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Prince étranger et princesse étrangère était une dignité de la cour de France sous l'ancien Régime. Cette dignité était accordée par le roi aux membres de dynasties souveraines étrangères ou de familles nobles prétendant à la souveraineté et résidant habituellement en France.

HistoireModifier

Selon Robert Oresko, la dignité de prince étranger à la cour de France a été créée par François Ier dans le cadre d'une stratégie diplomatique visant à attirer des princes cadets d'autres dynasties européennes en France[1]. Pour Guy Antonetti, cette approche doit être complétée par le désir du roi de rehausser sa propre généalogie en concédant des honneurs princiers aux membres de familles auxquelles appartenaient ses propres aïeules, même si ces familles n'étaient pas réellement souveraines[2].

Dans un premier temps, la dignité des princes étrangers était reconnue par l'octroi de duchés et de pairies, mais elle devint ensuite un rang spécifique, distinct de celui des ducs et pairs. Ce rang constituait dans des privilèges normalement accordé aux princes du sang, un rôle particulier dans les relations diplomatiques et l'usage des honneurs du Louvre à tous les membres de la famille. Par contre, il n'entrainait aucune place dans les institutions : à la différence des ducs et pairs, les princes étrangers ne siègeaient pas au parlement de Paris[2].

Familles de princes étrangersModifier

Familles qui n'obtinrent pas le rang de princes étrangersModifier

SourcesModifier

  1. R. Oresko, « Prince étranger » in L. Bély dir., Dictionnaire de l'Ancien Régime, Paris, , p. 1019-1020
  2. a b c d e f g h i j k l m n o p et q G. Antonetti, « Les Princes étrangers » in J.-P. Bardet, D. Dinet, J.-P. Poussou et M.-C. Vignal dir., Etat et société en France aux XVIIe et XVIIIe siècles, Paris, , p. 33-61.
  3. G. Poisson, Monsieur de Saint-Simon, Paris, 1996