Un noyau exotique est un noyau atomique susceptible d'exister dans le cosmos, mais qui n'existe pas sur la planète, et qui est donc créé artificiellement dans des accélérateurs de particules, comme en France le GANIL basé à Caen.

L'étude des noyaux exotiques, dans le domaine de la physique théorique nucléaire, pourrait permettre de percer certains mystères sur l'origine et la structure de la matière. De la même façon, elle permet de compléter la table de Mendeleïev.

RechercheModifier

En 2011, le Département de l'Énergie des États-Unis (DOE), le Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) et le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) ont conjointement créé un « Institut franco-américain de physique théorique pour l'étude des noyaux exotiques » en France à Caen, inauguré le 18 janvier 2011[1]. Il est abrité par l'institut franco-américain de physique théorique et un organisme dit Fustipen (France-U.S. Theory Institute for Physics with Exotic Nuclei), consacré à l'étude des noyaux exotiques, cofinancé par le DOE via l'Université du Tennessee et par le CNRS et le CEA via le GANIL notamment pour encourager les expériences et études théoriques se développant autour des installations de faisceaux radioactifs en construction (ex : SPIRAL2 en France ou FRIB (en) aux États-Unis)[1].

ExemplesModifier

On peut citer par exemple
  • le 42Si ;
  • le 61Fe ;
  • le 32Mg ;
  • le 28O, ou ;
  • le pionium

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

BibliographieModifier

  • Philippe Chomaz, « Des noyaux exotiques aux faisceaux radioactifs », Pour La Science, Hors-série,‎

RéférencesModifier