Pavillon de Flore

partie du palais du Louvre

Sous ciel gris, un bâtiment classique couronne un jardin de pelouses vertes, bosquets et statues.
Le pavillon de Flore, vu du jardin des Tuileries en 2019.
Plan du palais du Louvre, le pavillon de Flore figure en rouge, en bas à gauche.

Le pavillon de Flore est un bâtiment du palais du Louvre, qui faisait partie autrefois du palais des Tuileries, à Paris. Il constitue aujourd'hui, comme pendant du pavillon de Marsan, l'extrémité du Louvre. Le pavillon de Flore est aujourd'hui relié au reste du palais par l'aile de Flore. C'est par lui que l'on découvre le Louvre lorsque l'on remonte la Seine. Le pavillon tire son nom du groupe Le Triomphe de Flore sculpté par Carpeaux qui fait face au pont Royal.

Le premier pavillonModifier

 
Anonyme, Le Pont Royal et le Pavillon de Flore en 1814, dessin à la plume et lavis à l'encre brune, Paris, BnF.)

Pavillon de l'ÉgalitéModifier

Situé à l'angle du palais des Tuileries (côté Seine), le pavillon de Flore est débaptisé sous la Révolution française pour devenir le « pavillon de l'Égalité ».

Lors de l'emprisonnement de la famille royale au palais des Tuileries, la princesse de Lamballe occupa le rez-de-chaussée du pavillon et Madame Élisabeth, le premier étage.

Les comitésModifier

Plusieurs comités du gouvernement révolutionnaire étaient installés au pavillon de Flore, à l'époque de la Convention nationale, notamment le comité des monnaies, le comité de liquidation et examen de comptes, mais surtout le comité de salut public.

Chaque comité occupait coins et recoins du vaste bâtiment sans pouvoir tenir tous puisque le Comité de sûreté générale, capital dans la marche du pouvoir, surtout lorsque la Terreur fut à l'ordre du jour, devait se contenter de l'hôtel de Brionne, implanté au bord de la place du Carrousel. Un couloir de planches le reliait au palais des Tuileries.

Comité des MonnaiesModifier

Il était installé au rez-de-chaussée, qui fut habité entre le et le , par la princesse de Lamballe.

Comité de liquidationModifier

Il occupait, au premier étage, l'ancien appartement de Madame Élisabeth.

Comité de salut publicModifier

Principal comité du gouvernement révolutionnaire et le plus connu, il était installé dans les appartements de la reine Marie-Antoinette, situés au rez-de-chaussée de la partie méridionale du palais des Tuileries (contre le pavillon de Flore). Lui aussi, peu à peu, gagne l'appartement de Louis XVI à l'entresol.

On y pénétrait par un escalier donnant accès aux deux premières baies, côté Carrousel, et près du pavillon de Flore, mais les salles de réunions donnaient sur le jardin.

Le pavillon actuelModifier

 
Le pavillon de Flore, de nos jours.

Le pavillon de Flore actuel est une copie du précédent, démoli sous Napoléon III et reconstruit en 1864, sous la direction de l'architecte Hector-Martin Lefuel. Il est notamment orné des sculptures de Jean-Baptiste Carpeaux, dont son Triomphe de Flore. Au cours du XXe siècle, il abritait, entre autres départements, l'espace d'exposition temporaire du cabinet des arts graphiques, les peintures de l'école espagnole du XVIIe siècle et les sculptures du XIXe siècle[1], lesquelles bénéficiaient alors de la triple exposition de l'éclairage naturel de l'étage.

Il est aujourd'hui en grande partie occupé par le Centre de recherche et de restauration des musées de France, ainsi que par des logements de fonction des responsables du musée du Louvre et une partie de l’École du Louvre.

Notes et référencesModifier

  1. Celles de la seconde moitiée du XIXe siècle ont été transférées en 1986 au musée d'Orsay (cf. « Collections, départements et domaine. Département des Sculptures » sur louvre.fr.