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Pierre Serne
Pierre Serne cacchia wikipedia.jpg
Pierre Serne en 2007.
Fonction
Conseiller régional d'Île-de-France
Val-d’Oise
depuis le
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (47 ans)
Nationalité
Formation
Activités
Autres informations
Parti politique

Pierre Serne est un homme politique français né le 28 mai 1972 à Bagnolet.

BiographieModifier

Formation et jeunesseModifier

Ancien élève de l'École normale supérieure (promotion L1991), il signe en 1993 avec d'autres élèves une pétition contre les crimes serbes en Bosnie-Herzégovine[1].

Également titulaire d'une maîtrise (Master 2) en histoire (1993)[2] et agrégé d'histoire (1994), il a d'abord été enseignant-chercheur à la Sorbonne en sociologie et en science politique[réf. nécessaire].

Carrière politiqueModifier

Il rejoint (en 2000) le cabinet de Dominique Voynet, alors ministre de l'environnement puis devient le conseiller politique d'Yves Cochet quand, à son tour, celui-ci devient ministre.

Pierre Serne est ensuite devenu le directeur de cabinet de Khadidja Bourcart, adjointe au maire de Paris chargée de l'intégration (entre 2003 et 2005).

Il est responsable de plusieurs associations humanistes, environnementales ou LGBT au niveau national ou européen comme la fondation Danielle-Mitterrand - France Libertés (depuis 2008[3]) ou l'ILGA-Europe (entre 2004[4] et 2014).

Candidat d'union des Verts et du Parti socialiste aux élections législatives de 2002, il arrive second à l'issue du 1er tour avec près de 21 % des voix et réalise un score de 43 % au 2e tour.

Il est à nouveau le candidat des Verts aux Élections législatives françaises de 2007 pour la 6e circonscription du Val-de-Marne (Saint-Mandé, Vincennes, Fontenay-sous-Bois).

Depuis 2001, il est conseiller municipal de la ville de Vincennes, dans le Val-de-Marne, où il vit depuis plus de 10 ans. À la tête d'une liste verte autonome, il avait alors obtenu 16 %. Dans le même temps il obtenait 44 % au deuxième tour de l'élection cantonale de Vincennes-Ouest. Il est à nouveau tête de liste en 2008 (liste Les Verts) et en 2014 (liste EELV/PS).

Il est ensuite directeur de cabinet adjoint de Denis Baupin, adjoint au maire de Paris chargé des déplacements (entre 2005 et 2008).

En 2010, il est élu conseiller régional d’Île-de-France sur la liste de 2e tour d'union de la gauche menée par Jean-Paul Huchon. En janvier 2012, il est élu 2e vice-président de la région chargé des transports et des mobilités et devient 1er vice-président du STIF (Syndicat des transports d'Île-de-France) dont il était administrateur. Il est depuis 2012 vice-président du GART (Groupement des autorités responsables de transport)[5]. Il a siégé pour représenter le STIF au conseil d'administration de SNCF Réseau en 2015[6]. Il est depuis septembre 2014 président du Club des villes et territoires cyclables[7]. Il a été nommé en janvier 2019 membre du Conseil National de l'Air comme représentant du GART[8].

En 2014, Anne Hidalgo accuse Pierre Serne d'avoir accepté une commande de bus diesel en échange d'avancées sur la question de la gratuité des transports[9] ; la polémique enfle mais finit par montrer que ce n'était pas le cas[10],[11].

En octobre 2015, usant de l'article 40 du code de procédure pénal, il saisit le procureur de la République de Paris du scandale des moteurs diesel soupçonnés de trucage du constructeur automobile Volkswagen ce qui déclenche l'action judiciaire en cours d'instruction[12].

Tête de liste de la liste EELV pour le Val-de-Marne lors des élections régionales de décembre 2015, il est au 2e tour tête de liste pour le Val d'Oise de la liste d'union de la gauche. Il est élu le 13 décembre 2015 et siège dans l'opposition depuis, au sein du groupe Alternative Écologique et Sociale (AES). Il est également réélu administrateur du STIF début 2016 au titre des représentants de la région.

Début 2017 s'installant à Montreuil il démissionne du conseil municipal de Vincennes[13]. Il est désigné comme candidat EELV et citoyen aux élections législatives de juin 2017 dans la 7e circonscription de Seine-Saint-Denis (Montreuil/Bagnolet). Il arrive en 5e position au premier tour avec un peu plus de 8 % des voix.

Lors de l'élection présidentielle de 2017, il est responsable, avec Christine Revault d'Allonnes-Bonnefoy, de la thématique Transports dans l'équipe de campagne de Benoît Hamon[14].

En décembre 2017, il intègre la coordination politique provisoire de Génération·s[15]. Il est ensuite confirmé au sein du Collectif National du nouveau parti après la convention de Grenoble du 1er juillet 2018 et en devient porte-parole national.

Le 25 janvier 2018 le tribunal administratif de Paris donne droit au recours qu'il a intenté contre la décision du 16 février 2016 du STIF (Île-de-France Mobilités), présidé par Valérie Pécresse, de supprimer la réduction solidarité transport aux précaires bénéficiaires de l'aide médicale d'État[16]. Cette victoire judiciaire qui oblige théoriquement le STIF à redonner la réduction de 50 % aux usagers en question (pour l'essentiel sans-papiers) occasionne un tollé politique au sein de la droite régionale[17] et un déchaînement de l'extrême droite dont certains membres vont jusqu'à l'injure homophobe et les menaces physiques contre Pierre Serne[18]. Ces injures et menaces reprennent avec virulence après la publication par Médiapart d'une enquête sur le réseau d'ultra-droite qui le cible[19] ce qui fait l'objet d'une nouvelle plainte et d'un suivi par les services français[20].

Lors des élections européennes du 26 mai 2019, Pierre Serne est candidat (en 9e position) sur la liste Printemps européen (Génération.S et Diem25) menée par Benoît Hamon, qui ne recueille que 3,27 % des voix.

Pierre Serne continue à enseigner, notamment à l'École nationale des ponts et chaussées, où il est maître de conférence[21] et à l'université Panthéon-Sorbonne[22].

OuvragesModifier

  • La Reconstruction des identités communistes (avec Michèle Bertrand, Gilles Campagnolo, Olivier Le Guillou, Esther Duflo), L'Harmattan, 1997
  • 100 ans 100 socialistes (avec Jean-Marc Binot, Denis Lefèbvre), Bruno Leprince, 2005 (ISBN 978-2909634944)
  • Les Verts ont 20 ans : petite histoire de l'écologie politique en France, CEDIS-Les Verts, 2004
  • Le Parti socialiste, 1965-1971, Encyclopédie du socialisme, 2003 (ISBN 978-2909634623)
  • Des Verts à EELV, 30 ans d'histoire de l'écologie politique, Les Petits matins, 2013 (ISBN 978-2-36383-128-6)

RéférencesModifier

  1. Voir sur lemonde.fr.
  2. Sous la dir. d'Antoine Prost, Le Nouveau Parti socialiste : d'Alfortville à Épinay (1969-1971) (mémoire de maîtrise en histoire), Paris, université Paris-I, , 216 p. (SUDOC 101789254).
  3. « Fonctionnement et composition du CA - France Libertés », sur www.france-libertes.org (consulté le 15 avril 2017).
  4. « 2004 », sur old.ilga-europe.org (consulté le 15 avril 2017).
  5. « GART Le bureau », sur gart.org.
  6. Décret du 13 juillet 2015 portant nomination au conseil d'administration de SNCF Réseau (lire en ligne).
  7. Azimut Communication, « Club des villes et territoires cyclables », sur villes-cyclables.org (consulté le 15 avril 2017).
  8. Arrêté du 8 janvier 2019 portant nomination au Conseil national de l'air (lire en ligne).
  9. « Pollution : Anne Hidalgo tacle le Vert Pierre Serne », sur lepoint.fr, (consulté le 17 février 2017).
  10. Samuel Laurent, « La mairie de Paris s'est-elle toujours opposée au diesel ? », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le 15 avril 2017).
  11. Le JDD, « Hidalgo et les écolos s'écharpent sur les bus diesel », sur lejdd.fr (consulté le 15 avril 2017).
  12. « La justice française se penche sur l’affaire Volkswagen », sur lesechos.fr, (consulté le 15 avril 2017).
  13. « Vincennes : le chef de file historique de l’opposition démissionne », leparisien.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 15 avril 2017).
  14. Voir sur benoithamon2017.fr.
  15. AFP, « Hamon structure son mouvement, rebaptisé "Générations" », sur lepoint.fr, (consulté le 30 janvier 2018).
  16. « REDUCTION TARIFAIRE DANS LES TRANSPORTS EN ILE-DE-FRANCE : », sur paris.tribunal-administratif.fr (consulté le 21 mars 2018)
  17. « Transports franciliens : la justice veut réinstaurer l'aide accordée aux sans-papiers », FIGARO,‎ (lire en ligne, consulté le 21 mars 2018).
  18. « Un élu francilien porte plainte contre un site d’extrême droite après des insultes homophobes », Libération.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 21 mars 2018).
  19. Voir sur mediapart.fr.
  20. Voir sur 20minutes.fr.
  21. « Pierre SERNE », sur enpc.fr (consulté le 24 juin 2019).
  22. Voir sur pantheonsorbonne.fr.

Liens externesModifier