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Uniper
logo de Uniper

Création Voir et modifier les données sur Wikidata
Fondateurs E.ON SEVoir et modifier les données sur Wikidata
Forme juridique Société européenne[1]Voir et modifier les données sur Wikidata
Action Bourse de Francfort (UN01)[2]Voir et modifier les données sur Wikidata
Siège social DüsseldorfVoir et modifier les données sur Wikidata
Actionnaires Fortum (49,99 pourcentage)[1], Elliott International (d) (8,89 pourcentage) et Cornwall (d) (5 pourcentage)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité Production d'électricitéVoir et modifier les données sur Wikidata
Filiales Barsebäck Kraft (d), Donau-Wasserkraft (d), Lubmin-Brandov Gastransport GmbH (d), Obere Donau Kraftwerke AG (d), OKG (en), Unipro (en), RMD (d), E.ON Sverige (en) et Uniper Kraftwerke (d)
Effectif 11 780 ()[1]Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web www.uniper.energyVoir et modifier les données sur Wikidata
Capitalisation 8 270 000 000 d’euro ()[1]Voir et modifier les données sur Wikidata
Chiffre d'affaires 78 176 000 000 d’euro ()[1]Voir et modifier les données sur Wikidata
Résultat net -492 000 000 euro ()[1]Voir et modifier les données sur Wikidata

Uniper est une entreprise allemande présente dans le secteur énergétique. Elle est issue en 2016, de la scission des activités d'énergie fossile d'E.ON. À sa création, Uniper compte quatorze mille salariés. Son siège social se trouve à Düsseldorf[3]. Son dirigeant est Klaus Schäfer.

HistoireModifier

La société est créée le . Le , Uniper est coté à la bourse de Francfort, 53% de son capital étant ouvert[4].

En mars 2017, OMV achète à Uniper une participation dans le gisement d'Oujno Rousskoie en Russie pour 1,75 milliard d'euros[5].

En septembre 2017, Fortum annonce le lancement d'une offre d'acquisition sur Uniper pour 8,05 milliards d'euros[6], effective en juin 2018[4].

Fin 2018, le groupe annonce qu'une partie de ses activités pourrait être rachetée.

En 2019 (début juillet) le rachat des activités françaises d'UNIPER par la holding EPH (Energetický a prumyslový holding a.s.) détenue par le milliardaire tchèque Daniel Kretinsky est confirmé[7] (ce dernier, âgé de 43 ans serait la 5e fortune tchèque ; en 2018 il est entré au capital du journal Le Monde et tente de racheter le géant de la distribution metro).
Deux centrales à charbon d'Uniper, à Gardanne (Bouches-du-Rhône) et Saint-Avold (Moselle), appelées à être fermées avant 2022 sont concernées. L'acheteur n'a pas expliqué quelle reconversion industrielle ou politique sociale il envisageait (certains, comme Cécile Marchand,des Amis de la Terre évoquent une centrale à biomasse, ou un simple achat stratégique pour se positionner en France afin d'y racheter d'autres activités)[7]. EPH se définit comme le 6e groupe d'énergie en Europe, avec 10 000 personnes en Tchéquie, Europe de l'Est, Italie, Allemagne et au Royaume-Uni.

En octobre 2019, Fortum annonce l'acquisition d'une participation de 20,5% dans Uniper, montant sa participation à 70,5 %[8].

ActivitéModifier

Uniper est présent dans la production d'énergie, les matières premières mondiales, le stockage d'énergie, les ventes d'énergie et de services d'ingénierie[3]. En 2018, elle exploite notamment deux centrales à charbon en France (la centrale Émile-Huchet à Saint-Avold et la centrale thermique de Provence à Gardanne), qui doivent être converties ou fermées avant 2022 alors qu'elles représentent 1 200 MW de capacité[9], et qu'elle vend au tchèque EPH en fin d'année[10].

L'entreprise exploite des usines pilotes sous tension à gaz à Falkenhagen et à Hambourg-Reitbrook, et la première station de ravitaillement en carburant GNL pour camions en Allemagne. Elle oeuvre principalement en Allemagne, où elle reste très présente sur le secteur de la production d'électricité à partir de charbon[11].

En 2019, en France métropolitaine, hors de ses centrales au charbon et au gaz, Uniper exploite des parcs éolien et solaires avec près de 500 employés (pour 12 000 dans le monde)[7].

CapitalModifier

La société est détenue a 49,99 % par le producteur finlandais d'énergie Fortum[12],[4].

RéférencesModifier

  1. a b c d e et f « https://ir.uniper.energy/download/companies/uniperag/Annual%20Reports/DE000UNSE018-JA-2018-EQ-E-00.pdf »
  2. « https://ir.uniper.energy/websites/uniper/German/1400/aktionaersstruktur.html » (consulté le 29 janvier 2017)
  3. a et b « Uniper », sur Zone Bourse
  4. a b et c Le Figaro.fr avec AFP, « E.on boucle la vente d'Uniper à Fortum », sur lefigaro.fr, (consulté le 5 novembre 2018).
  5. Gaz: OMV rachète une partie de gisement russe, Le Figaro, 6 mars 2017
  6. (en) Christoph Steitz et Jussi Rosendahl, « Fortum to launch $9.5 billion bid for German utility Uniper », sur Reuters,
  7. a b et c AFP (2019) EPH: le milliardaire tchèque Daniel Kretinsky reprend les activités françaises d'Uniper brève du 04 juillet
  8. Anne Kauranen et Christoph Steitz, « Finland's Fortum to gain control of Uniper in $2.5 billion deal », sur Reuters,
  9. Pauline Houede, « Charbon : l'allemand Uniper veut négocier pour fermer ses deux centrales françaises », sur lesechos.fr, (consulté le 5 novembre 2018).
  10. Denis Cosnard, « Le milliardaire tchèque Daniel Kretinsky achète deux centrales électriques en France », sur lemonde.fr, (consulté le 24 décembre 2018).
  11. Tom Käckenhoff et Markus Wacket, « Uniper défend Datteln 4 en plein débat sur le charbon », sur capital.fr, (consulté le 5 novembre 2018).
  12. « Fortum Oyj : obtient 47 % du capital d'Uniper, espère davantage », sur Zone Bourse, (consulté le 19 janvier 2018)