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Robert Pinot
Fonctions
Président
Union des industries et métiers de la métallurgie
Secrétaire général
Comité des forges
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Formation
Activité
Enfant
Autres informations
A travaillé pour
Membre de
Chambre syndicale des fabricants et constructeurs de matériel pour chemins de fer et tramways (d)
Conseil économique, social et environnemental
Bureau international du travail (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinction

Robert-Charles-Maurice Pinot, dit Robert Pinot (, Boissy-Saint-Léger - , Neuilly-sur-Seine)[1], fut secrétaire général du Comité des forges jusqu'en 1924 et le premier président de l'Union des industries métallurgiques et minières (UIMM), dont il est à l'origine de la création et qui devient dans la première moitié du XXe siècle la plus puissante des organisations patronales de France.

Sommaire

BiographieModifier

FamilleModifier

Robert Pinot, né est 1862, est le fils du colonel Charles Léopold Pinot, né en 1823 à Toul et de Louise Guyot de Lisle. Il appartenait à une famille de Lorraine dont la filiation remonte à son trisaïeul, Luc Maurice Pinot, né en 1721, docteur en médecine, et au beau-père de ce dernier, Louis Harmant, médecin ordinaire du duc de Lorraine et conseiller de l'Hôtel de Ville de Nancy. Il épouse le 5 juin 1900, à Saint-Maurice des Lions, Marie-Anne-Clémence Périgord de Villechenon[2], fille du colonel Hippolyte-Jean Périgord de Villechenon, maire de Saint-Maurice des Lions et de Marie de Tholouze. Ils eurent quatre enfants autorisés par décret du 3 février 1922 à joindre à leur patronyme le nom de leur mère et à s'appeler Pinot Périgord de Villechenon[3]:

  • Jacques Charles Marie Jean, (1901-1982) polytechnicien, cadre supérieur dans la sidérurgie.
  • Henriette.
  • Maurice, Commissaire aux prisonniers du gouvernement de Vichy, révoqué par Pierre Laval en janvier 1943. Il recruta François Mitterrand avec qui il créa le Rassemblement National des Prisonniers de Guerre, qui deviendra le Mouvement National des Prisonniers de Guerre et Déportés, en mars 1944. François Mitterrand dit de lui "Il appartenait à la haute bourgeoisie et s'appelait de son vrai nom Pinot Périgord de Villechenon"[4].
  • Gérard.

Malgré son nom d'apparence nobiliaire la famille Pinot Périgord de Villechenon n'appartient pas à la noblesse française :

  • Pierre-Marie Dioudonnat écrit dans "l'Encyclopédie de la fausse noblesse et de la noblesse d'apparence" : "Pinot de Villechenon, Angoumois. Cette famille a été autorisée, par décret du 3 février 1922, à joindre à son patronyme Pinot le nom de la famille Périgord de Villechenon du Limousin et du Poitou."[3].
  • Theodore Zeldin écrit à son sujet : "Mais il existait aussi des moyens légaux pour se donner une apparence de noblesse … et Robert Pinot, organisateur du Comité des Forges, la Fédération des employeurs, devint Pinot-Périgord de Villechenon en 1922"[5].

CarrièreModifier

Élève à l'École des mines de Paris, diplômé de l’École libre des sciences politiques et licencié en droit, il rentre au ministère des Finances et devient avocat à la Cour d'appel de Paris en 1889.

Nommé secrétaire de l’École libre des sciences politiques en 1891, il y est professeur de 1893 à 1899[6].

Il dirige le Musée social de 1896 à 1899.

Il est devient secrétaire de la Chambre syndical des fabricants et constructeurs de matériels pour chemins de fer et tramways en 1899[6]. Il déploie dans cette fonction une activité intense en quelques mois qui incite d’autres professionnels de la métallurgie à constituer leur propre syndicat et à lui demander d’assumer le secrétariat général[6]. Il est ensuite secrétaire général de la Chambre syndical des constructeurs de navires et machines marines en 1900, puis de la Chambre syndical des fabricants et constructeurs de matériels de guerres en 1903.

Il devient ensuite le premier président de l'Union des industries métallurgiques et minières (UIMM), dont il est à l'origine de la création et qui devient dans la première moitié du XXe siècle la plus puissante des organisations patronales de France[6].

En 1904, il devient secrétaire général et vice-président-délégué du Comité des forges de France. Il est l'auteur de : "Le Comité des forges de France au service de la Nation (août 1914-novembre 1918)"[7].

Il était le représentant de l'industrie française au Bureau international du travail (BIT) et vice-président du Conseil national économique.

Notes et référencesModifier

  1. Notice biographique : Robert Pinot (1862-1926), Revue de la metallurgie, mai 1926
  2. "Annuaire de la noblesse de France et des maisons souveraines de l'Europe" 1901, page 336.
  3. a et b Pierre-marie Dioudonnat "Encyclopédie de la fausse noblesse et de la noblesse d'apparence" Sedopols, 1994 page 543.
  4. François Mitterrand, Georges-Marc Benamou, "Mémoires interrompus" 1996, page 91
  5. Theodore Zeldin "Histoire des passions françaises 1848-1945" Paris, Éditions Payot & Rivages, 1994 page 58.
  6. a b c et d Danièle Rousselier-Fraboulet "Quand les patrons s'organisent: stratégies et pratiques de l'Union des industries métallurgiques et minières, 1901-1950", Presses Univ. Septentrion, 2007, page 31.
  7. Librairie Armand Colin, paris 1919.

BibliographieModifier

  • A. François-Poncet, "La vie et l’œuvre de Robert Pinot", Paris, Armand Colin, 1927.
  • Danièle Rousselier-Fraboulet, "Quand les patrons s'organisent: stratégies et pratiques de l'Union des industries métallurgiques et minières, 1901-1950", Presses Univ. Septentrion, 2007.

Liens externesModifier