Ouvrage du Col-de-Buffère

Ouvrage du Col-de-Buffère
Type d'ouvrage Petit ouvrage d'infanterie
Secteur
└─ sous-secteur
secteur fortifié du Dauphiné
└─ sous-secteur Haute-ClaréeGuisane,
quartier Buffère–Granon
Numéro d'ouvrage O 208
Année de construction 1937-1940 (inachévé)
Régiment 82e BAF
Nombre de blocs 3
Type d'entrée(s) Entrée par un bloc (casemate)
Effectifs 1 officier et 40 hommes
Coordonnées 44° 59′ 25,16″ nord, 6° 33′ 34,74″ est

L'ouvrage du Col-de-Buffère est une fortification faisant partie de la ligne Maginot, située sur la commune de Névache, dans le département des Hautes-Alpes.

Il s'agit d'un petit ouvrage d'infanterie, dont la construction commence seulement en 1937 ; l'ouvrage est inachevé en 1940.

DescriptionModifier

L'ouvrage est construit à 2 415 mètres d'altitude sur le versant nord du col de Buffère (situé à 2 427 mètres), dominant le vallon de Buffère. Le col permet de rejoindre par un sentier Le Monêtier-les-Bains.

Position sur la ligneModifier

L'ouvrage couvre un des accès à la vallée de la Guisane, qui mène à Briançon.

Blocs et souterrainModifier

L'ouvrage du Col-de-Buffére est un ouvrage d'infanterie comptant trois blocs.

Le bloc 1, à l'extrémité ouest de l'ouvrage, sert d'entrée, avec pour sa défense rapprochée un créneau pour fusil mitrailleur en caponnière et une cloche GFM sur les dessus.

Le bloc 2 devait être une casemate d'infanterie située à l'est de l'ouvrage et tirant en flanquement vers les Sagnes. Si la fouille a été réalisée, le béton n'a pas été coulé. Un créneau pour jumelage de mitrailleuses a été installé à l'emplacement prévu pour le bloc, bouchant le débouché de la galerie[1].

Le bloc 3 devait être une autre casemate, au nord, flanquant le vallon de Buffére. Le bloc n'a pas été construit, mais a été remplacé par un blockhaus MOM comportant un créneau pour fusil mitrailleur.

L'ensemble est complété par une cheminée et par une sortie de secours[2].

HistoireModifier

Pour la défense du col de Buffère, la Commission d'organisation des régions fortifiées (CORF) envisageait la construction d'un petit ouvrage d'infanterie. L'avant-projet établi par la direction du génie de Briançon le (no 679/S) prévoyait quatre blocs :

  • une entrée sud-ouest avec casemate pour deux mortiers de 75 mm tirant vers le nord ;
  • un observatoire ;
  • un bloc C avec deux mitrailleuses sous casemate, orienté au nord ;
  • un bloc D avec une mitrailleuse orientée vers le nord-est, un mortier de 81 mm vers l'est et un fusil mitrailleur tirant à revers[1].

Par manque de financement, la construction de l'ouvrage est tardive, à partir de 1937, exécutée par de la main-d'œuvre militaire (MOM). L'ensemble est inachevé en  ; l'observatoire et les deux casemates ne furent jamais construits. Le commandant était le sous-lieutenant de Vaumas.

Notes et référencesModifier

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Jean-Yves Mary, Alain Hohnadel, Jacques Sicard et François Vauviller (ill. Pierre-Albert Leroux), Hommes et ouvrages de la ligne Maginot, Paris, éditions Histoire & collections, coll. « L'Encyclopédie de l'Armée française » (no 2) :
    • Hommes et ouvrages de la ligne Maginot, t. 2 : Les formes techniques de la fortification Nord-Est, , 222 p. (ISBN 2-908182-97-1) ;
    • Hommes et ouvrages de la ligne Maginot, t. 4 : la fortification alpine, , 182 p. (ISBN 978-2-915239-46-1) ;
    • Hommes et ouvrages de la ligne Maginot, t. 5 : Tous les ouvrages du Sud-Est, victoire dans les Alpes, la Corse, la ligne Mareth, la reconquête, le destin, , 182 p. (ISBN 978-2-35250-127-5).

Articles connexesModifier