Romanche grison

dialecte du romanche
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Le romanche grison (en romanche : rumantsch grischun) est une langue-toit de Suisse. C'est une forme artificielle, créée en 1982, qui sert de standard pour le romanche.

Le romanche se compose de cinq dialectes régionaux. Inventé par le linguiste Heinrich Schmid et introduit par la Ligue romanche (Lia rumantscha en 1982 pour donner au romanche une forme écrite commune, le romanche grison est fondé principalement sur trois dialectes : le sursilvan, le vallader et le surmiran (rm).

Le romanche grison est utilisé par le gouvernement suisse pour s'adresser aux locuteurs romanches. C'est la forme écrite de la langue romanche utilisée dans tous les documents officiels du canton des Grisons depuis 2001. Les médias l'utilisent également. C'est aussi la forme de la langue enseignée et promue dans presque toutes les écoles primaires des Grisons depuis 2010[1].

Remarque : le Dicziunari Rumantsch Grischun, fondé en 1904, n'est pas un dictionnaire de la langue définie ci-dessus, mais de l'ensemble du romanche des Grisons.

ControverseModifier

L'introduction de cette nouveauté suscite des débats qui expriment des avis partagés. Pour les uns le romanche grison assure la pérennité de la langue, selon d'autres elle la condamne. L'innovation est bien accueillie par les gouvernements fédéraux et cantonaux, car elle permet des économies. Par contre les populations des régions qui ont gardé un idiome local résistent. Par exemple l'Uniun dals Grischs en Haute-Engadine tient au Puter, l'une des cinq formes historiques du romanche, et dénonce l'artificialité[1].

ÉvaluationModifier

Sur mandat de l'Office fédéral de la culture, le Centre pour la démocratie d’Aarau questionne l'application des mesures de préservation du rhéto-romanche et de l'italien dans les Grisons. Le rapport note une réticence du canton des Grisons et craint que la langue disparaisse[2].

Notes et référencesModifier

  1. a et b Controverse autour du rumantsch grischun article Swissinfo du 16 août 2006, consulté le 28 décembre 2011.
  2. ATS, « Échec du romanche standard », Le Courrier,‎ , p. 8 (WWW.LECOURRIER.CH)

Articles connexesModifier