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Statistiques d'accidents d'avion

Les statistiques d'accidents d'avion sont un indicateur de sécurité du transport en aviation civile.

L’Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA) collecte et intègre des données sur les accidents. Les données ont été mises à sa disposition par les organismes nationaux d’enquête sur les accidents ou les autorités nationales de l’aviation civile. Un rapport annuel est publié chaque année à partir de ces données (voir « RAPPORT ANNUEL SUR LA SÉCURITÉ 2006 »)[1].

Le taux d'accident stagne depuis près de 20 ans et le nombre des vols continue d'augmenter. Ce taux s'établit en moyenne dans le monde à 1 accident par million d'heures de vol (soit 2 accidents par million de vols) avec des fortes disparités (0,7 accident par million d'heures de vol en Europe, 0,4 aux États-Unis, plus de 13 en Afrique).

Sommaire

Évolution du nombre de passagers tués par annéeModifier

Ces statistiques ne vont pas au-delà de l'année 2004. Or, elles devraient être sérieusement réactualisées vu le faible nombre d'accidents de l'aviation civile observés depuis lors, particulièrement en 2011, année au cours de laquelle ont survenu le moins d'accidents aériens et de victimes depuis la Seconde Guerre mondiale, notamment en Europe où aucun accident ne fut comptabilisé

Source : OACI sur le site du BEA[2].

À partir de 1999, l'OACI ne comptabilise que les accidents d'aéronefs de plus de 2 250 kg de masse maximum certifiée au décollage.

Année Accidents mortels Passagers tués
1996 48 1 614
1997 58 1 227
1998 45 1 115
1999 45 628
2000 39 1 047
2001 42 781
2002 32 992
2003 33 696
2004 27 410
Année Nombres d'accidents[3] Passagers tués[4]
1996 243 1 614
1997 229 1 227
1998 219 1 115
1999 220 1 147
2000 195 1,586
2001 209 1,539
2002 194 1,418
2003 201 1,233
2004 178 767
2005 194 1,463
2006 189 1,297
2007 150 973
2008 160 884
2009 133 1,106
2010 134 1,116
2011 120 828
2012 156 800
2013 138 453
2014 122 1328
2015 123 899
2016 102 629
2017 101 399[5]

Évolution du taux de passagers tués par cent millions de passagers-kilomètres par annéeModifier

Source : OACI sur le site du BEA[2].

Seuls les vols réguliers sont considérés.

Année Passagers tués
par 100 millions de passagers-kilomètres
1996 0,050
1997 0,040
1998 0,035
1999 0,020
2000 0,025
2001 0,020
2002 0,025
2003 0,020
2004 0,005

Tableaux comparatifs des différents moyens de transport (données sur l'Europe)Modifier

Source des deux tableaux :


Moyen de transport Passagers tués
par 100 millions de passagers-kilomètres
1999 2001-2002
Motocyclette/cyclomoteur 16,0 13,8
Déplacement pédestre 7,5 6,4
Bicyclette 6,3 5,4
Voiture 0,80 0,70
Ferry 0,33 0,25
Autobus et autocar 0,08 0,07
Air (aviation civile) 0,08 0,035
Train 0,04 0,035


Moyen de transport Passagers tués
par 100 millions de passagers-heures
1999 2001-2002
Motocyclette/cyclomoteur 500 440
Bicyclette 90 75
Déplacement pedestre 30 25
Voiture 30 25
Air (aviation civile) 36,5 16
Ferry 10,5 8
Autobus et autocar 2 2
Train 2 2

Liste des accidents par type d'avionModifier

Source : www.airdisaster.com, « Accident Rate by Aircraft » - Chiffres au 31 décembre 2004.

Note : D'une manière générale, les avions les plus répandus sont ceux qui ont aussi le plus d'accidents. Les populations étudiées (accidents) sont trop faibles pour en déduire des corrélations significatives. il convient de ne pas surinterpréter ces statistiques : les méthodes de calcul et les indicateurs choisis, comme le montrent les exemples ci-dessous, influencent fortement la manière dont on peut interpréter les résultats.

Pour donner un exemple, Concorde est longtemps resté l'avion « le plus sûr » du monde (en termes d'accidents – aucun – pour le kilométrage parcouru). Mais l'accident de Gonesse l'a brutalement placé comme l'avion « le moins sûr » au monde (à cause de son très faible nombre de vols comparé à la plupart des autres modèles d'avions).
L'âge moyen de la flotte est en outre un critère important. Une flotte de 20 ans d'âge aura statistiquement plus d'accidents qu'une flotte plus récente (cette remarque s'applique typiquement à Concorde). De plus, les 16 Concordes en service étaient exploités très régulièrement (1 fois tous les deux jours) car la flotte était petite.

Type Taux (par
million de vols)
Nombre
d'accidents
Remarque
Airbus 319/320/321 0,12 12 Données constructeur suite à la disparition de l'A320 d'Egyptair
(12 accidents y compris l'attentat à la bombe du Sinaï pour 98 millions de vols)
Saab 340 0,33 3
McDonnell Douglas MD-80 0,45 9
Boeing 767 0,46 3
Boeing 757 0,56 4
Boeing 737 0,62 47
Boeing 727 0,66 46
Fokker Fokker F70 Fokker F100 0,67 3
Embraer 120 Brasilia 0,71 5
McDonnell Douglas DC-9 0,76 42
British Aerospace BAe 146 0,89 4
Lockheed L-1011 TriStar 0,91 5
Airbus 300 1,13 9
Boeing 747 1,62 24
Airbus 310 1,85 6
McDonnell Douglas DC-10 1,97 15
Fokker F28 2,35 20
Embraer 110 Bandeirante 3,73 28
McDonnell Douglas MD-11 5,71 4
Concorde 12,50 1 (exception voir texte ci-dessus)
ATR 72 (non communiqué) 11

Statistiques d'accidents suivant les phases du volModifier

Les phases les plus critiques sont, dans l'ordre décroissant de criticité, le décollage, l'atterrissage, loin devant les autres phases du vol. 30 % des accidents mortels ont lieu durant le décollage et la phase de montée, alors que ces phases ne représentent en moyenne que 2 % du total de la durée du vol. De même, 25 % des accidents ont lieu durant l'approche finale et l'atterrissage, alors que ces phases ne représentent que 4 % de la durée du vol[6].

On compte un nombre non négligeable d'accidents durant les phases de roulage au sol, ou liées à l'embarquement (12 % du total), illustration du Boeing de la Pan American lors de la catastrophe de Tenerife, la plus meurtrière de l'histoire.

La place des passagers survivants dans le cas de catastrophe aérienne n'a pas fait l'objet de statistiques précises, mais il semblerait qu'il y ait plus de survivants à l'arrière de la cabine[7]. Cela s'est trouvé vérifié par exemple dans le cas du vol 123 Japan Airlines qui a fait 520 victimes, où les seuls quatre survivants du crash étaient à l'arrière de l'avion.

Notes et référencesModifier

AnnexesModifier