Pierre-Bernardin Thierry de La Prévalaye

Pierre-Bernardin Thierry
Marquis de La Prévalaye
Naissance
Rennes
Décès (à 75 ans)
Rennes
Origine Français
Allégeance Drapeau du royaume de France Royaume de France
Arme Pavillon de la marine royale française Marine royale française
Grade Chef d'escadre des armées navales
Années de service 1729
Commandement Directeur et commandant de la marine à Brest
Distinctions Commandeur de Saint-Louis

d'azur, à 3 têtes de lévrier d'argent, colletées chacune d'un collier de gueules bouclé et cloué d'or[1].

Pierre-Bernardin Thierry, marquis de La Prévalaye, de la Roche et de Montbourcher, né le à Rennes[2] et mort dans la même ville le , est un officier de marine et aristocrate français du XVIIIe siècle. Il sert dans la Marine royale et termine sa carrière avec le rang de chef d'escadre des armées navales et Commandeur de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis. Il est directeur du port et commandant de la marine à Brest.

BiographieModifier

 
La bataille des Cardinaux, à laquelle participe Pierre-Bernardin Thierry de La Prévalaye en 1759.

Pierre-Bernardin Thierry est issu de la famille Thierry (parfois orthographiée Thiéry), une famille bretonne enrichie grâce au commerce — les Thierry seront notamment les principaux banquiers d'Anne de Bretagne[3] — et anoblie. Elle tire son nom du fief de la Prévalais (également orthographié La Prévalaye), situé à « une lieue au Sud-Ouest de Rennes »[4]. Fils de François-Hyacinthe Thierry, seigneur de La Prevallais et de sa femme, Perrine de La Roche-Macé. Son père, est « capitaine des vaisseaux du Roi » et chevalier de Saint-Louis.

Il entre dans la Marine du Roi à dix-huit ans et intègre une compagnie de gardes de la Marine le [5]. Il gravit alors un par un les échelons de la hiérarchie de ce corps. Promu enseigne de vaisseau le . En 1742, il sert au Canada. Il est fait lieutenant de vaisseau le . En 1755, il retourne au Canada au sein de la flotte placée sous les ordres de Dubois de La Motte. Il commande à cette occasion La Brune (en), une frégate de 32 canons[6] et reçoit à son retour une commission de capitaine de vaisseau le . Il reçoit le commandement de la station des Antilles.

Nommé commandant de l’Éveillé, il participe à la bataille des Cardinaux, le .

Élevé au rang de chef d'escadre des armées navales en 1776, il est nommé la même année directeur du port et de l'arsenal de Brest. En 1778, il est chargé de superviser l'armement de la flotte envoyée soutenir les Insurgents américains révoltés dans les Treize colonies[7]. Il est fait Commandeur de Saint-Louis en 1779[8].

Mort la veille dans son hôtel paroisse St-Étienne, il est inhumé le dans son enfeu en l'église Toussaints de Rennes « en présence de Messeigneurs les commissaires des États et du clergé »[9].

Mariage et descendanceModifier

En 1742, il épouse Marie Jeanne Geneviève de Robien (née en 1724). De cette union naissent deux garçons et deux filles :

Notes et référencesModifier

  1. Père Louis Lainé, Archives généalogiques et historiques de la noblesse de France […], Paris , 1829 [lire en ligne], p. 90
  2. Archives municipales de Rennes, registres numérisés de la paroisse Toussaints, baptêmes de l'année 1711, vue 91/172 de la numérisation.
  3. Xavier Ferrieu, Histoire de Rennes, Editions Jean-paul Gisserot, 2001, 127 pages, [lire en ligne], p. 33
  4. Pierre Bruno Jean de La Monneraye, Souvenirs de 1760 à 1791, [lire en ligne], p. 347
  5. Lacour-Gayet 1910, p. 526.
  6. Louis Antoine de Bougainville, Écrits sur le Canada : mémoires-journal-lettres, [lire en ligne], p. 206
  7. (en) James Grant Wilson, John Fiske, Charles Dick Appletons' cyclopaedia of American biography, vol. 5, 1915, p. 116
  8. Pol Potier de Courcy, Nobiliaire et armorial de Bretagne, A. Aubry, 1862, [lire en ligne]
  9. Archives municipales de Rennes, registres numérisés de la paroisse Toussaints, sépultures de l'année 1786, vue 22/26 de la numérisation.
  10. Georges François Pottier, « Boniface de Mirabeau, Adélaïde de Robien, destins croisés », Mémoires de l’Académie des Sciences, Arts et Belles-Lettres de Touraine, tome 28, 2015, p. 58.

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

Article connexeModifier