Taxe annuelle sur les surfaces de stationnement

TSS
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Places de stationnement devant le palais de justice de Paris en 1978
Présentation
Titre Taxe annuelle sur les surfaces de stationnement
Référence 1599 quater C du code général des impôts
Pays Drapeau de la France France
Type Loi ordinaire
Adoption et entrée en vigueur
Législature XIVe législature de la Ve République
Gouvernement Gouvernement Manuel Valls
Adoption
Entrée en vigueur

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La taxe annuelle sur les surfaces de stationnement (TSS) est un impôt local direct français instauré en 2015 en Île-de-France afin de financer les investissements en faveur des transports en commun dans la région francilienne.

HistoriqueModifier

Pour financer la modernisation et l'extension du réseau de transport ferré existant, l'article 77 de la loi de finances pour 2015 a instauré deux taxes : la taxe annuelle sur les surfaces de stationnement (TSS) et la taxe additionnelle spéciale annuelle au profit de la région Île-de-France (TASA). Il s'agit d'une taxe additionnelle à la taxe annuelle sur les bureaux, locaux commerciaux et de stockage et surfaces de stationnement en Île-de-France (TSB) qui doit contribuer à un peu moins de la moitié des 140 millions d'euros par an de recettes fiscales supplémentaires[1].

La TSS est codifiée à l'article 1599 quater C du code général des impôts[2].

En 2018, un restaurant routier situé à 600 mètres de la frontière de la région francilienne se voit rappelé à l'ordre par les impôts car il n'a pas réglé la taxe depuis son instauration en 2015[3].

CaractéristiquesModifier

RedevablesModifier

La taxe additionnelle s'applique aux surfaces de stationnement entrant dans le champ d'application de la taxe annuelle sur les locaux à usage de bureaux, les locaux commerciaux, les locaux de stockage et les surfaces de stationnement perçue en Île-de-France (TSB) prévue à l'article 231 ter du code général des impôts. Les tarifs au mètre carré sont actualisés, au 1er janvier de chaque année, en fonction du dernier indice du coût de la construction (ICC) publié par l'Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE).

BénéficiairesModifier

Le produit de la taxe est affecté à la région Île-de-France, en vue de financer les dépenses d'investissement en faveur des transports en commun. Depuis la loi de finances pour 2019, le solde de ce produit, au-delà du plafond de 66 millions d'euros, est affecté à la Société du Grand Paris.

ProduitModifier

Le produit de la taxe additionnelle est d'environ 60 millions d'euros. En 2019, quatre millions d'euros sont directement affectés à la Société du Grand Paris[4],[5],[6].

Notes et référencesModifier

  1. Valérie Rabault et commission des finances, Rapport d'information sur l'application des mesures fiscales contenues dans les lois de finances, Assemblée nationale, (lire en ligne)
  2. « Question n°17329 - Assemblée nationale », sur questions.assemblee-nationale.fr (consulté le )
  3. Sylvain Deleuze, « Seine-et-Marne : le resto routier assommé par la taxe régionale sur les parkings », sur leparisien.fr, (consulté le )
  4. « Ile-de-France : deux nouvelles taxes pour les transports », sur Les Echos, (consulté le )
  5. Société du Grand Paris, « Rapport d'activité 2019 », sur mediatheque.societedugrandparis.fr (consulté le )
  6. « Sur les coûts et le financement du Grand Paris Express », sur www.senat.fr (consulté le )

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier