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Raymond Losserand

résistant français de la Seconde Guerre mondiale

Raymond Losserand
Plaque commémorative apposée au no 109 rue Didot à Paris, à l'angle de la villa Deshayes, au no 9 de laquelle habitait Raymond Losserand.
Plaque commémorative apposée au no 109 rue Didot à Paris, à l'angle de la villa Deshayes, au no 9 de laquelle habitait Raymond Losserand.

Naissance
Paris
Décès (à 39 ans)
Paris
Première incarcération 16 mai 1942
Origine Français
Allégeance Parti communiste français
Cause défendue Résistance française
Hommages Rue Raymond-Losserand

Raymond Losserand, né en à Paris et mort fusillé le à Paris, est un résistant français communiste de la Seconde Guerre mondiale.

BiographieModifier

 
no 9 de la villa Deshayes à Paris, où habita Raymond Losserand.

Raymond Losserand est artisan fourreur[1]. Il se marie en 1922 avec Louise Marié, dite « Louisette », mécanicienne en fourrure née le 23 février 1904[1].

Raymond Losserand adhère au Parti communiste français et devient secrétaire de la section du 14e arrondissement dans les années 1930. Il fut élu conseiller municipal du 14e arrondissement de Paris, quartier de Plaisance, le 30 mai 1938, remplaçant Marcel Paul, qui avait démissionné car il avait été élu secrétaire général de la fédération CGT de l'Eclairage en juin 1937[1].

En juillet 1941, avec Henri Rol-Tanguy et Gaston Carré, il met progressivement en place la direction militaire de la résistance dans la région parisienne en créant des petits groupes armés et en menant de nombreuses actions de sabotage. Il devient chef de l'Organisation spéciale, puis commandant des FFI-FTPF.

Raymond Losserand est arrêté le 16 mai 1942 à 4 heures du matin à son domicile clandestin par les policiers des brigades spéciales, à la suite d'une filature[1].

Torturé, il est fusillé avec Gaston Carré et ses amis le 21 octobre suivant au stand de tir de Balard. Il est inhumé à Paris au cimetière du Père-Lachaise (division 97).

Son épouse, Louise Losserand, arrêtée en même temps que lui, est déportée à Auschwitz par le convoi du 24 janvier 1943[2]. Transférée ensuite à Ravensbrück puis à Mauthausen, elle est libérée en 1945[1].

Selon Anise Postel-Vinay, Raymond Losserand était plombier et fut son voisin de cellule à La Santé. Il portait le nom de guerre « Auguste » et lui fit part de sa force de caractère en ces termes : « Toute action en ce monde ne porte ses fruits que si on veut bien tout lui sacrifier, y compris sa vie[3]. »

HommageModifier

La rue Raymond-Losserand dans le 14e arrondissement de Paris porte son nom en sa mémoire. Depuis 2017, la placette située au no 145 de cette rue porte le nom de place Louise-Losserand[4].

Notes et référencesModifier

  1. a b c d et e Charlotte Delbo, Le Convoi du 24 janvier, Éditions de Minuit, 1965 (réédité en 2002), 304 p. (ISBN 2-7073-1638-5), p. 187-188.
  2. Liste du convoi, site de la Fondation pour la mémoire de la déportation
  3. Guylaine Guidez, Femmes dans la guerre 1939-1945, Éditions Perrin, 1989, 346p., p. 283 (ISBN 2-262-00534-6).
  4. « Conseil de Paris des 20, 21 et 22 novembre 2017 »

Liens externesModifier