‎ , p. 183-217
  • David A. King, « Astrolabe picard et numérotation cistercienne », la revue, Musée des Arts et Métiers,‎ , p. 47-55
  • David A. King, « The Ciphers of the Monks and the Astrolabe of Berselius Reconsidered », Amphora,‎ , p. 375-388 (lire en ligne)