Ouvrir le menu principal

Primevère officinale

espèce de plantes

Primula veris

Primula veris - Muséum de Toulouse

La Primevère officinale (Primula veris) est une plante herbacée vivace de la famille des Primulacées. Selon les régions, elle est parfois appelée la brérelle, le coqueluchon, le coucou (surtout dans le Gresivaudan), l’herbe à la paralysie, l’herbe de saint Paul, la primerolle, la primevère de printemps ou la printanière et plus rarement la primevère vraie.

Sommaire

DescriptionModifier

D'une rosette de feuilles ovales allongées émergent plusieurs hampes florales. Calices et corolles sont soudés, les pétales portent une tache orange à leur base.

La primevère développe deux types de fleurs, toutes hermaphrodites. Des pieds produisent des fleurs dont le pistil dépasse les étamines ce qui a pour effet d'éviter l'autopollinisation. D'autres pieds ont un pistil court dépassé par les étamines. Dans ce cas, il y a décalage de maturation de ces organes sexuels ce qui empêche l'autofécondation.

Les fleurs produisent un nectar parfumé.

HabitatsModifier

Ce sont des plantes de pleine lumière des prés, des talus et des bois clairs.

RépartitionModifier

C'est une espèce largement répandue en Europe, plus rare vers l'ouest de la France et dans la région méditerranéenne.

Sous-espècesModifier

Les botanistes distinguent quatre sous-espèces :

C'est une des parentes de la primevère cultivée avec la primevère élevée (Primula eliator), la primevère acaule (Primula vulgaris) et Primula juliae.

UtilisationsModifier

 
Tombe de Disraeli où poussent des primevères au manoir Hughenden (en).

AlimentaireModifier

Les feuilles et fleurs peuvent être consommées crues ou cuites comme pour la primevère élevée (Primula eliator), la primevère acaule (Primula vulgaris) et Primula juliae. Les feuilles sont meilleures lorsqu'elles sont jeunes et apportent une note légèrement anisée un peu piquante (que l'on retrouve en plus fort dans les racines) dans une salade composée. Après le printemps, il vaut mieux les cuire en soupe ou en légume mais de préférence avec d'autres plantes car elles sont parfois un peu fortes. La friture les rend croustillantes à souhait. Elles flétrissent lorsque la plante a formé ses graines. Les fleurs sont consommées en salade mêlées à d'autres fleurs et interviennent dans différents breuvages (thés, tisanes, infusions, sirops ; aromatisation du vin et des vinaigres). Elles décorent les plats chauds ou froids et sont également utilisées confites au sucre en pâtisserie[1].

Propriétés médicinalesModifier

Ce sont les mêmes que celles de la primevère acaule (Primula vulgaris) et de la primevère élevée (Primula eliator).

Les fleurs, adoucissantes et calmantes, sont utilisées dans des mélanges pectoraux (tisane, vin, huile). Les feuilles sont anti-ecchymotiques. Toute la plante et particulièrement la racine ont des propriétés analgésiques, anti-spasmodiques, diurétiques, pectorales et expectorantes. Ses vertus contre les rhumatismes et les spasmes expliquent qu'elle a reçu autrefois le nom d'Herbe de la paralysie[2].

ÉtymologieModifier

"Primula" du latin "primulus", "tout premier", allusion aux fleurs précoces; "veris" signifie "du printemps"; "officinalis", médicinal.

GalerieModifier

BibliographieModifier

  • François Couplan, Eva Styner, Guide des plantes sauvages comestibles et toxiques, Delachaux et Niestlé, coll. « Les guides du naturaliste», (ISBN 2603009524) (fr)

Notes et référencesModifier

  1. François Couplan, Le régal végétal : plantes sauvages comestibles, Editions Ellebore, , p. 327
  2. Nicolas Jean-Baptiste G. Guibourt, Histoire naturelle des drogues simples, Cambridge University Press, , p. 419.

Voir aussiModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Article connexeModifier

Liens externesModifier