Second Khaganat Turc

ancien pays de 682 à 744
Second Khaganat turc

682–744

Blason
Tamga du clan Ashina
Description de cette image, également commentée ci-après
Extension approximative du territoire du deuxième Khaganat turc, vers 720
Informations générales
Statut Khaganat
Capitale Ötüken (camp d'été)
Yarγan yurtï (camp d'hivers)[1]
Langue(s) Vieux turc (official)[2]
Religion Tengrisme (official)[3]
Histoire et événements
682 Fondation du Second Khaganat turc
744 Prise d'Ötüken par les ouïgour, qui décapitent Ozmish Qaghan, le dernier Khagan, puis envoient sa tête à la cour des Tang
Khagans
682 – 691 Elteriš Qaghan
691 – 716 Qapγan Qaghan
716 İnäl Qaghan
716 – 734 Bilgä Qaghan
744 Ozmıš Qaghan

Le Second Khaganat Turc (vieux turc : 𐱅𐰇𐰼𐰰:𐰃𐰠,[4] chinois traditionnel : 後突厥 ; pinyin : Hòu Tūjué, identifié comme étant le Pays du Turc Bilge Qaghan (vieux turc : 𐱅𐰇𐰼𐰝:𐰋𐰃𐰠𐰏𐰀:𐰴𐰍𐰣:𐰃𐰠𐰭𐰀) dans les inscriptions de Tonyukuk)[5] est un khaganat d'Asie centrale et orientale fondé par le clan Ashina des Göktürks qui existe de 682 a 744. Il s'étend sur les terres contrôlées précédemment par le Khaganat turc oriental (552-630) et le Protectorat Général pour Pacifier le Nord de la dynastie Tang. Le deuxième Khaganat[6],[7],[8] est centré sur Ötüken, situé dans le cours supérieur de la rivière Orkhon. Il est finalement vaincu et remplacé par un de ses vassaux, la confédération Toquz Oghuz, qui devient le Khaganat ouïgour.

Origines modifier

En 679, soit quelques décennies après la chute du Khaganat turc oriental (630), Ashina Nishufu est nommé Khagan par l'empereur Tang. Son rôle est de gouverner les Turc au nom de la dynastie Tang, mais se il révolte rapidement contre ces derniers[9]. En 680, il est vaincu par Pei Xingjian et, peu de temps après, il est tué par ses hommes[9]. Après la mort de Nishufu, c'est Ashina Funian, un autre descendant du clan royal des turcs orientaux, qui est nommé Khagan a sa place. mais comme son prédécesseur, il se rebelle contre les Tang[10]. Dans un premier temps, il remporte quelques victoires contre les Chinois; mais, dans un second temps, les Turcs sont une fois de plus vaincus par Pei Xiangjin[10]. Capturé à la suite de sa défaite, Ashina Funian et 53 autres Göktürks sont exécutés publiquement a Chang'an, le 5 décembre 681[11],[12].

Le soulèvement de 679-681 est donc un échec, qui ne décourage pas pour autant les Turcs dans leur volonté de se débarrasser de la tutelle des tang. En 682, Ashina Qutlugh devient leur nouveau Khagan, sous le nom d'Ilterish Qaghan. Qutlugh décide de se replier dans le désert de Gobi. Une fois établis dans les monts Yin, Qutlugh, son frère Bögü-chor et son plus proche compagnon d'armes Tonyukuk réussissent à gagner le soutien de la plupart des Turcs et mènent avec succès des opérations militaires contre les forces impériales dans le Shanxi, entre 682 et 687. Selon Tonyukuk, cette révolte contre les Tang et la volonté d'installer un Khagan sur le trône sont une action légitime; la déposition et la mort de Nishufu étant une faute du peuple Turc, qui l'a conduit a être de nouveau soumis à la dynastie Tang[13]

En 687, Ilterish Qaghan quitte les monts Yin et entreprend la conquête du cœur du territoire Turc de l'époque, soit les actuelles Mongolie centrale et septentrionale. Entre 687 et 691, les Ouïghours de la Toquz Oghuz, qui occupent alors ces territoires, sont mis en déroute et soumis. Leur chef, Abuz Kaghan, meurt au combat. Le cœur du deuxième Khaganat turc se déplace alors vers les monts Otuken et les rivières Orkhon, Selenga et Tola[14].

Montée en puissance modifier

En 691, Ilterish Qaghan meurt et est remplacé par son jeune frère, qui prend le titre de Qapaghan Qaghan. En 696-697, Qapaghan subjugue les Khitans et scelle une alliance avec les Kumo Xi, un peuple connu sous le nom de Tatabï dans les textes turcs. Grâce à ces renforts, il stoppe l'avancée des armées Tang vers le nord-est, dans les contreforts du Khingan, et sécurise la frontière orientale de son empire. Entre 698 et 701, les frontières nord et ouest du Khaganat correspondent aux chaînes de montagnes Tannou-Ola, Altaï et Tarbagataï. Après avoir vaincu le clan Bayirku en 706-707, les Turcs occupent des terres s'étendant du cours supérieur du Kerülen jusqu'au lac Baïkal.

En 709-710, les turc soumettent l'Az et le Chik, traversent les monts Saïan, appelés Kögmen yïš dans les textes turcs, et infligent une défaite écrasante aux Kirghizes Ienisseï. Le souverain kirghize, Bars Beg, meurt lors des combat et ses descendants restent vassaux des Göktürks pendant plusieurs générations. En 711, les troupes turques, dirigées par Tonyukuk, traversent les monts de l'Altaï, affrontent l'armée des Türgesh en Dzoungarie, sur les rives de la rivière Boluchu et remportent une victoire éclatante. Les troupes de Tonyukuk traversent le Syr-Daria à la poursuite des Türgesh qui battent en retraite, jusqu'à la frontière du Tokharistan. Cependant, lors des batailles avec les Arabes près de Samarcande, les forces turques sont coupées de leurs approvisionnements et subissent des pertes considérables. À la suite de cette défaite, les troupes turques ont du mal à retourner dans l'Altaï, en 713-714. Là, ils renforce l'armée qui se prépare à assiéger Beshbalik. Le siège s'enlise et, après avoir été vaincus lors de six escarmouches, les Turcs le lèvent et se replient[15].

Crise modifier

 
Buste de Kul Tigin (684–731), prince du Second Khaganat Turc, trouvé a Khashaat, Arkhangai, vallée de l'Orkhon. Musée national de Mongolie.

En 716, Qapaghan Qaghan meurt au combat, lors d'une campagne contre l'alliance Toquz Oghuz, qui c'est rebellée contre son pouvoir[16]. C'est son fils Inel Qaghan (716) qui monte alors sur le trône[16].

Hors, selon certains auteurs, cette accession au pouvoir viole la coutume qui régit la succession des Khagan, suivant laquelle le pouvoir doit revenir aux frères cadets du défunt; avant de passer a ses fils. Qapaghan Qaghan étant le frère cadet de son prédécesseur, Ilterish Qaghan; suivant la coutume le trône aurait du revenir au fils d'Ilterish et non au fils de Qapaghan[17],[18]. Inel et ses partisans sont tués par Kul Tigin, fils cadet d'Ilterish qui bénéficie du soutien de nombreuses familles turques. Kull installent ensuite sur le trône Bilge Qaghan, le fils ainé d'Ilterish, qui règne de 716 à 734[19]. A coté de cette version, d'autres auteurs traitent l'affaire comme un simple coup d'État, sans aucune mention des règles de succession[17],[18].

Dans tous les cas, Bilge Qaghan monte sur le trône à une époque où l'empire fondé par son père est sur le point de s'effondrer. Les territoires occidentaux de l'empire font définitivement sécession, et immédiatement après la mort de Qapagan, le chef Türgesh Suluk se proclame Kaghan. Les Kitan et les Tatabi refusent de payer tribut, la révolte des Toquz Oghuz continue et les différents clans Turcs eux-mêmes commencent à se rebeller. Se sentant incapable de contrôler la situation, Bilge Kaghan commence par vouloir offrit le trône à son frère, Kul Tigin. Ce dernier refuse et préfère assumer le titre de Shad, soit l'équivalent de commandant-en-chef de l'armée. Tonyukuk, toujours en vie au moment des faits et qui jouit d'une grande autorité parmi les tribus, devient le plus proche conseiller du nouveau kaghan[18].

Le nouveau Khagan et ses conseillers mènent une série de batailles sanglantes contre les Tokuz Oghuz et les Tokuz Tatar, qui se situent le long de la Kerülen, et les Karlouks. S'ils n'arrivent pas a faire revenir les Turcs occidentaux dans le giron du Khaganat, ils parviennent à sauvegarder l’unité de la partie de l'empire située autour de l’Orkhon[18].

En 718, sur les conseils de Tonyukuk, Bilge envoie une ambassade à Chang’an pour négocier la paix avec la Chine. Xuanzong refuse et déclare la guerre. Selon le plan Chinois, les Basmil, établis au nord du Tarim, et les Khitans, alliés des Tang, doivent prendre les Göktürks en tenaille par le sud-ouest. L’attaque, mal synchronisée, échoue. Pendant que les troupes de Tonyukuk écrasent les Basmil et prennent Bechbalik, les forces de Bilge ravagent la frontière chinoise dans la région qui correspond actuellement au Gansu, puis se retournent contre les Khitans, qui sont battus. La paix est conclue en 727, instituant des échanges commerciaux fructueux pour les Turcs; qui reçoivent 100 000 pièces de soie en échange d'un «hommage» de 30 chevaux[20].

L’hiver 723-724, très rigoureux, entraine la mort d'une grande partie du bétail des Göktürks. La guerre contre les Tokuz Oghuz et les Tokuz Tatar recommence au printemps suivant et Bilge doit mobiliser toutes ses forces pour réprimer l’insurrection. En 727, il refuse de s'allier aux Tibétains contre les Chinois, avec lesquels il vient juste de faire la paix. Sa sagesse est louée par Zhang Yue et, pour le remercier, les Chinois accordent aux Göktürks des privilèges commerciaux encore plus avantageux[20].

Déclin modifier

 
Extension approximative du territoire du deuxième Khaganat turc, vers 720.

Les décès de Tonyukuk en 726 et de Kul Tigin en 731 font disparaître les meilleurs conseillers de Bilge. À la mort de son frère Tigin, Bilge fait graver une épitaphe à sa gloire sur sa tombe dans la vallée de l'Orkhon, rédigée avec l'alphabet de l'Orkhon, le plus ancien témoignage daté de la littérature turque[18].

Bilge Kaghan meurt empoisonné par un de ses ministres[18] le [21]; mais, si l'on en croit les chroniques de l'époque, le poison agissant lentement, Bilge aurait eut le temps de tuer ses meurtriers avant de mourir.

C'est son fils aîné Yollig Khagan qui lui succède, qui sera ensuite remplacé par son frère Tengri Qaghan. Mais Tengri est jeune lorsqu'il monte sur le trône et c'est sa mère, Qutluğ Säbäg Qatun, qui devient la régente de fait. Cependant, aucun des deux n'as les moyens de gouverner, car ce sont deux gouverneurs qui détiennent véritablement le pouvoir : celui de l'Est et celui de l'Ouest. Säbäg décide de remédier a cette situation en faisant exécuter les deux gouverneurs. Mais si le gouverneur de l'Ouest est effectivement exécuté, Pan Kül Tigin, celui de l'Est se méfie et se révolte, tuant Tengri Qaghan en 742[22]. Après la mort de Tengri, l'empire commence à se désintégrer, le clan Ashina étant de moins en moins capable de faire face a ceux désirant renverser le pouvoir central. Si Pan Kül Tigin s'empare effectivement du pouvoir, il se retrouve a devoir faire face immédiatement a un soulèvement conjoint des Toquz Oghuz, des Karlouks et des Basmyls[23]. Vaincus par les révoltés, Pan Kül Tigin et ses partisans meurent dans les combats.

Défaite modifier

 
Diadème en or de Bilge Khagan provenant de la nécropole de Khoshoo Tsaidam.

Après avoir vaincu Tigin, puis ses alliés Karlouks et des Basmyls, Qullığ Boyla (chinois traditionnel : 骨力裴羅), le chef des Toquz Oghuz, prend le titre de Kutlug Bilge Kol Khagan (Khagan glorieux, sage et puissant), et se proclame dirigeant suprême de tous les Ouïghours. En 744, il s'empare d'Ötüken et décapite le dernier Khagan des Göktürk, Ozmish Qaghan, avant d'envoyer sa tête à la cour Tang[18]. En l’espace de quelques années, les Ouïghours prennent le contrôle de l’Asie intérieure et créent le Khaganat ouïghour.

Dans le même temps, Kulun Beg succède à son père Ozmish et prend la tête d'une partie de ce qu'il reste des Göktürks. Une partie seulement, car il est en concurrence avec Ashina Shi, du clan Basmyl, qui a également des prétentions au trône.

L'empereur Tang Xuanzong décide de détruire les dernières traces du khaganat turc et envoie une armée commandé par le général Wang Zhongsi attaquer Kulun. Pendant que les troupes chinoises se préparent, Ashina Shi est vaincu et destitué par Kutlug Bilge Kol Khagan. Lorsque Wang Zhongsi se met en marche, Beg est donc le dernier dirigeant Göktürk encore actif. Wang inflige une cuisante défaite au flanc oriental de l'armée turque dirigée par Apa Tarkhan, ce qui provoque la déroute de ses adversaires. Kulun Beg tente de s'échapper, mais il est arrêté par les Ouïghours et décapité en 745. La plupart des Göktürk s'enfuient pour rejoindre d'autres clans turcs, comme les Basmyl. Cependant, un groupe comprenant Qutluğ Säbäg Qatun, la veuve de Bilge Khagan et la fille de Tonyukuk, se réfugie auprès de la dynastie Tang. L'empereur Tang la légitime en tant que princesse et elle est nommée dirigeante de son peuple[24].

Dirigeants du Second Khaganat Turc modifier

Khagans modifier

Khagan Dates de Règne Père,
Grand-Père
Titre

(Chinois)

Nom Personnel

(Chinois)

Ilterish Qaghan 682–692 Etmish Beg,
Inconnu
Xiédiēlìshī Kèhán 阿史那骨篤祿
Āshǐnà Gǔdǔlù
Qapaghan Qaghan 692–716 Etmish Beg,
Inconnu
Qiānshàn Kèhán 阿史那默啜
Āshǐnà Mòchuài
Inel Qaghan 716–717 Qapaghan Qaghan,
Etmish Beg
Tàxī Kèhán 阿史那匐俱
Āshǐnà Fújù
Bilge Qaghan 717–734 Ilterish Qaghan,
Etmish Beg
Píjiā Kèhán 阿史那默棘連
Āshǐnà Mòjílián
Yollıg Khagan 734–739 Bilge Qaghan,
Ilterish Qaghan
Yīrán Kèhán 阿史那伊然
Āshǐnà Yīrán
Tengri Qaghan 739–741 Bilge Qaghan,
Ilterish Qaghan
Dēnglì Kèhán 阿史那骨咄
Āshǐnà Gǔduō
Ozmish Qaghan 742–744 Pan Kul Tigin,
Ashina Duoxifu
Wūsūmǐshī Kèhán 阿史那乌苏米施
Āshǐnà Wūsūmǐshī

Interrègne (741-745) modifier

Khagan Dates de Règne Père,
Grand-Père
Titre

(Chinois)

Nom Personnel

(Chinois)

Kutluk Yabgu Khagan
(usurpateur)
741–742 inconnu
(non affilié au clan Ashina)
?/? Gǔduō Yèhù
Ashina Shi
(prétendant, dirigeant des Basmyl)
742–744 Uti beg,
Ashina Duoxifu
Hèlà Píjiā Kèhán Yīdiēyīshī
Kulun Beg
(prétendant)
744–745 Özmiş Khagan,
Pan Kul Tigin
Báiméi Kèhán Ashina Gulongfu
prétendants tardifs

Structures politiques et sociales modifier

Fragments de soie peints, représentant des hommes en armure et provenant d'un temple manichéen près de Qocho. Turc, VIIIe siècle ou IXe siècle de notre ère. Musée de l'art asiatique, Berlin[26].

Pendant le règne d'Ilterish Qaghan, la structure traditionnelle de l'État turc, mise a mal par la conquête des Tang, est restaurée. L'empire créé par Ilterish et ses successeurs est une union territoriale de clans et de groupes claniques ethniquement liés et hiérarchiquement coordonnés. Ils sont idéologiquement liés par des croyances communes et des généalogies reconnues comme étant exactes par les membres de la société. Politiquement, ils sont unis par une organisation militaire et administrative (el) et des normes juridiques (törü) communes. L'organisation clanique (bodun) et la structure politique (el) se complètent, définissant la force et la durabilité des liens sociaux. Selon les inscriptions turques, le khan contrôle l'État et est le chef du groupe clanique (el tutup bodunïm bašladïm). Le groupe principal de l'empire est composé de douze clans turcs, dirigées par le clan des Ashina dont est issu la dynastie régnante[27]. Le groupe des Toquz Oghuz vient juste après les 12 clans Turcs en terme d'importance politique[28].

Economie modifier

La base de l'économie du Khaganat est l'élevage nomade. La chasse organisée dans les steppes et les montagnes a une importance militaire aussi bien qu'économique, car c'est lors de ces chasses que les guerriers s'entraînent et les différents détachements sont coordonnés. Un chroniqueur chinois décrit ainsi l'économie et le mode de vie des Turcs: «Ils vivent dans des tentes en feutre et errent au gré de l'eau et de l'herbe». Les chevaux sont d'une importance vitale pour les Turcs. Bien que l'économie repose sur l'élevage du bétail, il n'y a pas de stockage des aliments d'hiver pour le bétail. L'avantage du cheval est qu'il peut rester dans l'herbe toute l'année et se nourrir même sous une légère couche de neige. Moutons et chèvres suivent les chevaux, mangeant l'herbe qu'eux-mêmes n'auraient pas pu déneiger. Les taureaux, les yaks et les chameaux sont également fréquemment mentionnés dans les textes turcs comme éléments précieux du bétail[29].

Religion modifier

Le tengrisme est la religion officielle du deuxième Khaganat turc. Les Khagans pensent que la famille dirigeante Ashina a acquis sa légitimité «grâce au soutien de Tengri[30]». Des sources chinoises affirment que Bilge a voulut se convertir au bouddhisme et fonder des villes et des temples. Cependant, Tonyukuk l'en décourage, en soulignant que leur mode de vie nomade est ce qui fait du Khaganat une plus grande puissance militaire par rapport à la dynastie Tang, grâce à la mobilité qui en découle[31]. De plus, la conversion au bouddhisme risque de répandre le pacifisme au sein de la population. Par conséquent, s’en tenir au Tengrisme est nécessaire pour la survie de Khaganat[32],[33].

Relations internationales modifier

Dynastie Tang modifier

Inscriptions de l'Orkhon modifier

« Pendant mon règne, je me suis réconcilié avec le peuple chinois. Le peuple chinois, qui donne en abondance de l'or, de l'argent, du mil et de la soie, a toujours utilisé des paroles complaisantes et dispose de richesses énervantes. Tout en les piégeant par leurs discours insinuants et leurs richesses énervantes, ils ont rapproché les peuples lointains d'eux-mêmes. Mais après nous être installés près d'eux, nous sommes venus constater leur ruse[34]. »

Sogdiane modifier

Qapaghan Qaghan organise un raid contre la Sogdiane, dont il revient avec un butin composé de chameaux, de femmes, d'argent et d'or[35].

Inscriptions de Bain Tsokto modifier

« Tout le peuple sogdien mené par Asuk est venu et a obéi. À cette époque, le peuple turc s'étendait jusqu'aux Portes de Fer[36].

vieux turc : 𐰦𐰀:𐰘𐰼𐰝𐰃:𐰽𐰀:𐰉𐰽𐰞𐰍𐰺𐰆:𐰺𐰑𐰴:𐰉𐰆𐰑𐰣:𐰸𐰆𐰯:𐰚𐰠𐱅𐰃:𐰆𐰞:𐰚𐰇𐰤𐱅𐰀:𐱅𐰏𐱅𐰃:𐱅𐰇𐰼𐰝:𐰉𐰆𐰑𐰣:𐱅𐰢𐰼:𐰴𐰯𐰍𐰴𐰀:𐱅𐰃𐰤𐰾𐰃:𐰆𐰍𐰞𐰃 »

Œuvres d'art et artisanat modifier

 
Soldat Turc en armure, Shorchuk, Xinjiang, 8eme siécle[37].

De nombreux objets en or et en argent ont été découvert lors des fouilles des tombes des dirigeants du deuxième Khaganat turc.

Notes et références modifier

  1. Sur la base d'inscriptions runiques rédigées en Vieux turc, récemment découverte dans les monts Ulaanchuluut (Montagne Rouge) en Mongolie centrale, lors de la "Mongol-Japanese International Epigraphical Expedition" en août 2018, Osawa Takashi
  2. David Prager Branner, (2006), The Chinese Rime Tables: Linguistic philosophy and historical-comparative phonology
  3. Empires, Diplomacy, and Frontiers. (2018). In N. Di Cosmo & M. Maas (Eds.), Empires and Exchanges in Eurasian Late Antiquity: Rome, China, Iran, and the Steppe, ca. 250–750 (pp. 269-418). Cambridge: Cambridge University Press.
    "...some scholars see this practice as amounting to a state religion, “Tengrism,” in which the ruling Ashina family gained legitimacy through its support from Tengri."
  4. Sigfried J. de Laet, Ahmad Hasan Dani, Jose Luis Lorenzo, Richard B. Nunoo Routledge, 1994, History of Humanity, p. 56
  5. Aydın (2017), p. 119
  6. Elena Vladimirovna Boĭkova, R. B. Rybakov, Kinship in the Altaic World: Proceedings of the 48th Permanent International Altaistic Conference, Moscow 10–15 July 2005, Otto Harrassowitz Verlag, 2006, (ISBN 978-3-447-05416-4), p. 225.
  7. Anatoly Michailovich Khazanov, Nomads and the Outside World, Univ of Wisconsin Press, 1984, (ISBN 978-0-299-14284-1), p. 256.
  8. András Róna-Tas, An introduction to Turkology, Universitas Szegediensis de Attila József Nominata, 1991, p. 29.
  9. a et b Sima Guang, Zizhi Tongjian, Vol. 202 (zh)
  10. a et b (en) Yihong Pan, Son of Heaven and Heavenly Qaghan: Sui-Tang China and Its Neighbors, Bellingham, WA, Center for East Asian Studies, Western Washington University, (ISBN 9780914584209), « Chapter 8: China, the Second Turkish Empire and the Western Turks, 679-755 », p. 262
  11. (tr) Tuba Yalinkiliç, « Bir Dönemin İki Farklı Anlatımı - Kül Tigin Yazıtının Çince ve Türkçe Metinlerinin Karşılaştırması », Uluslararası Türkçe Edebiyat Kültür Eğitim (TEKE) Dergisi, vol. 2, no 4,‎ , p. 27–47 (ISSN 2147-0146, DOI 10.7884/teke.254  , lire en ligne)
  12. Marcel Erdal et Chen Hao 陳浩, « The Khocho Toñukuk Tradition in Runiform, Uyghur and Chinese Sources // 探討高昌突厥石碑和維吾爾語、中文文獻上的暾欲谷記 », Central Asiatic Journal, vol. 60, nos 1–2,‎ , p. 109–117 (ISSN 0008-9192, DOI 10.13173/centasiaj.60.1-2.0109, JSTOR 10.13173/centasiaj.60.1-2.0109)
  13. Mihaly Dobrovits, TEXTOLOGICAL STRUCTURE AND POLITICAL OF THE OLD TURKIC RUNIC INSCRIPTIONS, p. 151
  14. Barfield, Thomas J. The Perilous Frontier: Nomadic Empires and China. Cambridge, Mass.: B. Blackwell, 1989. Print.
  15. Klyashtorny, 1964, pp. 35–40.
  16. a et b Ancien Livre des Tang, Vol. 194-I
  17. a et b S.G. Klashtorny dans History of Civilizations in Central Asia, vol III, page 339
  18. a b c d e f et g René Grousset "L’empire des steppes, Attila, Gengis-Khan, Tamerlan"
  19. Liu 2006, p. 330-331
  20. a et b Boris Abramovich Litvinovskiĭ
  21. Jean Réville Revue de l'histoire des religions, Volumes 195-197 Librairie Ernest Leroux, 1979
  22. Taşağıl. p. 356-357. Notez que les dates des régnes des khagans varient selon les sources. 741 est la date retenue par Baumer.
  23. Sinor 1990, p. 317–342.
  24. L.M. Gumilev, (2002), Eski Türkler, translation: Ahsen Batur, (ISBN 975-7856-39-8), (OCLC 52822672), p. 441-564 (in Turkish)
  25. a et b Yu. Zuev (I︠U︡. A. Zuev) (2002) (ru), Early Türks: Essays on history and ideology (Rannie ti︠u︡rki: ocherki istorii i ideologii), Almaty, Daik-Press, p.233.
  26. Patryk (Siedlce University, Poland) SKUPNIEWICZ, Crowns, hats, turbans and helmets.The headgear in Iranian history volume I: Pre-Islamic Period, Siedlce-Tehran, K. Maksymiuk & G. Karamian, (lire en ligne), p. 253
  27. Czeglédy, 1972, pp. 275–81.
  28. Czeglédy, 1982, pp. 89–93.
  29. D. Sinor and S. G. Klyashtorny, The Türk Empire, p. 338
  30. Empires, Diplomacy, and Frontiers. (2018). In N. Di Cosmo & M. Maas (Eds.), Empires and Exchanges in Eurasian Late Antiquity: Rome, China, Iran, and the Steppe, ca. 250–750 (pp. 269-418).
  31. Denis Sinor (ed.), The Cambridge History of Early Inner Asia, vol.1, Cambridge University Press, 1990, (ISBN 978-0-521-24304-9), 312–313.
  32. Wenxian Tongkao, 2693a
  33. Ercilasun 2016, pp. 295-296
  34. Ross, E. (1930). The Orkhon Inscriptions: Being a Translation of Professor Vilhelm Thomsen's final Danish rendering. Bulletin of the School of Oriental and African Studies, 5(4), 861-876.
  35. Tekin, 1968, 289
  36. Lucie Šmahelová, (1958), Kül-Tegin monument. Turkic Khaganate and research of the First Czechoslovak-Mongolian expedition in Khöshöö Tsaidam 1958, p. 100
  37. (en) Reza Karamian G, Kaveh Farrokh, Ilkka Syvänne, Adam Kubik, Marta Czerwieniec-Ivasyk et Katarzyna Maksymiuk, Crowns, hats, turbans and helmets The headgear in Iranian history volume I: Pre-Islamic Period Edited by Katarzyna Maksymiuk & Gholamreza Karamian Siedlce-Tehran 2017 (lire en ligne), p. 1252
  38. « National History Museum of Mongolia »,

Bibliographie modifier

Articles connexes modifier

Liens externes modifier