Roger Seydoux

diplomate français

Roger Seydoux, de son nom complet Roger Seydoux Fornier de Clausonne, né le à Paris et mort le dans la même ville[1],[2], est un diplomate français.

Roger Seydoux
Image dans Infobox.
Roger Seydoux reçu par Lamine Bey, en présence de Habib Bourguiba (1956).
Fonctions
Président
Fondation de France
-
Ambassadeur de France en Russie
-
Liste des représentants permanents de la France au Conseil de l'Atlantique Nord
-
Représentant permanent de la France aux Nations unies
-
Résident général de France en Tunisie
-
-
Directeur
École libre des sciences politiques
-
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 77 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Roger Seydoux Fornier de ClausonneVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Famille
Père
Mère
Mathilde Fornier de Clausonne (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
François Seydoux
René Seydoux (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Distinction

CarrièreModifier

Il est issu d'une famille de tradition protestante. Directeur de l'École libre des sciences politiques pendant la Seconde Guerre mondiale[3], Roger Seydoux négocie, avec André Siegfried et Jacques Chapsal, sa dissolution et sa transformation en Institut d'études politiques de Paris (IEP) en 1945. Il devient cette même année directeur de l'IEP et administrateur de la Fondation nationale des sciences politiques (FNSP). Désireux de réintégrer le corps diplomatique, il cède à Chapsal la direction de l'IEP en 1947, et l'administration de la FNSP en 1950.

Il est consul de France à New York (1950-1952), haut-commissaire de France en Tunisie[4] (1955-1956), directeur général des affaires culturelles et techniques au ministère des Affaires étrangères (1956-1960)[5], haut-commissaire de France au Maroc [6],[7] (1960-1962) puis ambassadeur de France en URSS (1968-1973).

De 1963 à 1967, il représente la France à l'Organisation des Nations unies[2], ce qui lui permet d'assurer à plusieurs reprises la présidence mensuelle du Conseil de sécurité. Il est ensuite représentant permanent de la France[2] au conseil de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord de 1967 à 1968. Il préside par ailleurs la Fondation de France de 1975 à 1983.

Il repose au cimetière du petit village de Saint-Ouen-le-Pin, comme nombre de membres de sa belle-famille, descendants de François Guizot.

FamilleModifier

Son père, Jacques Seydoux (1870-1929), est diplomate. Responsable du programme de guerre économique au sein du ministère français des Affaires étrangères, Jacques Seydoux devient, à l'issue de la Première Guerre mondiale, le directeur du service des affaires économiques au sein du ministère, puis sous-directeur des affaires politiques et commerciales du ministère[8].

Son frère François est également diplomate et occupe les fonctions de directeur des affaires européennes au ministère français des Affaires étrangères et d'ambassadeur de France en Autriche et en Allemagne de l'Ouest.

Il est l'époux de Jacqueline Doll, descendante de François Guizot et l'oncle des entrepreneurs Jérôme, Nicolas et Michel Seydoux.

Notes et référencesModifier

  1. (en) Wolfgang Saxon, « Roger Seydoux, french diplomat, dies at 77 », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le 29 août 2012).
  2. a b et c (en) Associated Press, « Roger Seydoux, former French ambassador », Evening Independent, no 209,‎ , p. 15 (lire en ligne, consulté le 29 août 2012).
  3. Marc Olivier Baruch, Servir l'État français : l'administration en France de 1940 à 1944, Paris, Fayard, (lire en ligne), p. 175.
  4. (en) Associated Press, « Bey of Tunis Said Ready to Name Prime Minister », Sarasota Herald-Tribune, no 346,‎ , p. 14 (lire en ligne, consulté le 29 août 2012).
  5. « M. Roger Seydoux est nommé directeur général des affaires culturelles au Ministère des Affaires étrangères », Le Monde,‎ (ISSN 0395-2037, lire en ligne, consulté le 17 mars 2021).
  6. « Décret du 29 septembre 1960 - M. Seydoux Fornier de Clausonne (en remplacement de M. Parodi) est nommé au Maroc », sur legifrance.gouv.fr, (consulté le 29 août 2012).
  7. « Décret du 29 juin 1962 - Ambassadeurs extraordinaires et plénipotentiaires », sur legifrance.gouv.fr, (consulté le 29 août 2012).
  8. Stanislas Jeannesson, Jacques Seydoux, diplomate (1870-1929), Paris, Presses de l'université Paris-Sorbonne, coll. « Mondes contemporains », , 400 p. (ISBN 978-2-84050-875-5, OCLC 828857772).

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