Ouahigouya

Ouahigouya
Ouahigouya
Vue de Ouahigouya (2005)
Administration
Pays Drapeau du Burkina Faso Burkina Faso
Région Nord
Province Yatenga
Département
ou commune
Ouahigouya
Démographie
Population 73 153 hab. (2006[1])
Géographie
Coordonnées 13° 35′ 00″ nord, 2° 25′ 00″ ouest
Divers
Indicatif téléphonique +226 24 55
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Burkina Faso
Voir sur la carte administrative du Burkina Faso
City locator 12.svg
Ouahigouya
Géolocalisation sur la carte : Burkina Faso
Voir sur la carte topographique du Burkina Faso
City locator 12.svg
Ouahigouya
Liens
Site web Site officiel

Ouahigouya est le chef-lieu du département de Ouahigouya dans la province du Yatenga de la région Nord au Burkina Faso. La ville par son importance est l'une des cinq grandes villes du pays, regroupant 73 153 habitants lors du dernier recensement national de 2006[1].

GéographieModifier

SituationModifier

D'un point de vue routier, Ouahigouya se trouve à 185 km au nord de Ouagadougou, la capitale, sur la route nationale 2 qui continue vers la frontière avec le Mali, à 40 km au nord en direction de Bankass, et à 360 km au nord-est de Bobo-Dioulasso, sur la route nationale 10. Elle est également traversée par la route nationale 15 qui la relie à Pouytenga (via Kongoussi et Kaya).

ClimatModifier

Ouahigouya est doté d'un climat de steppe sec et chaud, de type BSh selon la classification de Köppen, avec des moyennes annuelles de 28,7 °C pour la température et de 599 mm pour les précipitations[2].

SecteursModifier

Ouahigouya est constitué de quinze secteurs regroupant en 2006[1] :

  • Secteur 1, 6 306 habitants
  • Secteur 2, 8 704 habitants
  • Secteur 3, 3 446 habitants
  • Secteur 4, 4 748 habitants
  • Secteur 5, 5 027 habitants
  • Secteur 6, 4 265 habitants
  • Secteur 7, 5 885 habitants
  • Secteur 8, 5 300 habitants
  • Secteur 9, 3 847 habitants
  • Secteur 10, 6 638 habitants
  • Secteur 11, 1 493 habitants
  • Secteur 12, 1 648 habitants
  • Secteur 13, 11 512 habitants
  • Secteur 14, 1 905 habitants
  • Secteur 15, 2 429 habitants

HistoireModifier

La ville est fondée en 1757 vomme la capitale du royaume Mossi du Yatenga. Elle est détruite en 1825 et plusieurs fois attaquée dans les années 1870 aux années 1890. De son passé de capitale de royaume, elle garde son nom, puisqu'il signifie, en moré, venez vous prosterner. Les Français la reconstruisent autour d'un fort vers 1896.

Lors de la guerre de la Bande d'Agacher (guerre de Noë]) ayant opposé le Burkina Faso et le Mali du 14 au , le marché de la ville est bombardée par l'aviation malienne faisant une centaine de victimes civiles[réf. nécessaire].

DémographieModifier

Évolution démographique
2003 2006 2012
-73 153[1]-

En 2006, sur les 73 153 habitants de l'agglomération – regroupés en 14 157 ménages – 50,28 % étaient des femmes, près 37,4 % avaient moins de 14 ans, 58,2 % entre 15 et 64 ans et environ 3,7 % plus de 65 ans[1].

AdministrationModifier

Liste des mairesModifier

JumelagesModifier

ÉconomieModifier

 
Une rue d'Ouahigouya en direction de la frontière malienne

Ville sahélienne par excellence, l'aridité du climat y est un facteur important. Comme dans tous les pays de cette zone, les aléas de la saison des pluies déterminent via la qualité des récoltes le niveau de vie des habitants. L'économie locale ne connaît pas d'industrie. L'artisanat est tourné vers le cuir avec quelques tanneurs.

Deux retenues (lac de barrage) permettent l'approvisionnement en eau et favorisent le maraîchage (tomates, carottes, oignons et surtout les pommes de terre).

L'économie de la région est également marquée par la présence d'orpailleurs.

ÉducationModifier

La ville dispose d'un réseau d'écoles primaires publiques et privées, ainsi que de collèges et lycées dont les plus connus sont le lycée Yadéga et le lycée Yamwaya.

En outre elle dispose d'un Centre universitaire polytechnique pour la formation de cadres notamment dans la médecine.

SantéModifier

La ville, divisée en secteurs possèdant pour certains (1, 5 et 13) des centres de santé et de promotion sociale (CSPS), accueille le centre hospitalier régional (CHR)[3].

Un hôpital pédiatrique privé sans but lucratif a été créé en par le Dr Zala Lassara avec l'aide d'associations françaises et suisses (36 lits d'hospitalisation et 24 lits réservés aux enfants souffrant gravement de malnutrition). Les enfants issus de familles en situation sociale difficile y sont pris en charge gratuitement.

SportModifier

La ville de Ouahigouya dispose d'une équipe masculine de football ainsi que d'une équipe féminine, nommée les Reines du Yatenga.

CultureModifier

Chaque année se tient à Ouahigouya le FESCO (Festival Sport et Culture de Ouahigouya).

PatrimoineModifier

 
Une des mosquées de Ouahigouya.

Bien que peu touristique, la ville de Ouahigouya recèle quelques lieux intéressants :

  • la Cathédrale Christ-Roi de l'Univers de Ouahigouya
  • le marché du centre-ville est l'un des plus grands du Sahel, après celui de Gorom-Gorom,
  • le barrage qui est devenu un refuge pour nombre d'oiseaux typiques de la région,
  • la mosquée de Ramatoulaye à 25 km de la ville est un lieu de pèlerinage très fréquenté les jours qui suivent le Ramadan.

Personnalités liéesModifier

  • Boureima Badini (né en 1956), homme politique burkinabè
  • Yacouba SAWADOGO "l"homme qui a arrêté le désert" Prix Nobel alternatif d'écologie (Right Livelivood Foundation), désigné "Champion of Earth" par les Nations unies Environnement.

Notes et référencesModifier

  1. a b c d et e [xls] Liste des villages du Burkina Faso - Recensement 2006 sur le site HDX–Open data Burkina Faso, consulté le 14 janvier 2019.
  2. Climat Ouahigouya, climate-data.org [1]
  3. [PDF] Carte sanitaire 2010, Ministère de la Santé, pp. 80-81, consulté le 26 février 2020.

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  • Laurent Boissard, Diagnostic socio-économique de la ville de Ouahigouya (province du Yatenga, Burkina Faso), Université de Neuchâtel, 1996, 121-36 p. (ISBN 2-940060-12-6) (mémoire)
  • Jean-Claude Klotchkoff, « Ouahigouya », in Le Burkina Faso aujourd'hui, Éditions du Jaguar, Paris, 2011, p. 160-162 (ISBN 9782869504523)

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :