Ouvrir le menu principal

Wikipédia β

Relations entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan

Les relations entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan sont principalement marquées par des différends territoriaux qui concernent le Haut-Karabagh, objet d'une guerre jusqu'en 1994, ainsi que par l'enclave du Nakhitchevan. Il n'existe pas de relations diplomatiques formelles entre les deux États qui sont toujours techniquement en état de guerre et les tensions restent très fortes.

Relations entre
l'Arménie et l'Azerbaïdjan
Drapeau de l'Arménie
Drapeau de l'Azerbaïdjan
Arménie et Azerbaïdjan
     Arménie      Azerbaïdjan
Frontière
Frontière entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan
  Longueur 787 km

Sommaire

Histoire des relationsModifier

Brièvement indépendantes de 1918 à 1921, les républiques démocratiques d'Arménie et d'Azerbaïdjan ont des relations difficiles, avec notamment une guerre arméno-azerbaïdjanaise (en). Elles sont ensuite soviétisées puis intégrées au sein de la République socialiste fédérative soviétique de Transcaucasie jusqu'en 1936. Les deux pays redeviennent souverains en 1991.

Le visa d'entrée en Azerbaïdjan est systématiquement refusé à tout citoyen arménien et à toute personne d'origine arménienne[1]. Il est également refusé à toute personne détentrice d’un visa délivré par les autorités du Haut-Karabagh ou d’un tampon signalant un séjour au Haut-Karabagh, ou encore dans l’une des sept régions occupées d’Azerbaïdjan. Cela se traduit par une interdiction permanente d'entrée en Azerbaïdjan[2]. Des escarmouches ont par ailleurs toujours lieu à la frontière des deux États.

Le , le président azerbaïdjanais, Ilham Aliev, gracie, promeut, offre une maison et verse des arriérés de salaire à l'officier Ramil Safarov (en) ; ce dernier avait été condamné à perpétuité en Hongrie en 2004 (et y avait passé huit ans en prison) pour avoir décapité à la hache la même année un militaire arménien, l'officier Gurgen Margaryan (en), pendant son sommeil alors qu'ils participaient à un stage de langue organisé par l'OTAN à Budapest. En réponse, le président arménien Serge Sarkissian se dit notamment prêt à une « nouvelle guerre » si l'Arménie y était contrainte[3].

Début avril 2016, des combats ont lieu entre soldats karabakhiotes et azerbaïdjanais sur fond de conflit latent concernant le Haut-Karabagh[4].

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  • (en) Ohannes Geukjian, Negotiating Armenian Azerbaijani peace : opportunities, obstacles, prospects, Ashgate, Farnham, Surrey, UK ; Burlington, VT, 2014, 286 p. (ISBN 978-1-472-43514-9)

Articles connexesModifier

Notes et référencesModifier

  1. (en) « Azerbaijan Country Page », sur National Conference on Soviet Jewry (NCSJ).
  2. (en) « Consular Issues - Visa Section », sur The Embassy of the Republic of Azerbaijan in Romania.
  3. (fr) « L’Arménie prête à une nouvelle “guerre” contre l’Azerbaïdjan après la grâce d’un meurtrier », RFI.fr, 3 septembre 2012.
  4. « Combats entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan dans le Haut-Karabagh », rfi.fr, 2 avril 2016.