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Pauline von Metternich

Pauline von Metternich
Pauline Sandor Princess Metternich.jpg
La Princesse Metternich. Portrait par Franz Xaver Winterhalter, 1860
Titre de noblesse
Princesse
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Activité
Famille
Père
Mère
Maria Eleonore Gräfin von Kaunitz Rietberg (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint

Pauline Clémentine Marie Walburge, comtesse Sándor von Szlavnicza puis princesse de Metternich-Winneburg zu Beilstein, née le 25 ou 26 février 1836 à Vienne et morte le 18 ou 28 septembre 1921 dans la même ville, est une dame autrichienne célèbre pour son salon parisien pendant le Second Empire.

BiographieModifier

Du côté maternel, Pauline von Metternich était la petite-fille du chancelier d'État autrichien, le prince Klemens Wenzel von Metternich (1773-1859). Ses parents étaient la princesse Léontine de Metternich (1811-1861) et le comte Moric Sándor de Szlavnicza (1805-1878).

En 1856, elle épousa son oncle Richard Klemens prince de Metternich (1829-1895), autrefois envoyé autrichien à Dresde chargé de la représentation diplomatique chez toutes les cours saxonnes de l'époque. Par ce mariage, l'ancien chancelier devint aussi le beau-père de la princesse. À partir de 1859, Richard représenta l'Autriche comme ambassadeur à Paris, où son épouse entretint un salon littéraire rapidement célèbre et dont le style typique du Second Empire fut imité par toute l'aristocratie européenne.

En 1871, Richard fut rappelé à Vienne où Pauline continua à rassembler autour d'elle un cercle exquis d'hôtes. Elle parlait le français comme sa langue maternelle et était un être vif, joyeux et communicatif, toujours prête à s'engager pour le beau et pour l'esprit. Paradoxalement, c'était précisément une dame autrichienne d'origine germano-hongroise qui devait élever la culture salonnière du Second Empire français à son plus haut et lui donner quelques traits de caractère ineffaçables.

Vie mondaineModifier

Engagement pour Richard WagnerModifier

Étant « ambassadrice » et grande dame à Paris, Pauline entretenait des relations amicales avec l'empereur Napoléon III autant qu'avec l'impératrice Eugénie qui l'appréciaient beaucoup et lui confiaient même des secrets politiques. L'empereur galant aimait faire la cour à la jeune et belle princesse, qui s'intéressait aux beaux arts et jouait du piano à un niveau remarquable. C'est son intervention résolue qui poussa Napoléon à faire donner la première du Tannhäuser de Richard Wagner, dont elle était un fervent défenseur, à l'opéra de Paris en 1861[1] - décision qui rencontra une forte opposition dans la haute société de Paris, surtout au Faubourg Saint-Germain traditionnellement ennemi des influences allemandes en France. Wagner déclara ainsi que « c'étaient au fait deux dames du monde qui l'avaient protégé chez leurs souverains et, par cela, généré son plus grand succès : la princesse Pauline chez Napoléon III, et la comtesse Schleinitz chez l'empereur Guillaume Ier d'Allemagne[2]. »

Engagement philanthropeModifier

Bien qu'elle fût principalement salonnière, Pauline s'engagea aussi dans la philanthropie, par exemple dans l'entretien de la polyclinique générale à Vienne. De même, elle initia le corso fleuri dans le Prater. Ses efforts civiques lui valurent la reconnaissance populaire. À cause de son penchant pour le commérage, elle fut ironiquement appelée « Mauline Petternich » (par allusion au mot allemand pour « gueule » : Maul). Réputée pour son esprit capricieux et sa beauté rayonnante, elle inspira beaucoup d’artistes, tels Edgar Degas et Eugène Boudin, qui firent son portrait. Au tournant du siècle qui vit l’assassinat de l’impératrice Elisabeth en 1898, elle était la doyenne de la cour de Vienne.

À Vienne, elle logeait au Palais Metternich-Sándor dans le troisième arrondissement qui fut complètement démoli après la Deuxième Guerre mondiale.

DescendanceModifier

Avec Richard, Pauline de Metternich eut trois filles dont la benjamine mourut à la naissance.Elle perdit aussi la cadette qui mourut à l'âge de 28 ans en 1890 :

  • Sophie, princesse de Metternich-Winneburg (1857-1941) épouse en 1878 François Albert d'Oettingen-Oettingen et d'Oettingen-Spielberg (1847-1916) d'où postérité,
  • Antoinette Pascaline, comtesse Metternich Sándor-von Winneburg (1862-1890),
  • Clementine Marie, comtesse Metternich Sándor-von Winneburg (*/† 1870).

Notes et référencesModifier

  1. Cf. Carl Friedrich Glasenapp, Das Leben Richard Wagners, Leipzig 41905, vol. 3, p. 250.
  2. Cf. Cosima Wagner, Die Tagebücher, Munich 1976 suiv., vol. 2, p. 347 (10 mai 1879). Traduit de l'original allemand.

SourcesModifier

  • (de) Neue Deutsche Biographie, vol. 17, p. 233 article familial, 236*, 243 suiv.
  • (de) Article dans la Deutsche Biographische Enzyklopädie

Voir aussiModifier

MémoiresModifier

  • Éclairs du passé (1859-1870), Vienne,
  • (de) Erinnerungen, Vienne, (ISBN 3-8000-3263-5)
  • Souvenirs d'enfance et de jeunesse (Geschehenes, Gesehenes, Erlebtes), 1845 - 1863
  • My years in Paris, 1922

BibliographieModifier

  • Octave Aubry, L'Impératrice Eugénie, Paris,
  • Jules Gesztesi, Pauline Metternich. Ambassadrice aux Tuileries, Paris,
  • (de) Theophila Wassilko, Fürstin Pauline Metternich, Munich,
  • (de) Brigitte Hamann, Elisabeth. Kaiserin wider Willen, Vienne,

Liens externesModifier

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