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Rémy Rioux

haut fonctionnaire français
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Ne pas confondre avec Rémy Riou (1987-), footballeur français.

Rémy Rioux, né le à Neuilly-sur-Seine, est un haut fonctionnaire français.

Depuis le 2 juin 2016, il est directeur général de l'Agence française de développement[1]. Au cours de sa carrière, il a assumé de hautes responsabilités en France, notamment au service du développement et de l’Afrique[2].

BiographieModifier

Origines et formationModifier

Né en juin 1969 à Neuilly-sur-Seine, Rémy Rioux est le fils d'Hélène[3] et Jean-Pierre Rioux[4].

Bachelier en 1986, il obtient une maîtrise d’histoire à l’université Paris I[5] puis un DEA à l'École des hautes études en sciences sociales[6],[7]. Lors de ses travaux universitaires, il s’intéresse aux historiens Gabriel Monod puis Jules Michelet sous la direction d’Alain Corbin et de Pierre Nora[8].

Entre 1988 et 1993, il est également élève à l'École normale supérieure et à l'Institut d'études politiques de Paris[4] (1992, Service public[9]). Il intègre l'ENA dans la promotion Marc-Bloch en 1995 après une année de service national au sein de la Gendarmerie nationale[10]. Rémy Rioux est aujourd’hui marié et père de trois enfants.

Carrière professionnelleModifier

Au service de la politique économique et financière de la FranceModifier

De 1997 à 2000 et de 2002 et 2004, Rémy Rioux est auditeur à la Cour des Comptes et exerce des missions de contrôle dans les secteurs de l’énergie, de la défense, de l’industrie, du commerce extérieur et des organismes publics industriels[11]. En 2000, il devient conseiller budgétaire du ministre de l’Intérieur, Daniel Vaillant[12], et est notamment chargé de la gestion du ministère et du passage à l’euro[12]. En 2007 il intègre l’Agence des participations de l'État comme directeur des participations « Transports et Audiovisuel »[13]. Il a été administrateur de différentes entreprises (SNCF, RATP, ADP, Renault, France Télévisions, France Médias Monde, Arte, le Grand Port Maritime du Havre). En 2012, il devient directeur de cabinet de Pierre Moscovici, alors ministre de l’économie, des finances et du commerce extérieur[4]. Il s’occupe de la réforme fiscale ainsi que du traitement de nombreux dossiers financiers et industriels (bpifrance, Dexia, PSA-Dongfeng, STX, etc.)[14].

Au service du développement et de l’AfriqueModifier

La carrière de Rémy Rioux est marquée par des responsabilités en lien avec le continent africain. De 2004 à 2007, il est chef du bureau « Coopération monétaire et développement avec les pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique » à la Direction générale du Trésor et de la politique économique (DGTPE)[4]. Il est notamment chargé du suivi des relations avec les pays africains et des affaires de la Zone franc[15]. En trois ans, il parcourt les seize pays qui la composent et multiplie les allers-retours entre la France et l’Afrique. À l’occasion de la présidence française du G20, il place la question des infrastructures et du développement à l’agenda international[16]. En 2012, il rejoint Bercy en devenant directeur de cabinet de Pierre Moscovici, alors ministre de l’économie et des finances[17]. Il est à l’origine des travaux confiés à Hubert Vedrine, Lionel Zinsou, Jean-Michel Severino, Hakim El Kharoui et Tidjane Thiam pour une redéfinition des relations économiques entre l'Afrique et la France (2013) , et du rapport de Jacques Attali sur la francophonie économique (2014)[18].

À la direction du quai d’OrsayModifier

En 2014, Laurent Fabius le nomme secrétaire général adjoint du ministère des Affaires étrangères et du Développement international[19]. Il contribue à la réforme des opérateurs et des instruments financiers au service du commerce extérieur, du tourisme et de l’attractivité du territoire[20]. Il défend ainsi la politique de diplomatie économique impulsée par le ministre. En 2015, il coordonne l’agenda « finance » de la COP21[21] avec l’équipe de négociation française conduite par Laurence Tubiana[22] et met un accent particulier sur le déploiement accéléré des énergies renouvelables en Afrique[23].

À l’Agence Française de développementModifier

En 2015, le président de la République le charge d’une mission de préfiguration de la réforme qui permettra de rapprocher l’AFD de la Caisse des dépôts et consignations[24], mais le projet est finalement abandonné[25]. Toutefois, pour Rémy Rioux, il existe toujours des « synergies à créer entre l'AFD et la CDC »[26].

Le 25 mai 2016, Rémy Rioux est nommé directeur de l’Agence française de développement par décret, avec une prise de fonction effective le 2 juin 2016[27] en remplacement de Anne Paugam.

OuvrageModifier

"Réconciliations", Débats publics, 2019.

Notes et référencesModifier

  1. Communiqué de presse AFD, 25 mai 2016
  2. Jeune Afrique, Coopération : Rémy Rioux, le choix de Hollande pour transformer l’AFD, 19 mai 2016
  3. Ludivine Bantigny, Aline Benain et Muriel Le Roux (dir.), Printemps d'histoire : la khâgne et le métier d'historien : pour Hélène Rioux, Paris, Perrin, , 375 p. (ISBN 2-262-02263-1, notice BnF no FRBNF39278100), p. 46.
  4. a b c et d Les Echos, Rémy Rioux: L'histoire au présent à Bercy, 06 juin 2012
  5. Visions de l’histoire et pratique du métier d’historien, Université Paris I Panthéon-Sorbonne, Mémoire de maîtrise, Alain Corbin et Alice Gérard (dir.), 1990.
  6. Potin Yann, « Les fantômes de Gabriel Monod. Papiers et paroles de Jules Michelet, érudit et prophète », Revue historique, 2012/4 no 664, p. 803-836
  7. Le Sillage de Michelet, École des Hautes Études en Sciences Sociales, Mémoire de DEA, Pierre Nora (dir.), 1992 (SUDOC 177791152).
  8. Les fantômes de Gabriel Monod. Papier et Paroles de Jules Michelet, érudit et prophète. Cairn info.
  9. http://www.sciences-po.asso.fr/profil/remy.rioux92.
  10. Décret du 15 décembre 1994 portant nomination dans les cadres des officiers de réserve
  11. Décret du 28 juillet 1997 portant nomination (Cour des comptes)
  12. a et b [1]
  13. Projet de loi relatif à la communication audiovisuelle et au nouveau service public de la télévision, Sénat, 14 avril 2008
  14. Élysée, Matignon, les 50 qui pilotent les dossiers économiques
  15. News Abidjan, Bataille pour le contrôle de la BCEAO : Comment le Président Alassane va faire plier les choses, 23 décembre 2010
  16. Le développement de l’Afrique demeure une priorité sur l’agenda du G20
  17. Légifrance, Décret du 24 avril 2013 portant nomination (Cour des comptes)
  18. Un partenariat pour l’avenir : 5 propositions pour une nouvelle dynamique économique entre l’Afrique et la France, Rapport au ministre de l’économie et des finances, 2013
  19. Nomination de M. Rémy Rioux, secrétaire général adjoint du ministère, en charge des affaires économiques
  20. France Diplomatie, Lancement du Comité économique de la Commission nationale de la coopération décentralisée
  21. [2]
  22. L'équipe de France de la COP21
  23. [ http://www.jeuneafrique.com/mag/265822/societe/mali-seyni-nafo-portrait-du-monsieur-micro-climat-de-lafrique-a-la-cop21/ Mali : Seyni Nafo, portrait du monsieur « Micro-Climat » de l’Afrique à la COP21, Jeune Afrique]
  24. Sénat, Pour un rapprochement ambitieux de l'Agence française de développement et de la Caisse des dépôts et consignations
  25. Les Echos, L'Agence Française de Développement ne sera pas adossée à la Caisse des Dépôts, 24 mars 2016
  26. [3]
  27. Légifrance, Décret du 25 mai 2016 portant nomination du directeur général de l'Agence française de développement
  28. [4]

Liens externesModifier