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BiographieModifier

Après des études en agriculture (École d'agriculture d'Hyères (Var)), il entame son parcours professionnel chez « Dunand et Cie » où il se voit confier la gestion de deux propriétés à Valence (Drôme). C'est le début de son engagement dans l'import-export agricole.

En 1963, il crée avec onze autres agriculteurs la coopérative « Conserve-Gard » dotée d’une infrastructure industrielle (usine de fabrication de fruits au sirop) dans le but d’absorber la production fruitière du département[1],[2]. En effet, une problématique d’écoulement du fruit frais se posait à l’époque en raison de l’essor des plantations de vergers, rendues possibles par l’alimentation en eau du bassin languedocien par le canal d’irrigation du Bas-Rhône[3].

Il en fut le directeur général jusqu'en décembre 1988, mais également le PDG de la SA « Verjame » (raccourci des Vergers et Jardins de la Méditerranée), qui consacre l’union de « Conserve-Gard » et de « Conserveries St Mamet », l’autre coopérative régionale spécialiste du fruit au sirop. Cette époque marque un grand pas dans l’innovation[4],[5]et les modes de consommation avec notamment le développement des formats individuels.

En juillet 1978, il participe avec Jacques Blanc alors secrétaire d'État, à l'étude d'un élargissement de la Communauté économique européenne à l'Espagne, au Portugal et à la Grèce[6].

En 1979, il fait partie des entrepreneurs français sélectionnés pour rencontrer une délégation de dirigeants chinois conduite par Zhao Ziyang, ayant pour mission de créer des partenariats économiques et de développer le rôle des régions dont ils ont la charge[7]. La Chine s'intéresse de près aux progrès de la France dans le secteur agro-alimentaire[8]. En 1982, c'est une délégation Soviétique conduite par M. Koslov, Ministre des Fruits et légumes de l'URSS[9] qui s'intéresse à Conserve-Gard. Roger Bertreux insiste alors sur le caractère "made in France" de la plupart de ses machines et lignes complètes de production.

Durant sa carrière, il occupa diverses fonctions : administrateur de l'institut de développement des industries agro-alimentaires (IDIA), créé par Raymond Barre, administrateur du centre technique des conserves de produits agricoles (CTCPA) et expert technique de l'Oniflhor.

Fidèle de Raymond Barre[10], il est pressenti pour être nommé Ministre de l'Agriculture en cas de réélection de Valéry Giscard d'Estaing[11], mais avec la victoire de François Mitterrand en mai 1981, c'est Édith Cresson qui obtiendra finalement ce portefeuille.

En janvier 1985, il crée l'association française interprofessionnelle pour la transformation des fruits et légumes à destinations multiples (AFIDEM), dont il est le président, avec pour mission d'établir et de gérer les relations contractuelles entre producteurs et transformateurs de fruits et légumes à "destinations multiples" (confitures, compotes, fruits au sirop, jus de fruits, distillation, pulpes et purée de fruits, conserves et surgelés).

Il entend ainsi lutter contre les faiblesses des industries coopératives de fruits et légumes transformés (manque de rigueur dans la gestion, méconnaissance du marketing, recherche de l'assistanat) Selon ses mots, l'AFIDEM doit "insuffler une dynamique de recherche, d'accords entre les producteurs et les industriels, de façon à garantir la pérennité des exploitations, qu'elles soient agricoles, industrielles ou commerciales".

Détail des mandatsModifier

Sur le plan politique, il remplit les mandats suivants :

Ses deux principales contributions à la ville de Nîmes furent la rénovation de la Place d'Assas et la création du golf de Vacquerolles. Une rue du quartier de Vacquerolles porte ainsi son nom.

DécorationsModifier

Notes et référencesModifier

  1. Midi Libre, juillet 1967, divers articles en pleine page mettent l'accent sur l'ampleur de l'usine, qualifiée de "plus importante unité européenne de fabrication de fruits au sirop"
  2. Revue "Agriculture", novembre 1969, P. Rouveroux détaille en plusieurs pages la stratégie de R. Bertreux et les importants tonnages de fruits traités par Conserve-Gard
  3. Revue Bas-Rhône Languedoc de juin 1980
  4. Midi Libre, 6 août et 13 décembre 1981
  5. L'Express, 22-28 mars 1985, Portrait de "Neuf hommes efficaces" qui font l'économie du Sud-Ouest, dont Roger Bertreux
  6. Midi Libre, 29 juillet 1978, article pleine page sur ce face à face
  7. Le Monde, 25 mai 1979, A. Jacob, correspondant du Monde en région, revient sur l'enjeu politique de cette visite
  8. Midi Libre, 26 juin 1979
  9. Midi Libre, décembre 1982
  10. Midi Libre, 07 janvier 1987, J. Daudin signe un article en deux pages titré "Un élu, un économiste et un politique : Roger Bertreux". Il y décrit la "transformation politique" de l'industriel et son action pour la ville de Nîmes
  11. Le Paysan du Midi, 21 mai 1981
  12. L'Entreprise, no 11 avril 1986 p. 59 et 60, qui commente le basculement politique de l'entrepreneur nîmois qui s'allie à Jean Bousquet dans la lutte d'influence entre les villes de Nîmes et de Montpellier
  13. Midi Libre, février 1981
  14. Midi Libre, 17 juin 1980
  15. Midi Libre, 1er juillet 1980, le Secrétaire d'État confie à la presse "Conserve-Gard représente pour moi l'exemple de ce qu'une entreprise agro-alimentaire peut apporter de positif à toute une région".

Voir aussiModifier