Pyrrhus L'Enfant

militaire français

Pyrrhus L'Enfant ou Pierre L'Enfant, seigneur de Patrière, gentilhomme et militaire français, fils de Georges L'Enfant et de Françoise du Plessis, grand'tante paternelle du cardinal de Richelieu (car sœur de Louis du Plessis de Richelieu et tante de François, le père du cardinal ; par ailleurs, un des frères de Claude de Chivré — la femme de Pyrrhus — François de Chivré, était le mari de Léonore de La Porte, et l'une de leurs petites-filles, Françoise-Marguerite de Chivré — une des filles de leur fils Hector de Chivré — maria en 1634 le maréchal-duc Antoine III de Gramont ; Léonore de La Porte, quant à elle, était la sœur de Charles Ier de La Porte (père du maréchal-duc Charles II) et d'Amador de La Porte, et la demi-sœur cadette de Suzanne de La Porte, fille aînée de François de La Porte et mère du cardinal de Richelieu : Françoise-Marguerite de Chivré était donc la petite-cousine maternelle du cardinal[1]).

Armes de L'Enfant de la Patrière : d'or à 3 fasces de gueules

BiographieModifier

Il est membre de la famille L'Enfant. Il fut célèbre dans les rangs des huguenots. Il n'était peut-être pas encore calviniste déclaré en 1571 car il présente alors à l'un des bénéfices dépendant de sa terre de Scépeaux.

Il fait un acte analogue en 1588, et Henri IV, en 1593, après son abjuration, le nomme chevalier de l'Ordre de Saint-Michel, et lui donne la disposition de l'abbaye de Nieuil-sur-Outix, et du Prieuré du Pommier-Aigre qui avaient appartenu à Jacques du Plessis, son oncle, ce qui semble indiquer qu'il était redevenu catholique.

Il fut sans doute marié deux fois car il est dit en 1584, tuteur de Georges, son fils aîné, et Claude de Chivré[2], qu'il avait épousée le , lui survécut.

Pyrrhus s'attacha à la fortune de Gabriel Ier de Montgomery, l'accompagne à son retour d'Angleterre au siège de Valognes, puis à Domfront, où, pour venger l'affront fait à son chef, il blessa d'un coup mortel Le Héricé qui l'avait mal accueilli. Prisonnier avec la garnison, le , il en fut quitte pour une rançon de 30 000 livres. Il se rangea ensuite sous les ordres du comte de Coligny, Guy XIX de Laval, qui le nomma, le , maître des eaux et forêts du comté de Laval, habitait l'Anjou en février 1577, suivait son chef en Poitou et en Saintonge et se retrouvait en 1588 à Cimbré (en Tiercé).

Le marquis de Villaines (Brandélis IV de Champagne, marquis en 1587, chevalier du St-Esprit en 1598) le nomma maréchal de camp ; il eut le la capitainerie du château de Laval, commanda 100 hommes d'armes en 1591, devint gentilhomme de la chambre du roi, le , assiste à la bataille de Craon, le 23 mai et mourut avant 1596.

Claude de Chivré, dame d'honneur de la Duchesse de Lorraine en 1599 était alors protestante, convertie au catholicisme seulement en 1617, et vivait encore en 1618.

La descendance de Pyrrhus L'Enfant était représentée en 1666 par :

  1. Jacques, demeurant à Durtal ;
  2. Guillaume, sieur de Scépeaux, son frère, et par leurs cousins :
  3. Isaac, sieur du Bordage, paroissien de Baracé ;
  4. Henri, sieur de la Garellière, paroissien de Baracé ;
  5. et Gédéon, sieur de Boismoreau, mariée à Suzanne Le Poitevin, veuve de Philippe de la Vairie, qui lui apporta la jouissance du château de Bazouges, près de La Flèche ; il y demeurait en 1669.

Notes et référencesModifier

  1. « Jacques Ier de Chivré », sur Geneanet Pierfit
  2. Sœur de Jacques et de François de Chivré, fils de Jacques Ier de Chivré, seigneur du Plessis-Chivré, la Guénaudière, l'Estanget, la Chevalerie, maître d'hôtel de Monseigneur le duc d'Alençon, frère du roi, mari de Jeanne de Bouillé, dame d'honneur de la duchesse de Bar, s'unit en premières noces au sanguinaire René de la Rouvraye, sieur de Bressault. Après l'exécution de son mari, elle se remaria à Pyrrhus Lenfant. Le 9 décembre 1617, elle renonçait au calvinisme en présence de Grégoire Le Doisne, récollet, ayant pouvoir et authorité de Sa Sainteté et de Monseigneur l'evesque d'Angers d'absoudre l'hérésie. »

SourcesModifier

« Pyrrhus L'Enfant », dans Alphonse-Victor Angot et Ferdinand Gaugain, Dictionnaire historique, topographique et biographique de la Mayenne, Laval, Goupil, 1900-1910 [détail des éditions] (lire en ligne), t. III, p. 238-239 ; t. IV, p. 550.