Le MS Sea Diamond (anciennement appelé Birka Princess) est un navire de croisière de la compagnie maltaise Elona Maritime Ltd qui coule le , près des côtes de l'île de Santorin, dans les Cyclades. Il talonne un haut-fond, ce qui entraîne une voie d'eau et un lent naufrage.

Sea Diamond
illustration de Sea Diamond
À Stockholm en 2005

Autres noms Birka Princess
Freja
Type Navire de croisière
Histoire
Chantier naval Valmet, Helsinki
Quille posée 1984
Lancement 1985
Mise en service 1986
Statut Naufrage le
Équipage
Équipage 391
Caractéristiques techniques
Longueur 142,9 m
Maître-bau 24,7 m
Tirant d'eau 6,15 m
Déplacement 10 536 tonnes
Tonnage 22 412 tjb
Propulsion 4 Diesel Wärtsilä-Vasa 12V32
Vitesse 22 nœuds (40,7 km/h)
Caractéristiques commerciales
Pont 10 ponts passagers
Passagers 1 537
Carrière
Propriétaire Birka Line (en)
Armateur Louis Cruise Lines
Pavillon Drapeau de la Grèce Grèce
Port d'attache Le Pirée
IMO 8406731

Historique

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Le Sea Diamond lors de son naufrage.

Le bateau est construit en Finlande pour une compagnie finlandaise et mis en service en 1986 sous le nom de Birka Princess pour des croisières en mer Baltique[1]. Il est entièrement rénové en 1999[1]. Il est acquis en 2006 par la compagnie chypriote Louis Cruise Lines[1], et effectue souvent des croisières dans les îles grecques. Au moment du naufrage, il appartient à la compagnie maltaise Elona Maritime Ltd enregistrée au Pirée[1].

Le navire comprend 584 cabines, 3 restaurants, divers bars, une boîte de nuit, plusieurs magasins, des salles pour les congrès et conférences, plusieurs piscines et un centre de remise en forme[réf. souhaitée].

Le jour du naufrage, le 5 avril 2007, il y a 1156 touristes et 391 membres d'équipage à bord. Il heurte un récif dans la caldeira de Santorin, ce qui provoque une voie d'eau, et coule le lendemain après un éloignement en zone plus profonde. Deux touristes, français, disparaissent lors de la catastrophe[2]. Leurs corps n'ont pas été retrouvés[3].

Le commandant du navire est condamné en 2013 à 12 ans de prison par la justice grecque[4].

Le carburant encore présent dans ses réservoirs constitue une menace écologique importante[5]. Le gouvernement grec demande son renflouement en 2017[2], mais son positionnement proche de la verticale en bord de falaise rend problématique les opérations[1].

Références

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  1. a b c d et e (en) « Flashback in maritime History - Sea Diamond sinking at Santorini 5 April 2007 », sur maritimecyprus.com, (consulté le )
  2. a et b « Santorin : Le gouvernement grec veut que l’épave du Sea Diamond soit renflouée », sur meretmarine.com, (consulté le )
  3. Thomas Vampouille, « Cinq ans avant le Concordia, le drame du Sea Diamond », sur lefigaro.fr, (consulté le )
  4. « Naufrage de Santorin : 12 ans de prison pour le commandant du paquebot "Sea Diamond" », sur lemarin.ouest-france.fr, (consulté le )
  5. (en) « Santorini shipwreck a ticking eco bomb, experts warn nine years on », sur ekathimerini.com, (consulté le )