Suzanne de Behr

actrice française de théâtre et de cinéma du début du XXe siècle

Suzanne de Behr est une comédienne, courtisane et auteure française[1], morte en [2],[3].

Suzanne de Behr
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Suzanne de Behr, par Reutlinger
Biographie
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La belle des bellesVoir et modifier les données sur Wikidata
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BiographieModifier

Suzanne de Behr apparaît dans la presse vers 1899 aux cotés des artistes, des reines de beauté et demi-mondaines[1] où la particule est de rigueur : Liane de Pougy, Émilienne d'Alençon, Liane de Lancy, Clémence de Pibrac...

Elle débute au théâtre sous le nom de Suzanne de Carnac. En 1900, elle joue dans un vaudeville libertin Le Petit chauffeur d'Alexandre Fontanes au théâtre Déjazet[4]. Elle est engagée aux Folies-Bergères[5]. En 1901, elle joue dans Les Travaux d'Hercule de Robert de Flers, Gaston Arman de Caillavet et Claude Terrasse aux Bouffes-Parisiens aux cotés d'Amélie Diéterle[6]; le rôle de Sylvia dans Le Passant au théâtre de la Bodinière[7] et dans Sous-location au théâtre des Mathurins[8]; à Bruxelles dans Madame Flirt[9].

En 1904, elle joue au théâtre du Gymnase[1]; au Théâtre-Moderne, le rôle de Mme Villeras dans Le Fils à Papa d'Alexandre Debray[10]. Elle est engagée au théâtre des Mathurins en même temps que Cléo de Mérode[11]. Elle joue Yvonne dans L'Amant sérieux d'Alexandre Debray[12],[13] et dans Messieurs de la Cour[14].

En 1905, Suzanne de Behr joue le rôle de Pompeia dans l'opérette La femme de César de Hugues Delorme et Gustave Quillardet, musique de Rodolphe Berger, aux Mathurins[15],[16]. Elle est engagée à l'Odéon pour 3 ans dans l'emploi des grandes coquettes[17],[18],[19]. Elle y débute dans le rôle de Zatime dans Bajazet de Racine[20]. Elle est ensuite la partenaire de Réjane en Angleterre et en Amérique.

Suzanne de Behr possède un collier de perles estimé à 100 000 francs[note 1] qu'une amie détourne[21].

Elle passe au théâtre Antoine en 1907.

En 1908, elle joue le rôle de Salabacha dans Lysistrata de Maurice Donnay au théâtre des Célestins[22], dans le rôle de Suzanne Vix dans Autour de la Lampe d'André Ibels au théâtre Fémina[23],[24].

En 1909, Suzanne de Behr entretient une relation avec André Girard, ingénieur des mines qui a fait fortune à Mexico, et le ruine. Son épouse qui les a surpris en flagrant délit tire quatre coups de révolver sur son mari à l'hôtel Terminus[25].

En 1910, elle joue dans une reprise des Deux Ecoles d'Alfred Capus, dans le rôle d'Henriette au théâtre du Vaudeville[26]. Elle joue La Dame de Monte-Carlo, une pièce qu'elle a écrite, à la Gaité-Rochechouart[27]. En 1911, elle joue Francesca de Louis Delluc au théâtre du Pré-Catelan[28].

En 1912, elle fait partie de la troupe du théâtre du casino de Vichy[29].

En 1921, elle joue dans La Petite Maud de Guy de Téramond au théâtre des Deux-Masques[30], en 1924, Je veux un duc de Fernande de Valarino au théâtre Albert 1er[31]; en 1928, Le Souffle du Désordre de Philippe Fauré-Fremiet, à l'Odéon[32].

CréationsModifier

CinémaModifier

  • 1919 : Trois familles d'Alexandre Devarennes[39].

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. 370 000 d'euros d'aujourd'hui

RéférencesModifier

  1. a b et c « La Vie parisienne », sur Gallica, (consulté le 25 novembre 2020)
  2. Annonce du décès parue dans L'Homme libre du 15 avril 1939.
  3. « L'Art musical », sur Gallica, (consulté le 25 novembre 2020)
  4. « Gil Blas », sur Gallica, (consulté le 26 novembre 2020)
  5. « Gil Blas », sur Gallica, (consulté le 26 novembre 2020)
  6. « Les travaux d'Hercule (programme) », sur Gallica, (consulté le 26 novembre 2020)
  7. « Gil Blas », sur Gallica, (consulté le 26 novembre 2020)
  8. « Gil Blas », sur Gallica, (consulté le 26 novembre 2020)
  9. « Gil Blas », sur Gallica, (consulté le 26 novembre 2020)
  10. « Gil Blas », sur Gallica, (consulté le 26 novembre 2020)
  11. « Le Figaro », sur Gallica, (consulté le 26 novembre 2020)
  12. « Gil Blas », sur Gallica, (consulté le 26 novembre 2020)
  13. « Carnet mondain », sur Gallica, (consulté le 25 novembre 2020)
  14. « Gil Blas », sur Gallica, (consulté le 26 novembre 2020)
  15. « Gil Blas », sur Gallica, (consulté le 26 novembre 2020)
  16. « Le Figaro », sur Gallica, (consulté le 26 novembre 2020)
  17. « Gil Blas », sur Gallica, (consulté le 26 novembre 2020)
  18. « L'Écho théâtral », sur Gallica, (consulté le 25 novembre 2020)
  19. « Le Monde artiste », sur Gallica, (consulté le 25 novembre 2020)
  20. « Gil Blas », sur Gallica, (consulté le 26 novembre 2020)
  21. « Le Figaro », sur Gallica, (consulté le 26 novembre 2020)
  22. « Gil Blas », sur Gallica, (consulté le 26 novembre 2020)
  23. « Gil Blas », sur Gallica, (consulté le 26 novembre 2020)
  24. « Gil Blas », sur Gallica, (consulté le 26 novembre 2020)
  25. « Gil Blas », sur Gallica, (consulté le 26 novembre 2020)
  26. « Gil Blas », sur Gallica, (consulté le 26 novembre 2020)
  27. « Comœdia illustré », sur Gallica, (consulté le 26 novembre 2020)
  28. « Gil Blas », sur Gallica, (consulté le 26 novembre 2020)
  29. « Le Monde artiste », sur Gallica, (consulté le 25 novembre 2020)
  30. « Le Gaulois », sur Gallica, (consulté le 26 novembre 2020)
  31. « Le Gaulois », sur Gallica, (consulté le 26 novembre 2020)
  32. « Le Gaulois », sur Gallica, (consulté le 26 novembre 2020)
  33. Romain Coolus, « Bouffes-Parisiens : Les Travaux d'Hercule », Le Théatre, Paris, Manzi, Joyant, Goupil et Cie, no 56,‎ , p. 17 à 24 (lire en ligne)
  34. « Gil Blas », sur Gallica, (consulté le 26 novembre 2020)
  35. « Le Gaulois », sur Gallica, (consulté le 26 novembre 2020)
  36. « La Rampe », sur Gallica, (consulté le 25 novembre 2020)
  37. « Le Ménestrel », sur Gallica, (consulté le 26 novembre 2020)
  38. « La Rampe », sur Gallica, (consulté le 25 novembre 2020)
  39. « Les Potins de Paris », sur Gallica, (consulté le 25 novembre 2020)

BibliographieModifier

  : documents utilisés comme source pour la rédaction de cet article :

Liens externesModifier

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