Phoronée

personnage de la mythologie grecque

Phoronée (en grec ancien Φορωνεύς / Phorôneús) est un personnage de la mythologie grecque.

Phoroneus ou la Législation. Sculpture d'Andrea et Nino Pisano (1348-1350) Côté sud du Campanile de Giotto.

La tradition argienne le définit comme étant le fils du dieu fleuve Inachos et de la nymphe Mélia[1], roi du Péloponnèse, ainsi que comme le premier roi d'Argos[2]. Il épouse la nymphe Cerdo, avec qui il conçoit Gar, Pélasgos, Iasos et Agénor. Platon le nomme brièvement dans le Timée [3].

MytheModifier

Il est présenté comme le premier homme[4],[5], vivant à l'aube de l'humanité et contemporain d'un âge d'or révolu. Il est dit inventeur de la vie civilisée, ayant regroupé les hommes pour les faire vivre en société dans la « ville de Phoroneus », qui prit ensuite le nom de son petit-fils : le roi Argos[1],[6] ; la légende dit qu'il leur avait procuré le feu descendu du ciel sur la terre d'Argos et conservé dans le temple d'Apollon Lykios. Hygin[7] le désigne comme le fondateur du culte d'Héra et le premier détenteur du pouvoir royal octroyé par Zeus en récompense de sa piété. La tradition lui attribue aussi l'invention des tribunaux, peut-être à la suite de l'assassinat de son fils Apis, que la tradition désigne comme le premier meurtre perpétré par les humains à la fin de l'âge d'or. Phoronée, cher à Zeus et à Héra, est resté une figure importante d'Argos et on rendait encore un culte funéraire à son tombeau à l'époque de Pausanias. L’historien Acousilaos avait raconté dans ses écrits le mythe de Phoronée.

Notes et référencesModifier

  1. a et b Apollodore, Bibliothèque [détail des éditions] [lire en ligne], 2, 1, 1.
  2. Pausanias, Description de la Grèce [détail des éditions] [lire en ligne], 2, 15, 5.
  3. Platon, Timée [détail des éditions] [lire en ligne], 22 a.
  4. Platon 2008, p. 2179.
  5. Certaines versions mythiques évoquent Deucalion, d’autres Phoronée.
  6. Pausanias, Description de la Grèce [détail des éditions] [lire en ligne], 2, 22, 5.
  7. Fabulae, 143.

BibliographieModifier