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Le plan Pinay-Rueff est un rapport rédigé par une commission d’experts dont le président est Jacques Rueff, sur commande de Georges Pompidou, alors collaborateur du général de Gaulle, et du ministre des Finances Antoine Pinay, adopté le [1],[2].

Mise en place du nouveau francModifier

Le plan Pinay-Rueff donne naissance au nouveau franc qui correspond à 100 anciens francs accompagné d'une dévaluation de 17%[3].

D'après Michel-Pierre Chélini, le nouveau franc « restera dans la mémoire collective comme le trait le plus marquant du plan « Pinay-Rueff »[2].

RéactionsModifier

Le plan Pinay-Rueff prescrit et entraîne la suppression, le 30 décembre 1958, de la retraite du combattant, malgré les réserves d'Antoine Pinay, lui-même vétéran de la Première Guerre mondiale, ce qui suscite des manifestations d'associations d’anciens combattants les 21-22 janvier 1959[2],[1],[4]. À la veille du 11 novembre 1959, le général de Gaulle déclare : « Les anciens combattants sont faits pour être les premiers à l'honneur, ils ne sont pas faits pour être les premiers à la revendication »[4]. La retraite est finalement rétablie quelque temps après[1],[4].

PostéritéModifier

Le journaliste Laurent de Boissieu souligne que « lorsqu'on parle du libéralisme réel ou supposé de De Gaulle », le plan Pinay-Rueff est toujours « la même preuve qui est donnée ». S'il relève que « Charles de Gaulle a souhaité lutter contre le déficit budgétaire », il estime que « ce n'était pas par idéologie libérale : c'était pour ensuite conduire une politique industrielle, c'est-à-dire d'intervention de l'État »[5].

RéférencesModifier

  1. a b et c « 30 septembre 1958. Le « plan Pinay-Rueff » », sur Herodote.net (consulté le 3 janvier 2017).
  2. a b et c Chélini 2001.
  3. « Le « plan Pinay-Rueff » »
  4. a b et c Henry Rousso, Le Syndrome de Vichy : de 1944 à nos jours, Le Seuil, 378 p. (lire en ligne).
  5. de Boissieu 2017.

BibliographieModifier

Articles académiquesModifier

WebographieModifier

Voir aussiModifier