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Uniper France Power
Création 28 décembre 1994
Dates clés 14 novembre 2008 : rachat par le groupe E.ON
Forme juridique SASU Société par actions simplifiée à associé unique
Siège social Colombes
Direction Uniper France - Luc Poyer
Actionnaires Uniper France (holding, Siren 501706360)
Activité Production d'électricité
Société mère Uniper (ex E.ON)
Effectif 529 (en 2017)
SIREN 399 361 468

Chiffre d'affaires 714 781 100 € en 2017
Résultat net -201 515 200 € en 2016 (perte)

-28 626 600 € en 2017 (perte)

Uniper France Power (ex « E.ON France - Snet » et ex « Société nationale d'électricité et de thermique ») est une entreprise française productrice d'électricité[1].

Avec EDF, Uniper France, filiale de l'allemand Uniper, est l'autre exploitant des tranches charbon dans l'Hexagone, à Saint-Avold (Moselle) et Gardanne (Bouches-du-Rhône), avec une puissance installée de 1 200 mégawatts — sur les 3 000 mégawatts encore en service dans l'Hexagone[2],[3].

Sommaire

HistoireModifier

Héritière de centrales thermiques des Charbonnages de France, la Société nationale d'électricité et de thermique (Snet) dispose à sa création d'une puissance installée de 2,4 GW (soit environ 2 % de celle d'EDF).

La Snet se positionne comme concurrente d'EDF dès l'ouverture du marché français de l'électricité aux clients éligibles en 1999. Ceci s'explique par la volonté de l'État de stimuler une concurrence entre tous les acteurs du secteur de l'électricité[a], en pleine libéralisation économique.

En , le contrôle de la société passe aux mains d'Endesa, premier producteur d'électricité en Espagne, qui s'assure ainsi un accès au marché français.

En 2008[4], la Snet est vendue au groupe allemand E.ON et prend le nom d’E.ON France - Snet qui emploie plus de 850 personnes[5]. Elle évolue en construisant des cycles combinés gaz, dont les deux premiers en France sur le site de Saint-Avold (centrale Émile-Huchet).

En vertu de la directive européenne 2001/80/CE sur les grandes installations de combustion (GIC) qui limite au le fonctionnement de ces installations si elles ne sont pas équipées d’un dispositif destiné à abaisser les émissions de polluants (NOx en particulier), E.ON France - Snet arrête plusieurs tranches thermiques charbon[6] :

  • Hornaing 3 a été arrêtée le  ;
  • Lucy 3 le  ;
  • Émile-Huchet 4 qui utilise la technologie du lit fluidisé circulant (LFC) qui n’autorise pas la flexibilité exigée aujourd’hui par le marché ;
  • Provence 4 est convertie à la biomasse ;
  • la tranche CEH4 est arrêtée en 2015.

En revanche, deux tranches thermiques charbon de 595 MW (Provence 5 et Émile-Huchet 6) sont mises aux normes en 2007 grâce à des équipements permettant le traitement des fumées (DeSOx-DeNOx) et sont pérennisées au-delà de 2025. Ces unités ont produit plus de 4 500 GWh en 2013. Les deux unités à cycles combinés gaz (CCGT) mises en service en 2010 sur la centrale Émile-Huchet en Lorraine, d’une capacité installée totale de 828 MW, ont produit plus de 1 900 GWh en 2013.

E.ON France - Snet décide, faute de repreneur, de fermer la tranche Émile-Huchet 4, un mois après avoir annoncé sa mise en vente ; cette tranche, déjà arrêtée depuis 2013, n'aura fonctionné que quinze ans[7].

Lors de la création d’Uniper par scission d’E.ON en 2016, E.ON France - Snet change de nom pour prendre celui de Uniper France Power.

Fin 2018 le milliardaire tchèque Daniel Kretínský se propose de racheter les deux sites de production[8]. Cet achat se ferait par l’entreprise « Energetický a průmyslový holding » (EPH)[9]. Il s'agit du milliardaire tchèque qui a pris une participation dans le quotidien Le Monde et qui est également à la tête d'un empire des médias dans son pays.

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. L'État est néanmoins actionnaire majoritaire de toutes les entreprises de ce secteur.

RéférencesModifier

  1. « Uniper France Power à Colombes (92700), bilan gratuit 2017 (399361468) », sur societe.com (consulté le 24 février 2019).
  2. « Luc Poyer: La sortie du charbon en France, un enjeu à 5 milliards d'euros », sur lefigaro.fr, (consulté le 24 février 2019).
  3. « Les quarante heures dans les mines de charbon sous le Front populaire », La Nouvelle Revue du travail, no 7,‎ (ISSN 2263-8989, DOI 10.4000/nrt.2361, lire en ligne).
  4. (en) « Communiqué de presse (lien brisé, cliquer sur « archive du… ») » [archive du ] [PDF], sur eon-france.com, Snet, (consulté le 28 février 2019).
  5. Romandie, Plan social chez EON : le Comité central d'entreprise saisit la justice, Romandie et AFP 01 mars 2013
  6. « Nos sites de production en France (lien brisé, cliquer sur « archive du… ») » [archive du ], sur eon.fr, E.ON France (consulté le 28 février 2019).
  7. Carling : E.ON ferme la tranche 4 de la centrale, Les Échos, 24 février 2015.
  8. Veronique Le Billon, « Charbon : l'État et EDF jouent la montre », sur lesechos.fr, (consulté le 24 février 2019).
  9. « France : le milliardaire tchèque Kretinsky en négociations pour acheter des centrales à charbon », sur lefigaro.fr, (consulté le 24 février 2019).

AnnexesModifier