Souadjenrê Nebiryraou

pharaon égyptien

Souadjenrê Nebiryraou Ier est roi de la XVIe dynastie.

Souadjenrê Nebiryraou Ier
Image illustrative de l’article Souadjenrê Nebiryraou
Dague en cuivre au cartouche de Souadjenrê Nebiryraou, dessin de Flinders Petrie, 1901.
Période Deuxième Période intermédiaire
Dynastie XVIe dynastie
Fonction roi
Prédécesseur Sânkhenrê Montouhotepi
Successeur Nebiryraou II

AttestationsModifier

Le roi est mentionné dans le Canon royal de Turin, à la position 12.4, dans lequel il est crédité d'un règne de vingt-six ans. Il est également présent dans la liste de Karnak, à la position 38[1]. Il est mentionné sur deux sceaux provenant de Licht, alors probablement sous contrôle Hyksôs. Il est également connu par la Stèle juridique, un document administratif bien connu datant de la première année de son règne, aujourd'hui au Musée égyptien du Caire (JE 52453)[2]. S'y trouve également un poignard en cuivre (JE 33702) portant son nom de Nesout-bity, découvert par William Matthew Flinders Petrie dans un cimetière de Hu, à la fin des années 1890[3],[4]. Souadjenrê Nebiryraou est également représenté avec la déesse Maât sur une petite stèle qui fait partie de la collection égyptienne située à Bonn[5].

Le nom de Nesout-bity du roi, Souadjenrê (avec les épithètes bon dieu et défunt), apparaît sur la base d'une statuette en bronze du dieu Harpocrate, actuellement au Caire (JE 38189), avec d'autres noms royaux, dont deux - Iâhmes et Binpou - qui appartiendraient aux princes de la XVIIe dynastie qui remplacerait la XVIe dynastie peu après. La statuette mentionne également un bon dieu Neferkarê, décédé, qui est généralement considéré comme le nom de Nesout-bity du prétendu fils et successeur de Souadjenrê Nebiryraou, Nebiryraou II. La statuette n'est cependant pas contemporaine, puisque le culte d'Harpocrate a été introduit durant la période ptolémaïque, soit environ 1 500 ans après que les personnes nommées sur la statuette aient vécu[6].

Position chronologiqueModifier

Si on se réfère au Canon royal de Turin, il devrait être le successeur de Sânkhenrê Montouhotepi et le prédécesseur de l'hypothétique Nebiryraou II, qui pourrait être son fils[4]. Il aurait donc vécu au pendant la XVIe dynastie. Julien Siesse le met également à cette position[7]. À l'inverse, Jürgen von Beckerath le place pendant la XVIIe dynastie[8], dans ce que certains appellent une vision longue de cette dynastie. On peut ajouter que la découverte de deux sceaux à son nom à Licht, alors sous contrôle direct ou indirect des Hyksôs, permet de penser qu'il y avait des relations diplomatiques entre ces derniers et les rois thébains de cette période.

TitulatureModifier

Notes et référencesModifier

  1. Darell D. Baker, The Encyclopedia of the Pharaohs: Volume I - Predynastic to the Twentieth Dynasty 3300 - 1069 BC, Stacey International, (ISBN 978-1-905299-37-9), 2008
  2. Pierre Lacau, « Une stèle juridique de Karnak », Annales du Service des Antiquités de l'Égypte. Supplément, vol. 13,‎
  3. William Matthew Flinders Petrie (1901), Diospolis Parva, the cemeteries of Abadiyeh and Hu, 1898-9, pl. 32, n. 17
  4. a et b (en) Kim Ryholt, The Political Situation in Egypt during the Second Intermediate Period, Copenhague, Museum Tusculanum Press, , 463 p. (ISBN 87-7289-421-0), p. 155, 202.
  5. Pieke, Gabi (ed.) (2006) Tod und Macht, Jenseitsvorstellungen in Altägypten, Bonn, fig. p. 61.
  6. Donald B. Redford, Pharaonic king-lists, annals and day-books: a contribution to the study of the Egyptian sense of history, Mississauga, Benben Publications, , 342 p. (ISBN 0-920168-07-8), p. 55
  7. Julien Siesse, Throne Names Patterns as a Clue for the Internal Chronology of the 13th to 17th Dynasties (Late Middle Kingdom and Second Intermediate Period), GM 246, 2015, p. 75-98.
  8. Jürgen von Beckerath, Chronologie des Pharaonischen Ägypten, Mayence, Éditions Philipp von Zabern, , 244 p. (ISBN 3-8053-2310-7)