Palès
Déesse de la mythologie romaine
Image illustrative de l’article Palès
Caractéristiques
Fonction principale Déesse des troupeaux et des bergers
Lieu d'origine Rome antique
Période d'origine Antiquité
Culte
Lieu principal de célébration Rome
Date de célébration 21 avril, au cours des Palilies
Mentionné dans Métamorphoses d'Ovide
Symboles
Animal moutons

Palès, quelquefois confondue avec Cérès ou même Cybèle, est la déesse des bergers chez les Romains. Elle protège les troupeaux et préside à l'économie rurale en général : les bergers et les cultivateurs sont appelés élèves ou favoris de Palès par les poètes.

Considéré comme masculin par certaines sources et féminin par d'autres, Palès peut être au singulier ou au pluriel en latin, et fait référence au moins une fois à une paire de divinités. Il y en effet deux Palès, l'une préside à la saillie des brebis en avril, l'autre à celle des vaches en juillet[1].

CulteModifier

En l'honneur de cette déesse, les Romains célébraient chaque 21 avril les Palilies. Les bergers la solennisaient pour chasser les loups et les écarter de leurs troupeaux. Dès le matin de ce jour, le peuple procédait à sa purification avec différents parfums ; on purifiait aussi le bercail et les troupeaux avec de l'eau, du soufre, du pin, du laurier et du romarin dont la fumée se répandait dans la bergerie. Ensuite on faisait un sacrifice non sanglant à la déesse ; on lui offrait du lait, du vin cuit et du millet, puis suivait un festin. Ces cérémonies étaient accompagnées d'instruments de musique, tels que flûtes, cymbales et tambours. Les Palilies coïncidaient avec le jour anniversaire de la fondation de Rome par Romulus[2].

Palès dans la cultureModifier

EntomologieModifier

AnnexesModifier

Sources antiquesModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

  1. Georges Dumézil, La religion romaine archaïque, 2e édition revue et corrigée, Paris : éditions Payot, 1974, p.386.
  2. Ovide, Métamorphoses, XIV, 774-775.