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Simone Téry

journaliste et romancière française
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Simone Téry
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Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 70 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
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Père
Mère
Conjoint
Juan Chabás (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour

Simone Téry, née le 28 janvier 1897, morte à Paris le 12 décembre 1967, était une journaliste et romancière française. Elle a notamment écrit pour L'Humanité et pour l'hebdomadaire du Front populaire Vendredi.

Sommaire

BiographieModifier

Fille de la journaliste de gauche Andrée Viollis et du patron de presse Gustave Téry, directeur du journal L'Œuvre, elle fait des études de lettres. Licenciée de philosophie, reçue première à l'agrégation de lettres en 1919, elle enseigne deux ans au lycée de Rabat (Maroc) avant de s'orienter vers le journalisme. Elle débute en 1920 par des reportages en Irlande où son père l'envoie. Brouillée avec lui (il meurt en 1928) et indépendante, elle travaille ensuite comme reporter pour les journaux Le Quotidien, Le Petit Parisien, puis après 1935 pour L'Humanité. Elle est de l'équipe de direction de l'hebdomadaire Vendredi[1] et écrit aussi pour Regards, Messidor, notamment des reportages du côté républicain pendant la Guerre civile espagnole. Elle avait adhéré au PCF, à la suite d'une visite en Union soviétique, en 1935[2].

Ses voyages en Irlande, et les connaissances qu'elle en tire lui inspirent deux ouvrages. Elle ne cesse alors de mener de front écriture journalistique, romans et ouvrages adossés à ses voyages et ses reportages en Chine, au Japon, aux États-Unis d'Amérique, en Allemagne, en URSS, en Espagne. En 1935, elle entretient une liaison avec l'écrivain Paul Nizan, épisode qu'elle romancera dans un livre, Le Cœur volé (Denoël, 1937). Deux ans plus tard, alors qu'elle couvre la Guerre civile espagnole, elle rencontre et épouse l'intellectuel et militant de gauche Juan Chabás, membre de la Génération de 27. En 1939, ils émigrent en République dominicaine et, finalement, au Mexique[2]. Séparée de Chabás, Simone Téry revient en France, où elle reprend son travail de journaliste reporter à L'Humanité après la Seconde Guerre mondiale et d'auteure de livres, publiée par le réseau des éditions du Parti communiste.

Dans le contexte des durs affrontements de la Guerre froide, le 5 novembre 1948, elle participe à la dénonciation du ministre de l'Intérieur Jules Moch qui réprime le mouvement gréviste des mineurs : dans un billet intitulé « Les C.R.S.S », elle opposait le courage des mineurs et de leurs familles aux troupes du ministère de l'Intérieur, disant que « dès le premier jour, la population [les avait] appelés les C.R.S.S. et, le second jour, tout simplement les S.S. » (L'Humanité)[3].

Elle s'était aussi intéressée au sort des objecteurs de conscience[2].

ŒuvresModifier

  • En Irlande : De la Guerre d'indépendance à la Guerre Civile (1914-1923), reportage sur l'Irlande de 1923[4].
  • L'Île des bardes. Notes sur la littérature irlandaise contemporaine. Yeats, Synge, Joyce, Stephens (1925).
  • Fièvre Jaune, 1928. Impressions de son voyage de six mois en Chine.
  • Passagère, 1930.
  • Dernière édition spéciale, comédie en 3 actes, 1937.
  • Le Cœur volé, Denoël, 1938[5]
  • Front de la liberté : Espagne 1937–1938. Reportage sur la couverture de la Guerre d'Espagne qu'elle effectua en tant que journaliste, dédié aux volontaires français des Brigades internationales morts au combat (1938).
  • Où l'aube se lève. Roman autobiographique publié à New York en 1945 chez Brentano's.
  • La porte du soleil. Roman qui recrée l'ambiance de la Guerre civile espagnole, édité en 1948 par les éditions "d'hier et d'aujourd'hui" paris VIè
  • Ils se battent aux Thermopyles, 1948.
  • Du soleil plein le cœur. La vie merveilleuse de Danielle Casanova. Biographie de Danielle Casanova, 1949.
  • Le pays des vraies merveilles, 1949.
  • Une Française en Union soviétique. Son expérience en Union soviétique, 1952.
  • Beaux enfants qui n'hésitez pas, 1957.

Liens externesModifier

NotesModifier

  1. Sophie Coste et Dominique Carlat écrivent dans Lire Bove p. 263 (Presses universitaires de Lyon, 2003) : « Fondé en 1935 par A. Chamson, J. Guéhenno et A. Viollis, Vendredi fut le principal organe du Front populaire ».
  2. a b et c Nicole Racine, Anne Mathieu, Notice "Simone Téry", Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français (DBMOF).
  3. Christian Beuvain, « Jules Moch, couvert d'insultes », sur passerelle-production.u-bourgogne.fr (consulté le 13 août 2018).
  4. Compte-rendu du livre, par Henri Sée dans Les Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest (1925).
  5. Recensions dans la presse (1938-39).
  • Cet article est partiellement issu de l'article de Wikipédia en catalan intitulé « Simone Téry » et de sa traduction sur Wikilivres