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Des danseurs devant le palais royal lors de la fête de l'Assomption, le 15 août 2019. Chaque village de Wallis y présente des danses.

Le Palais royal d'Uvea est le siège du Lavelua, le roi coutumier d'Uvea, sur l'île de Wallis. Il se situe à Mata Utu, le chef-lieu du territoire d'outre-mer de Wallis-et-Futuna.

La population wallisienne réunie devant le palais royal d'Uvea en 1900.

Le palais se trouve devant la place Sagato-Soane (saint Jean, en wallisien), non loin de la cathédrale de Mata-Utu. C'est là que se déroulent la plupart des cérémonies officielles et traditionnelles, comme l'intronisation d'un nouveau Lavelua[1], la fête du territoire, la cérémonie du 14 juillet, etc. C'est un lieu politique de très haute importance. Lors des cérémonies, les différents acteurs du territoire (Lavelua et chefs coutumiers, évêque, préfet...) sont assis devant le palais royal.

Des cochons et des nattes disposés sur le sol en face du palais royal lors d'un katoaga, fête traditionnelle wallisienne.

ConstructionModifier

Sa construction est terminée sous le règne d'Amelia Tokagahahau Aliki. En effet, en 1876, l'évêque Pierre Bataillon avait convaincu les autorités coutumières de le faire édifier grâce aux corvées villageoises[2]. Le but de ce palais était de « donner à la grande chefferie de Wallis les apparences d’une royauté à l’occidentale afin que les officiers des marines de guerre européennes reconnaissent les Lavelua (...) comme des chefs d’État capables de signer des traités de commerce ou d’alliance »[3].

Le palais royal est reconstruit alors que le compte Daudun de Kéroman est résident (1892-93)[4].

Construit en pierre, le palais comporte un étage et une véranda[3].

RéférencesModifier

  1. René Lataste, « Wallis Uvea : un deuxième Roi intronisé », Wallis et Futuna 1re, (consulté le 9 mai 2017).
  2. Frédéric Angleviel, Les missions à Wallis et Futuna au XIXe siècle, Talence, Centre de recherche des espaces tropicaux, coll. « Îles et archipels » (no 18), , 243 p. (ISBN 2-905081-25-2), p. 158.
  3. a et b Frédéric Angleviel, « Wallis-et-Futuna : l’alliance de la grande chefferie et de la croix dans la République », dans Florence Faberon (dir.) et Jean-Yves Faberon (dir.), Religion et société en Nouvelle-Calédonie et en Océanie (actes du colloque pluridisciplinaire éponyme organisé les 16 et 17 août 2013 à Nouméa par la Maison de la Mélanésie), Clermont-Ferrand, Centre Michel de l'Hospital, 484 p. (ISBN 978-2-912589-38-5, lire en ligne), p. 146.
  4. Jean-Claude Roux, Wallis et Futuna : espaces et temps recomposés : chroniques d'une micro insularité, Talence, Centre de recherche sur les espaces tropicaux, coll. « Îles et archipels » (no 21), , 404 p. (ISBN 2-905081-29-5, lire en ligne), p. 61.