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Radu Portocală

écrivain et journaliste roumain
Radu Portocală
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Biographie
Naissance
(68 ans)
BucarestVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Père
Radu Portocală (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Radu Portocală (né le à Bucarest) est écrivain et journaliste roumain.

BiographieModifier

La famille, originaire de Grèce, s’est installée en Roumanie peu après 1800. Son arrière-arrière-grand-père, Constantin Djuvara, participant à la révolution de 1848 et exilé à Paris après la défaite de celle-ci, a été l’un des membres fondateurs du Parti libéral de Roumanie, créant une tradition politique familiale que plusieurs générations ont suivie.

Son grand-père, Radu Portocala, avocat, a été député dans plusieurs législatures et ministre dans trois gouvernements libéraux, entre 1937 et 1940. Arrêté en 1950 par le pouvoir communiste, il a été tué dans la prison de Sighet, où ont été détenus 200 dignitaires de l’ancien régime.

Son père, Radu Portocala, médecin, a été un éminent chercheur dans le domaine de la virologie. De 1952 à 1954, il a été détenu dans un camp de travaux forcés, en tant que « fils d’ancien dignitaire ».

À l’âge de 17 ans, Radu Portocala attire pour la première fois l’attention de la police politique (Securitate) qui le soumet à une période de filature. Ces problèmes se multiplient et s’aggravent jusqu’en 1977, quand la Securitate ouvre une enquête contre lui en vue de l’inculpation pour « crime de haute trahison ». L’intervention prompte et très ferme du gouvernement grec a pour résultat l’arrêt des poursuites et l’octroi d’un passeport. Il s’exile, donc, en Grèce, où il vit pendant 5 ans.

En 1982, il s’installe à Paris, où il obtient une maîtrise en relations internationales (Institut d’étude des relations internationales) et une licence de roumain (Langues’O).

Il devient collaborateur de la rédaction roumaine de Radio France Internationale en 1985, puis, à partir de janvier 1988, il est correspondant pour la France, la Suisse et la Belgique de la rédaction roumaine de Radio Voice of America. De 1988 à 1989, il a été le réalisateur d’une émission hebdomadaire sur Radio Solidarnosc (Paris). Entre 1997 et 2004, il a été, à diverses reprises, correspondent à Paris de la rédaction roumaine de la BBC.

Lors des événements de décembre 1989 qui ont conduit à la chute de Nicolae Ceaușescu, il a été consultant pour la chaîne publique Antenne 2 et a traduit en direct, le 25 décembre, le procès intenté au dictateur[1].

De 1986 à 1992, il a écrit pour l’hebdomadaire Le Point. Il a écrit également dans la revue Est&Ouest, dans Le Quotidien de Paris, Dynasteurs, Enjeux du Monde, La Libre Belgique. Entre 1994 et 1996, il a travaillé pour Le Courrier international.

Après 1990, il a écrit dans les journaux roumains Cuvîntul, România Liberă, Ziua, Cotidianul.

En 2005, il a été nommé directeur de l’Institut culturel roumain de Paris avec un mandat de 4 ans, mais a donné sa démission au bout d’un an[2].

Depuis 2019, il publie régulièrement dans Atlantico[3] et Causeur[4].

PublicationsModifier

En françaisModifier

  • Autopsie du coup d'État roumain, Paris, Éd. Calmann-Lévy, 1990
  • L'exécution des Ceausescu, Paris, Éd. Larousse, 2009
  • Le vague tonitruant, Paris, Éd. Kryos, 2018
Participation à des ouvrages collectifs
  • Stéphane Courtois, Du passé faisons table rase !, Paris, Éd. Robert Laffont, 2002
  • Stéphane Courtois, Sortir du communisme, changer d’époque, Paris, PUF, 2011

En roumainModifier

  • Semn în pustiire (poésie), Bucarest, Ed. Vinea, 2013
  • Istorii de familie (Histoires de famille – études généalogiques), Brăila, Ed. Istros, 2015
  • Un preşedinte împotriva României (Un président contre la Roumanie), Chişinău, Ed. Cartier, 2015 – (Retiré de la vente par l’éditeur le jour de la parution)
  • Lamentabilul deceniu, Paris, Non Grata, 2018
  • Revers 1999-2000, Paris, Non Grata, 2018
Participation à des ouvrages collectifs
  • « Ipostaze ale unui exil » (Hypostases d’un exil), in Analele Sighet 2, Ed. Fundaţia Academia Civică, Bucarest, 1995
  • « Indiferenţa, o formă de cenzură » (L’indiférence, une forme de censure), inAnalele Sighet 3, Ed. Fundaţia Academia Civică, Bucarest, 1996
  • « Sistemul sovietic : strategia morţii aparente » (La stratégie de la mort apparente dans le système soviétique), inO enigmă care împlineşte şapte ani, Ed. Fundaţia Academia Civică, Bucarest 1997
  • « Crima împotriva spiritului » (Le crime contre l’esprit), inAnalele Sighet 7, Ed. Fundaţia Academia Civică, Bucarest, 1999

Notes et référencesModifier

  1. Institut National de l’Audiovisuel- Ina.fr, « Le procès des Ceausescu », sur Ina.fr (consulté le 10 septembre 2019)
  2. (ro) « Radu Cosasu, exclu de l’Union des Ecrivains?; Radu Portocala a demissionne », sur Observator Cultural (consulté le 10 septembre 2019)
  3. « Radu Portocală | Atlantico.fr », sur www.atlantico.fr (consulté le 10 septembre 2019)
  4. Causeur.fr, « Radu Portocala, Auteur à Causeur », sur Causeur (consulté le 10 septembre 2019)

Liens externesModifier