Ouvrir le menu principal

Roger Etchegaray

prélat catholique français
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Etchegaray.

Roger Etchegaray
Image illustrative de l’article Roger Etchegaray
Roger Etchegaray en 2012.
Biographie
Nom de naissance Roger Marie Elie Etchegaray
Naissance
Espelette (France)
Ordination sacerdotale par
Mgr Jean Saint-Pierre
Décès (à 96 ans)
Cambo-les-Bains (France)
Cardinal de l’Église catholique
Créé
cardinal
par le
pape Jean-Paul II
Titre cardinalice
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale par le
card. François Marty
Vice-doyen du Collège cardinalice
Président du Conseil pontifical « Cor unum »
Président du Conseil pontifical « Justice et Paix »
Prélat de la Mission de France
Archevêque de Marseille (France)
Évêque titulaire de Gemellae in Numidia
Évêque auxiliaire de Paris (France)
Autres fonctions
Fonction religieuse
Fonction laïque

Blason
(it) Notice sur www.vatican.va
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Roger Marie Élie Etchegaray, né le à Espelette et mort le à Cambo-les-Bains[1], est un cardinal français.

Originaire du Pays basque, il fut archevêque de Marseille de 1970 à 1985, avant d'être appelé à Rome par le pape Jean-Paul II qui lui a confié plusieurs postes importants au sein de la curie romaine.

BiographieModifier

PrêtreModifier

Ordonné le pour le diocèse de Bayonne dans sa paroisse natale[2], Saint-Étienne d'Espelette, ce jeune prêtre basque traversa sous le pontificat de Pie XII les aléas de l’après guerre, la réforme liturgique, la crise des prêtres ouvriers, la guerre d’Algérie dans l’ombre de Mgr Léon Terrier, l’évêque de Bayonne, avant de diriger le secrétariat de l’épiscopat français.

ÉvêqueModifier

Expert au concile Vatican II, Roger Etchegaray est nommé évêque auxiliaire de Paris le , puis archevêque de Marseille le . Le , dans le contexte des ratonnades à Grasse, Marseille et ailleurs, il appelle publiquement au calme[3].

Il est nommé prélat de la Mission de France le .

Il préside la Conférence des évêques de France de 1975 à 1981 ainsi que le Conseil des conférences épiscopales européennes de 1971 à 1979.

Il se retire de la mission de France le .

Le , il est nommé président des conseil pontificaux Justice et Paix et Cor Unum. Un an plus tard, le , il renonce à sa charge d'archevêque de Marseille pour se consacrer entièrement à la curie romaine.

CardinalModifier

Roger Etchegaray est créé cardinal par Jean-Paul II lors du consistoire du avec le titre de cardinal-prêtre de San Leone I, et dont il était l'ultime survivant. Il sera élevé au rang de cardinal-évêque de Porto-Santa Rufina le .

Pendant plus de vingt ans, il fut un des principaux collaborateurs du pape polonais. À la tête de deux dicastères — Justice et Paix et Cor Unum — il fut l’envoyé spécial de Jean-Paul II.

De 1979 à 2005, il a effectué des dizaines de voyages plus ou moins officiels, doublant souvent la diplomatie officielle du Saint-Siège. C’est lui qui fut envoyé chez Fidel Castro, au Rwanda en plein génocide, dans Jérusalem en crise, au cœur de la Chine communiste ou auprès de Saddam Hussein : le Saint-Siège, opposé à l'invasion de l'Irak de 2003 envoie le cardinal Etchegaray, auprès des autorités irakiennes pour les persuader de coopérer avec les Nations unies afin d'empêcher la guerre, sans succès[4],[5].

Il fut aussi le délégué spécial du pape pour l’organisation de la rencontre inter-religieuse d’Assise en 1986, et pour l’animation du Grand Jubilé de l’an 2000[6]. Il fut, avec le cardinal Ratzinger, un des principaux conseillers et confidents de Jean-Paul II tout au long de son long pontificat.

Il perd sa qualité d'électeur le jour de ses 80 ans le , c'est pourquoi il ne peut pas participer aux votes des conclaves de 2005 (élection de Benoît XVI) et de 2013 (élection de François).

Vice doyen du Sacré-collège (appelé aussi Collège des cardinaux) du 30 avril 2005 au 10 juin 2017, il est alors le numéro trois du Saint-Siège dans l'ordre de préséance, derrière le pape, et le cardinal Sodano, ancien secrétaire d'État, doyen du Collège des cardinaux.

Lors de la procession d'entrée de la messe de Noël célébrée en la basilique Saint-Pierre au Vatican le , le cardinal Etchegaray tomba et se fractura le col du fémur, pris dans la bousculade lors d'une tentative d'agression du pape Benoît XVI par une déséquilibrée. Il a été opéré à l'hôpital Gemelli à Rome[7] le 27 décembre 2009, avec succès, selon le Vatican.

Le , il reçoit la dignité de Grand-croix de la Légion d'honneur qui lui est remise par le Premier ministre français Manuel Valls[8], à Rome à la villa Bonaparte[9].

Il prend congé du pape François au mois de janvier 2017 pour pouvoir se retirer au Pays basque, dans une maison de retraite à Cambo-les-Bains[6].

Le , le pape François accepte sa demande de le décharger de l'office de vice-doyen du collège et approuve l'élection, faite par les cardinaux-évêques, du cardinal Giovanni Battista Re pour le remplacer[10].

À la mort du cardinal José de Jesús Pimiento Rodriguez le 3 septembre 2019, il devient le membre le plus âgé du collège cardinalice, mais il meurt le lendemain, le [11]. Son cardinalat a duré 40 ans et 66 jours (du 30 juin 1979 au 4 septembre 2019).

ObsèquesModifier

Les obsèques du cardinal Etchegaray ont été célébrées le 9 septembre 2019 en la cathédrale Sainte-Marie de Bayonne. Elles étaient présidées par le cardinal Dominique Mamberti et concélébrées par l'évêque de Bayonne, Mgr Marc Aillet en présence de plusieurs autres évêques et notamment de l'archevêque de Bordeaux, le cardinal Jean-Pierre Ricard et de l'archevêque de Lyon, le cardinal Philippe Barbarin. En fin d'après-midi, il a été inhumé dans le caveau familial, à Espelette, son village natal.

ŒuvresModifier

Autres fonctionsModifier

DistinctionsModifier

HommageModifier

Un buste en glaise du cardinal Etchegaray fut réalisé par le sculpteur Daniel Druet[12].

Notes et référencesModifier

  1. « Le cardinal Roger Etchegaray est décédé - Diocèse 64 Bayonne, Lescar et Oloron », sur diocese64.org (consulté le 4 septembre 2019).
  2. Pierre Puchulu, Les évêques originaires du diocèse de Bayonne depuis le concordat de 1801, Bulletin de la Société des sciences, lettres et arts de Bayonne, no 133, .
  3. L'appel au calme de Mgr Etchegaray, évêque de Marseille, extrait du JT du sur le site de l'INA.
  4. « Iraqi president meets Papal envoy Etchegaray », Irish Times,‎ (lire en ligne)
  5. (en) Declaration by Cardinal Roger Etchegaray Following his Meeting with Iraqi President Saddam Hussein, Holy See Press Office, (lire en ligne)
  6. a et b Claire Lesegretain, « Le cardinal Roger Etchegaray revient en France », sur la-croix.com, (consulté le 26 juillet 2018).
  7. « Agression du pape : le cardinal Etchegaray hospitalisé », Le Figaro, 25 décembre 2009.
  8. a et b Décret du 18 avril 2014 paru au Journal officiel le 20 avril 2014 (« Promotion de Pâques »). Le cardinal Etchegarray était depuis 2002 grand officier de la légion d'honneur.
  9. Radio Vatican, « La Grand-Croix de la Légion d'honneur remise au cardinal Etchegaray », sur fr.radiovaticana.va, .
  10. (it) Salle de presse du Saint-Siège, « Rinunce e nomine », sur press.vatican.va, (consulté le 10 juin 2017).
  11. [1], sur la-croix.com, 4 septembre 2019.
  12. Bustes sculptés par Daniel Druet.

Voir aussiModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier