Pierrette Micheloud

Pierrette Micheloud
Pierette Micheloud (1984) by Erling Mandelmann.jpg
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Pierrette Micheloud, née le à Vex et morte le à Cully, est une poétesse et artiste peintre valaisanne et vaudoise.

BiographieModifier

Née en 1915, elle effectue ses études en Suisse notamment à Neuchâtel et Lausanne. Puis en 1937, elle part en Angleterre pour perfectionner son anglais. En 1940 et 1941, elle suit des cours d'allemand et de littérature française à l'Université de Zurich et des cours de théologie à l'Université de Lausanne. Depuis 1950, elle s'adonne essentiellement à la poésie.Elle s'installe à Paris en 1952. Elle revient cependant régulièrement en Suisse[1],[2].

De 1952 à 1960, elle collabore également à des journaux suisses, notamment La Liberté, la Gazette de Lausanne et Treize Étoiles[1]. De 1964 à 1968, s'y ajoute la collaboration aux Nouvelles littéraires, à Paris, comme critique littéraire[1]. Dans les années 1970, elle devient rédactrice en chef de la revue parisienne La voix des poètes[1].

Fondatrice en 1964 avec Edith Mora du prix de poésie Louise-Labé[2], elle se consacre à la poésie. Pierrette Micheloud est couronnée deux fois par le prix Schiller, en 1964 pour Valais de cœur et en 1980 pour Douce-amer[2]. Elle reçoit le prix Edgar-Poe, de la Maison de poésie à Paris en 1972, le prix Guillaume-Apollinaire, en 1984 pour Les mots la pierre[2], le grand prix de poésie Charles-Vildrac de la Société des gens de Lettres de France, pour Poésie (Éditions L'Âge d'Homme 2000)[2]. Elle, vêtue de rien publié en 1990/1991, est un livre d'amour et un recueil de poésie homoérotique[2].

Elle publie deux récits autobiographiques, L'ombre ardente, en 1995, et Nostalgie de l'innocence, en 2006. Son dernier recueil de poèmes, Du fuseau fileur de lin, est édité en 2004[2]. Entre-temps, elle reçoit le prix de Consécration de l'État du Valais en 2002.

Elle meurt à Cully en 2007, à l’Hôpital de Lavaux[2],[3]. Après sa mort, une fondation est créée avec pour buts de « conserver, protéger et exposer l'œuvre tant littéraire que picturale de Pierrette Micheloud, notamment par des publications d'inédits, des rééditions et des expositions ». Cette fondation décerne chaque année un prix à son nom, le prix de poésie Pierrette-Micheloud : deux années de suite, à un recueil en français paru dans l'année ; une année sur trois, à un poète d'expression française pour l'ensemble de son œuvre[1].

Ses archives littéraires sont déposées à la Médiathèque Valais à Sion.

PublicationsModifier

  • Elle, vêtue de rien, Éditions L’Harmattan, Paris, 1991
  • Entre la mort et la vie, Éditions Pourquoi pas, Genève, 1984
  • Les mots, la pierre, Éditions de la Baconnière, Neuchâtel, 1984
  • Valais de cœur, Éditions de la Baconnière, Neuchâtel, 1964
  • Du Fuseau fileur de lin, Éditions Monographic, Sierre, 2004
  • L’Ombre ardente, Éditions Monographic, Sierre, 1995
  • Saisons, Éditions Held, 1945
  • L’Enfance de Salmacis, poèmes dédiés à Leonor Fini et enrichis d'un dessin de celle-ci, Éditions Debresse, Paris, 1964
  • Tant qu’ira le vent, Éditions Seghers, Paris, 1966
  • Poésies, préface de Jean-Pierre Vallotton, L'Âge d'Homme, 1999.
  • En amont de l’oubli, Éditions L’Harmattan, Paris, 1993
  • Tout un jour, toute une nuit, Éditions de la Baconnière, Neuchâtel, 1974
  • Choix de poèmes (1952-2004), établi et présenté par Jean-Pierre Vallotton, l'Âge d'Homme, collection Poche Suisse no 271, Lausanne, 2011.
  • Mas de 100 poemas, traduction de José Luis Reina Palazon,e.d.a. Libros, Malaga (Espagne), 2012

Prix littérairesModifier

SourcesModifier

Liens externesModifier

RéférencesModifier

  1. a b c d et e « Pierrette Micheloud », sur la base de données des personnalités vaudoises sur la plateforme « Patrinum » de la Bibliothèque cantonale et universitaire de Lausanne.
  2. a b c d e f g et h Jelena Ristic, « Micheloud, Pierrette [Vex 1915 - Cully 2007] », dans Béatrice Didier, Antoinette Fouque et Mireille Calle-Gruber (dir.), Dictionnaire universel des créatrices, Éditions Des femmes, , p. 2915
  3. Caroline Rieder, « Effleurer les mots et les couleurs de Pierrette Micheloud », Tribune de Genève,‎ (lire en ligne)
  4. http://www.academie-francaise.fr/prix-archon-desperouses.