Pierre Dugied

médecin français
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Pierre Dugied
Nom de naissance Pierre Hugues Dugied
Naissance
Auxonne
Décès
Cannes
Nationalité Drapeau de la France France
Diplôme
Docteur en médecine
Profession
Médecin
Autres activités
Carbonaro, saint-simonien, journaliste et homme politique.
Conjoint
Adèle Martin artiste peintre

Pierre Dugied (ou Duguied) (1798-1879), Après une jeunesse tumultueuse où il participe activement à la charbonnerie et au mouvement saint-simonien, il retourne en Côte d'Or et devient médecin, notable catholique à Dijon.

BiographieModifier

Pierre Dugied (ou Duguied) est fils d'un négociant et propriétaire, il fait ses études au lycée de Dijon.

JeunesseModifier

Pierre Dugied, avec ses amis Saint-Amand Bazard, Philippe Buchez et Nicolas Joubert, entre dans différentes sociétés secrètes. En juin 1820 ils participent à la création de la loge des « Amis de la Vérité », il ne faut pas en déduire qu'ils deviennent strictement maçon et que telle est leur intention, les difficultés qu'ils ont à faire reconnaître leur loge auprès du Grand Orient, souligne le décalage de leurs aspirations, plutôt républicaines voir simplement « tout sauf les Bourbons »[1]. Peu de temps après sa création la loge prend, le 19 août, une part active à la « conspiration militaire du bazard »[2], après son échec, des membres compromis se réfugient en Italie.

Dugied et Joubert se retrouvent à Naples en pleine révolution, ils sont initiés aux secrets de la carbonaria, l'échec de ce mouvement active leur retour en France. Dugied rapporte les statuts de l'organisation italienne. Une première réunion a lieu au domicile de Buchez, on y retrouve des membres de la loge : Rouen aîné avocat des étudiants en droit, Limperani, Guinard, Sautelet, Sigond étudiant en médecine, et deux employés de l'octroi Bazard et Flottard. Ils décident de traduire les documents et quelque temps plus tard ils fondent la Charbonnerie française. Dugied fait partie de ceux qui vont exporter le mouvement en province, il va en Côte-d'Or[3].

Saint-simonienModifier

Membre du Collège, instance dirigeante saint-simonienne. Avec Carnot il est directeur de l'enseignement d'un secteur de la doctrine du mouvement : Les vues de la doctrine sur la science et la législation considérée comme moyen d'éducation. Il va avec Pierre Leroux, Hippolyte Carnot, Margerin et Paul-Mathieu Laurent en croisade en Belgique. Lors de la scission entre Prosper Enfantin et Saint-Amand Bazard, il se retire avec Pierre Cazeaux, Carnot, Henri Fournel et sa femme Cécile, Adolphe Guéroult, Bazard et sa femme Claire.

Médecin CatholiqueModifier

Pierre Dugied se marie en 1837 avec Adèle Martin, artiste peintre.

À Dijon[4], le Docteur Pierre Dugied, converti Catholique[5], est l'un des fondateurs de la Conférence de Saint-Vincent de Paul. En 1844, il participe à la reprise du journal « Le Spectateur »[6], une publication à parution tri-hebdomadaire dont l'objet est « de servir avant tout et sans aucun esprit de parti les intérêts de la religion catholique » le clergé y joue un rôle prépondérant aux côtés d'« hommes d'œuvres ».

PublicationModifier

  • De l'extinction de la mendicité à Dijon et de quelques autres questions qui s'y rattachent, Dijon, 1853[7].

Notes et référencesModifier

  1. Cette histoire est largement publiée du fait des enquêtes policières et des procès survenus après chacun des échecs. En 2004 Bernard Gainot, Pierre Serna, Secret et République: 1795-1840, revisitent cette histoire et insistent sur le côté non conventionnel des motivations de ce groupe de jeunes gens.
  2. Alfred François Nettement, Histoire de la Restauration, J. Lecoffre et Cie, 1866, p. 457 lien Google livres du 05/08/2009.
  3. Pierre Zaccone
  4. Jean Gaumont
  5. Pierre Levêque, La Bourgogne de la Monarchie de Juillet au Second Empire : méthodologie et statistiques, Université de Lille III, 1980 (Google Libres)
  6. Pierre Lévêque, La Bourgogne de Lamartine à nos jours, p. 158 Google Livres lien du 05/08/2009
  7. Cité par : Jean-Claude Caillaux, René Rémond, Louis Join-Lambert, Michel Vovelle, International Movement ATD Fourth World, Université de Caen, Démocratie et pauvreté : du quatrième ordre au quart monde, Albin Michel, 1991. (ISBN 978-2-226-05307-7) (Google Livres)

BibliographieModifier

  • Bernard Gainot, Pierre Serna, Secret et République: 1795-1840, Faculté des lettres de Paris. Institut d'histoire de la Révolution française, Centre d'histoire espaces et cultures, Presses Universitaire Blaise Pascal, 2004. (ISBN 9782845162532) (Google Livres)
  • Pierre Zaccone, Histoire de l'Inquisition, des Jésuites et des Francs-maçons: suivi de l'histoire des sociétés politiques et religieuses, des Francs-juges, des Templiers, du Conseil des dix, des Carbonari, des Étrangleurs, etc., etc. : terminée par un précis historique sur le Compagnonnage et par l'histoire de ..., P.H. Krabbe, 1852
  • Jean Jaurès, Gabriel Deville, Paul Brousse, Henri Turot, René Viviani, Eugène Fournière, Georges Renard, Albert Thomas, Louis Dubreuilh, John Labusquière, Histoire socialiste, 1789-1900, J. Rouff, 1901.
  • Jean Maitron, notice P. Dugiez, Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français.
  • Pierre Lévêque, La Bourgogne de Lamartine à nos jours, Éditions universitaires de Dijon, 2006, p. 158 (ISBN 2915552363).
  • Jean Gaumont, d'une croyance à l'autre, Pierre Dugied (1798-1879). (Centre d'études bourguignonnes, Dijon, notes sur l'article: v. 24, Annales de Bourgogne: revue historique, Centre d'études bourguignonnes, 1952. « Ville de Dijon (30000fr.) à une œuvre inédite a décerné ce prix le 8 février 1952, à M. Jean Gaumont, pour une biographie manuscrite : D'une croyance à l'autre : Pierre Dugied (1798-1879) » lien Google livres du 05/08.2009.)

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Lien externeModifier