Ouvrir le menu principal

SOS Noronha

film sorti en 1957
(Redirigé depuis S.O.S. Noronha)
SOS Noronha
Réalisation Georges Rouquier
Scénario Pierre Boileau
Thomas Narcejac
d'après le roman de
Pierre Viré
Acteurs principaux
Sociétés de production U.G.C.
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Aventure
Durée 100 minutes
Sortie 1957

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

SOS Noronha est un film d'aventure français de Georges Rouquier sorti en 1957.

SynopsisModifier

Sur l'île brésilienne de Fernando de Noronha, en plein Atlantique, il y a une petite base servant d'escale aux hydravions de l'Aéropostale, mais aussi un pénitencier brésilien, où vient d'éclater une révolte qui menace la survie de quelques Français coupés du monde.

RésuméModifier

En 1930, sur l’île de Noronha, à quatre cents kilomètres des côtes du Brésil se trouve une station de radio française pour guider les avions de l'Aéropostale qui franchissent l'Atlantique vers Dakar, au Sénégal. Une nuit, Frédéric Coulibaud (Jean Marais), le chef de la station, découvre qu'un de ses opérateurs radio a été poignardé, que les émetteurs sont hors service et que le téléphone a été coupé. En revanche, la station reçoit toujours des messages qui lui apprennent qu'une révolution a éclaté au Brésil. Il est urgent de rétablir les liaisons radio car, ce jour-là, Jean Mermoz doit tenter pour la cinquante-troisième fois d'effectuer la liaison aéropostale Natal-Dakar à bord de son hydravion Latécoère 28.

Au pénitencier de l’île, les prisonniers politiques ont entraîné les « droits communs » à se révolter. Une mutinerie a éclaté. Les forçats déchaînés se sont rendus maîtres d’une grande partie de l’île. Tandis que Coulibaud s'emploie fébrilement à réparer les émetteurs, ses camarades Mastic (Daniel Ivernel) le mécanicien, Froment (Yves Massard) le météorologue et les opérateurs brésiliens Pratinho (José Lewgoy) et Miguel (Ruy Guerra), armés de fusils et de revolvers, se préparent à défendre la station coûte que coûte. Miguel, envoyé en reconnaissance, reviendra, exténué, avec des nouvelles alarmantes : les forçats se sont emparés d'un dépôt d'armes et de munitions.

Le gouverneur brésilien de Noronha (Mario Bernardi), sa femme, prostrée, et sa fille Vanja (Vanja Orico), ont fui la ville de San Fernando et se sont réfugiés à la station autour de laquelle une barricade est élevée. Les nouvelles de Mermoz sont mauvaises. Forcé d’amerrir, il lance un SOS de détresse. Coulibaud et son équipe doivent tenir pour renseigner Dakar, Paris, Natal et rester en liaison avec les bateaux patrouilleurs. Et c'est seulement lorsque le navire « Marseille » aura sauvé Mermoz que Coulibaud lancera son « S.O.S. Noronha » en vue de l'évacuation de l'île, conscient qu'il ne pourra pas contenir l'assaut imminent des insurgés. Dans la nuit, un bateau anglais prend à son bord les assiégés tandis que la station est mise à sac par les forçats.

Trois mois plus tard, Coulibaud, Froment et Mastic reviennent sur l’île de Noronha pour remettre la station en service.

Fiche techniqueModifier

DistributionModifier

Autour du filmModifier

- Grand réalisateur de documentaire, comme le célèbre Farrebique, aux accents lyriques et poétiques, Georges Rouquier, personnage atypique dans le cinéma français, ne réalisa que deux longs métrages de fiction. Le premier en 1954, Sang et Lumières, sur le monde de la corrida, avec Daniel Gélin et le second en 1957, S.O.S. Noronha. Rouquier a filmé cette histoire réelle dans un style proche du documentaire. L'impression d'authenticité est saisissante. Ce huis clos ne bénéficia pas d'un grand budget, mais la réalisation, celle d'un passionné, parvint à faire ressentir la tension liée aux évènements. Un beau film simple et captivant avec des images superbes. Un film à découvrir.

- Dans sa biographie de Jean Marais, Gilles Durieux dit : «S.O.S. Noronha, écrit par le fameux tandem Boileau et Narcejac, lorgnait vers le film d'aviation dont le cinéma américain, 'Howard Hawks en particulier, avait fait un genre en soi, en soulignant l'héroïsme quotidien des pilotes ordinaires. Dans S.O.S. Noronha, les héros "ordinaires" étaient de simples radios ou météorologues chargés de guider le grand Mermoz dans l'une de ses tentatives de traversée de l'Atlantique, de Natal - au Brésil - à Dakar, sur la côte africaine. Afin de corser l'affaire, mais aussi rendre hommage au professionnalisme de ces techniciens de base, les scénaristes avaient imaginé que sur la petite île brésilienne (Noronha) où était installée la station de l'Aéropostale, une révolte de forçats venait d'éclater. Une terrible révolte qui compliqua fortement le sauvetage de Jean Mermoz dont l'avion s'était abîmé en mer. A l'instar de certaines grandes stars du cinéma américain ayant mis leur talent au service du "film d'aviation", Jean Marais, en chef de poste bataillant pour remplir sa mission, semblait d'assez loin faire écho à John Garfield (Air Force) ou Cary Grant (Seuls les anges ont des ailes).»

Source : Gilles Durieux (préf. Jean-Charles Tacchella), Jean Marais - biographie , Flammarion, 2005 -   (ISBN 9782080684325)

- Remarque : Jean Marais avait déjà interprété le rôle d'un aviateur dans Aux yeux du souvenir le film de Jean Delannoy en 1948.

- Si le film a bien été tourné dans une île, ce n'est pas celle de Noronha, mais en Corse.

AccueilModifier

  • Box-office en France : 957 961 entrées[1]

RéférencesModifier

La mise en forme de cette section ne suit pas les recommandations concernant la typographie, les liens internes, etc. (septembre 2018). Découvrez comment la « wikifier ».
  1. « SOS Noronha », sur boxofficestory.com (consulté le 18 août 2016)

Liens externesModifier