Ouvrir le menu principal

SNCAC NC.900
Vue de l'avion.
NC.900 n° 62 conservé au Musée de l'Air et de l'Espace du Bourget

Constructeur Drapeau : France SNCAC
Rôle Avion de chasse
Statut retiré du service
Premier vol
Mise en service
Date de retrait
Coût unitaire 1,5 million de francs
Nombre construits 70
Équipage
1 pilote
Motorisation
Moteur BMW 801D-2
Nombre 1
Type Moteur en étoile
Puissance unitaire 1 730 ch
Dimensions
vue en plan de l’avion
Envergure 10,51 m
Longueur 9,00 m
Hauteur 3,95 m
Surface alaire 18,30 m2
Masses
À vide 3 470 kg
Maximale 4 900 kg
Performances
Vitesse maximale 690 km/h (Mach 0,60)
Plafond 10 300 m
Vitesse ascensionnelle 950 m/min
Rayon d'action 850 km
Armement
Interne 2 mitrailleuses MG 131 de 13 mm
4 canons MG 151/20 de 20 mm

Le SNCAC NC.900 est un avion militaire français de la fin de la Seconde Guerre mondiale et de l’immédiat après-guerre. C’était la version française de l’excellent chasseur Focke-Wulf Fw 190, qui avait été construit en France sous le contrôle de l'Allemagne nazie pendant la guerre.

Sommaire

ConceptionModifier

À la fin de l'année 1944, après la Libération de la France, un atelier de réparation souterrain de la Luftwaffe, totalement à l’abri des avions de reconnaissance et des bombardiers alliés, fut découvert à Cravant (Yonne)[1]. Plusieurs dizaines de Fw 190 A-5 et A-8, en cours de réparation, y avaient été abandonnés. Pour équiper l'armée de l'air renaissante, l'État français transforma cet atelier, l'intégra au sein de la Société nationale des constructions aéronautiques du Centre (SNCAC) sous le nom de Atelier Aéronautique de Cravant (AACR), et décida d'achever la construction d'une centaine de ces avions sous la désignation NC.900. La motivation était économique : chaque NC.900 revenait à seulement 1,5 million de francs de l'époque, au lieu de 12 millions pour l'achat d'un Spitfire britannique. La finition des fuselages et des voilures ne posa pas de grands problèmes. Par contre, les moteurs BMW 801 D2 avaient été sabotés de façon si parfaite que le constructeur Voisin, chargé de leur réparation, eut le plus grand mal à fournir des exemplaires fonctionnels.

EngagementsModifier

Le premier exemplaire fut terminé et décolla le . Après achèvement, les appareils étaient convoyés à Marignane au Centre d’Essais en vol (CEV) pour recevoir leur certificat de navigabilité.

L'avion fut mis en service au sein de l'escadrille Normandie Niémen à partir du , mais les pilotes du « Neu-Neu » se virent confrontés à de nombreuses pannes de moteur et accidents, probablement dus au sabotage minutieux par les ouvriers français des pièces produites sous contrôle allemand. De plus, les pilotes avaient des réticences à utiliser un appareil qu'ils avaient combattu pendant quatre ans sur le front de l'Est, et qui avait tué nombre de leurs camarades. Considéré comme un appareil dangereux, le NC.900 fut interdit de vol dès le . Le même jour, la production est stoppée à l’usine « à titre provisoire ». Elle ne reprendra jamais. En juin 1946, neuf appareils du « Normandie-Niemen » sont remis en état, mais la disponibilité ne s’améliore pas : entre le 1er et le , un seul avion arrive à voler 45 minutes.

Le , l’appareil est définitivement déclassé et rayé des inventaires. Tous les appareils sont ferraillés, sauf un (le n° 62) qui est cédé au Musée de l'Air et de l'Espace du Bourget, où il est exposé dans le hall 5 « Seconde Guerre mondiale ». Il est repeint aux couleurs allemandes pour figurer l’avion de l’Oberst (colonel) Josef Priller, Kommodore de la JG 26, un as allemand cumulant 101 victoires à la fin de la guerre, dont les deux tiers remportées sur Fw 190[2].

De même, en Indochine française, les Français renonceront rapidement à employer les chasseurs Nakajima Ki-43 Hayabusa (OSCAR dans le code américain) qu’ils avaient récupérés à la reddition des Japonais.

Notes et référencesModifier

BibliographieModifier

  • Jean-Yves Lorant et Jean-Bernard Frappé, Le Focke Wulf 190, Paris, Editions Larivière, coll. « Docavia », , 408 p..

Liens externesModifier

Voir aussiModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexesModifier

Aéronefs comparables