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Pierre David-Weill

homme d'affaires français

BiographieModifier

Pierre David-Weill est le fils de David David-Weill (1871-1952), président de la banque Lazard Frères, et de Flora Raphaël.

Il suit ses études au lycée Carnot et au lycée de Neuilly, obtient une licence de la Faculté de droit de Paris et sort diplômé de l'École libre des sciences politiques.

En 1932, Pierre David-Weill se marie avec Berthe Haardt (1897-1985), divorcée du baron Napoléon Émile Gaillard[2] et nièce de Georges-Marie Haardt, avec qui il a un fils, Michel David-Weill (né en 1932), et une fille, Éliane David-Weill (née en 1935), mariée au comte Roland de Solages, petit-fils du marquis Jérôme Ludovic de Solages et de Gaston Goüin.

Le banquierModifier

Pierre David-Weill suit les pas de son père en devenant « partenaire » en 1927 au sein du bureau de Paris de la banque familiale, dirigée à l'époque par Raymond Philippe.

En , il est admis au conseil d'administration de la Société de construction des Batignolles en tant que représentant des intérêts de la banque Lazard Frères. Il est également administrateur entre autres de la Banque de l'Indochine, de la Banque de Paris et des Pays-Bas, de Rhône-Poulenc, de Canadian Eagle Oil, de Mexican Eagle Oil.

Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate et que la France est envahie par les nazis en 1940, Pierre David-Weill et sa famille sont contraints de partir pour les États-Unis pour échapper à l'Occupation et aux lois du régime de Vichy. Ils sont accompagnés par l'un des partenaires les plus emblématiques de la banque, André Meyer.

Là-bas, Pierre David-Weill prend la direction des bureaux basés à New York. Il y reste jusqu'à la Libération, en 1944. En rentrant à Paris, il laisse à André Meyer la charge de la filiale américaine, ainsi qu'à Felix Rohatyn, avec qui il développe ensuite les activités de Lazard Frères pour en faire une des banques d'investissement les plus prestigieuses.

Malgré sa conversion au catholicisme au milieu des années 1960, il est enterré avec sa femme dans la section juive du cimetière du Montparnasse à Paris.

Le mécèneModifier

Membre de l'Institut de France (élu membre titulaire de l'Académie des beaux-arts, au fauteuil d'André Arbus, le 13 mai 1970), il a créé, en 1971, un prix de dessin portant son nom[3] décerné par l'Académie des beaux-arts.

Notes et référencesModifier

  1. Voir le commentaire sur le livre L'Esprit en fête de Michel David-Weill sur le site de Connaissance des arts.
  2. [1] Martine Orange, Ces Messieurs de Lazard, Albin Michel, 1 septembre 2014, chap. IX, 352 p.
  3. Sur le site de l'Académie des beaux-arts.

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  • Henri Coston, Les financiers qui mènent le monde, Librairie Française, Paris 1955
  • Henri Coston, Le Secret des dieux, 1968
  • Georges Cheyssial, Funérailles de M. Pierre David-Weill,... en l'église Saint-Thomas d'Aquin, le 17 janvier 1975: Institut de France, Académie des beaux-arts, discours, Institut de France, 1975
  • Guy-Alban de Rougemont, Lazard Frères: Banquiers des Deux Mondes (1848-1939), Fayard, 2011

Liens externesModifier