Ouvrir le menu principal

Wikipédia β

Réparabilité

La réparabilité est le caractère d’un produit qui se répare aisément et de ce fait est moins susceptible de nécessiter un remplacement en cas de panne. Les objets réparables sont tous les produits électriques et électroniques destinés à combler des besoins domestiques : petit électroménager (aspirateurs, cafetières, fers à repasser, microondes, etc.), réfrigérateurs, machines à laver ou encore téléphones mobiles ou fixes.

Sommaire

AvantagesModifier

La réparabilité[1] est un moyen efficace de lutter contre l’obsolescence programmée. Elle nécessite une implication dès la conception d’un produit, avec l'écoconception, pour s’assurer de la facilité du démontage total et du remontage sans difficulté, et de la possibilité d’intervenir sur de plus petits sous-ensembles en vue de limiter le coût des pièces éventuellement à remplacer[2].

L'allongement de la durée de vie des produits par la réparabilité est l'une des pistes visant à promouvoir une consommation plus durable. Il faut cependant une approche particulière adaptée à chaque catégorie de biens. Il faut aussi poursuivre les travaux sur l'analyse environnementale et son interprétation ainsi que la mise en place de méthodologies pour estimer les durées de vie puis la durabilité. L'ADEME a analysé les enjeux des parties prenantes et propose des pistes d'action[3].

Une entreprise qui s'engage dans une politique de réparabilité de ses produits peut espérer conserver ses clients, ainsi que l'estime Alain Pautrot, directeur de la satisfaction client et de l'après-vente d'un groupe de petit électroménager : « Chaque produit réparé c'est une vente qui ne va pas chez nos concurrents »[4]. Cette démarche de développement durable peut donner une image positive à l'entreprise.

Une meilleure disponibilité et une baisse des prix des pièces détachées vont dans le sens d'une plus grande réparabilité des biens. Cependant, cette démarche doit être envisagée en parallèle avec la possibilité d’étendre les durées de garantie[5].

Difficultés liées à la réparabilitéModifier

Le secteur de la réparation est en difficulté : l'activité est en baisse en raison du coût de réparation trop élevé par rapport au prix du produit neuf ; en outre le secteur est très concurrentiel et souffre d'un déficit d'image. Pour surmonter ces difficultés, il faudrait faciliter le recours à la réparation et réduire son coût, en plus d'accroître la visibilité auprès des consommateurs[6].

En effet, le taux de TVA de base appliqué aux réparations de produits, contrairement au taux réduit appliqué pour les rénovations de l’habitat, ne permet pas de favoriser le choix d’une réparation par rapport à un rachat, et met en péril la profession des réparateurs tout en étant un facteur d’accroissement des déchets prématurés.[réf. nécessaire]

Ainsi, lorsqu'on s'engage dans une démarche de réparabilité, il faut entreposer et gérer toutes les pièces détachées techniques des appareils, les rendre accessibles même après la fin de la période de garantie, mettre en place un réseau de réparateurs professionnels agréés, et s'assurer que les prix de réparation ne dépassent pas un certain pourcentage du prix de vente, comme le montre l'expérience du groupe SEB[7].

Notes et référencesModifier

  1. « Réparabilité »
  2. Isabelle de Foucaud, « Seb et Rowenta s'engagent à fabriquer des appareils... réparables », Le Figaro,‎ (ISSN 0182-5852, lire en ligne).
  3. ADEME, Allongement de la durée de vie des produits.
  4. Domitille Arrivet, « Seb va réparer tous ses produits », Le Figaro, 13 septembre 2016.
  5. Les Amis de la Terre, La garantie à 10 ans est-elle une mesure suffisante pour sauver les emplois des réparateurs indépendants ?.
  6. Les Amis de la Terre, Les ressources s'épuisent les réparateurs aussi.
  7. Isabelle de Foucaud, « Seb et Rowenta s'engagent à fabriquer des appareils réparables », Le Figaro, 14 octobre 2015].

AnnexesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

BibliographieModifier

Articles de presseModifier

Articles de recherche universitaireModifier

Ouvrages / Articles de revuesModifier

Études d’organisations publiques et associativesModifier