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Correspondant local de presse

journaliste chargé de rendre compte de l'actualité d'une zone géographique qu'il couvre pour un journal, une station de radio ou une chaîne de télévision
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Correspondant, Correspondance (homonymie) et CLP.
Correspondant local de presse
Nicosia 3 April 2008 06.jpg
Codes
ROME (France)
E1106

Le correspondant local de presse, connu sous le sigle CLP dans le jargon journalistique, est chargé de rendre compte de l'actualité d'une zone géographique qu'il couvre pour un journal, une station de radio ou une chaîne de télévision.

Sommaire

DéfinitionModifier

Dans le cadre de la presse régionale, le correspondant local couvre l'actualité d'une région différente de celle où est située la rédaction du journal. Il rédige ses propres articles qu'il peut illustrer de ses propres photos, et peut également proposer les sujets de son choix.

Organisation de la profession en FranceModifier

En France, « l’activité de correspondant local de presse est exercée à titre accessoire par rapport à une autre activité professionnelle », selon l'Urssaf[1]. Elle est régie par la loi n° 87-39 du , complétée le [2].

En pratique, le correspondant local de presse a le statut de travailleur indépendant. Son activité est classée dans les activités professionnelles dites libérales, non réglementées. Il n'appartient donc pas à la même catégorie que le notaire, l'avocat, le géomètre-expert ou le médecin, mais son statut est comparable à celui de l'archéologue, de la cartomancienne ou de l'œnologue.

Le correspondant de presse n'est pas un journaliste, ni un journaliste pigiste, les journalistes étant des salariés en vertu de l'article L. 7112-1 du code du travail. Il arrive pourtant, bien souvent, que le travail effectué soit globalement le même. La loi prévoit pourtant que les contributions d'un correspondant local de presse soient soumises avant publication à un journaliste professionnel. En tant que contractuel, il n'a pas de lien de subordination avec l'entreprise et n'est ni salarié, ni protégé socialement. Les tribunaux peuvent toutefois, exceptionnellement, requalifier en contrat de travail la relation contractuelle, lorsqu'il est avéré que le correspondant local de presse exerce, dans les faits, les fonctions d'un journaliste et qu'il retire de cette activité l'essentiel de ses revenus[3].

Alors qu'un travailleur indépendant propose ses propres tarifs à ses clients, le CLP, lui, touche des honoraires (émoluments versés « à la pige » : article, photo, dessin, etc.) et remboursements de frais (fonctionnement, trajets, abonnements téléphoniques, Internet, etc.) en fonction de barèmes fournis par la société de presse pour laquelle il travaille. Ces barèmes sont différents selon l'entreprise éditrice.

À partir d'un certain plafond d'honoraires (15 %, puis 25 % du plafond de la sécurité sociale), le CLP doit obligatoirement cotiser à l'Urssaf (à peu près 20 % des honoraires perçus), ainsi qu'à l'assurance maladie et la caisse de vieillesse qui lui sont afférentes (à peu près 20 % des honoraires), sans oublier la CSG. Afin d'éviter ces affiliations, le CLP doit faire en sorte de s'en tenir à une moyenne de 400 euros d'honoraires mensuels. C'est pourquoi la profession de correspondant local de presse ne peut -en l'état actuel des choses- absolument pas se concevoir comme un emploi à temps plein.

Lors du remplissage annuel de la déclaration de revenus, le CLP doit additionner ses frais et ses honoraires, et remplir -outre le formulaire usuel- les fiches 2042C et 2042PK, qui établissent que ses revenus sont des bénéfices non commerciaux. Lors du calcul des impôts, le fisc procède à un abattement de 37 % sur la somme globale (honoraires + frais) déclarée par le CLP, pourcentage qui correspond aux frais perçus par le CLP.

Autres paysModifier

Notes et référencesModifier

Voir aussiModifier