Nourredine Aba

poète, dramaturge et conteur algérien

Nourredine Aba (ou Noureddine), né le à Colbert (Aïn Oulmene) dans la wilaya de Sétif en Algérie, et mort à Paris le est un poète, dramaturge et conteur algérien créateur en 1991 de la Fondation Aba décernant des prix aux meilleurs écrivains de l'année[1].

Nourredine Aba
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BiographieModifier

Noureddine Aba est lycéen à Sétif où il rencontre Kateb Yacine. Il sera son compagnon et son ami. Après avoir été mobilisé de 1946 à 1945, il suit le procès des criminels nazis à Nuremberg. Il devient ensuite conseiller technique à l'édition et collabore à la revue Présence africaine dès sa création. Il se tourne peu après à l'écriture.

Plusieurs de ses pièces furent jouées en Europe. "Une si grande espérance" a été mise en scène par Nasser-Edine Boucheqif avec plusieurs comédiens ayant fui le terrorisme qui avait fait des milliers de morts en Algérie. Parmi les interprètes de la pièce, Nasser-Edine Boucheqif (poète, essayiste, dramaturge, peintre) dans le rôle de Yacine et Nadia Kaçi dans le rôle de Sahira ainsi que d'autres comédiens : Aissa Moulfra, Mohamed Ourdach... Gravement malade, portant un pace-maker à la suite d'une opération lourde du cœur et condamné à mort par les militaires et le Gia en Algérie, Noureddine Aba tenait malgré tout à assister aux représentations et lectures publiques de sa pièce.

À partir de 1982, Noureddine Aba donne des conférences dans des universités européennes et nord-américaines. Il a enseigné la littérature algérienne à l'Université de l'Illinois à Urbana-Champaign (Illinois, États-Unis).

Il crée en 1990 la fondation littéraire qui porte son nom. Le premier écrivain à être couronné est, en 1992, le journaliste-écrivain Tahar Djaout, assassiné quelques mois plus tard[2].

BibliographieModifier

  • L'Aube de l'amour, poésie, 1941
  • Au-delà des ombres, poésie, 1942
  • Les Portes crépusculaires et huit bracelets pour nostalgies, poésie, 1943
  • La Toussaint des énigmes, poèmes, 1963
  • Gazelle après minuit, poèmes, 1978
  • Mouette, ma mouette, poésie, 1984
  • Tell El Zaâtar s'est tu à la tombée du soir, l'Harmattan, 1981
  • Deux étoiles filantes dans le ciel d'Alger, 1979
  • La Gazelle égarée, conte, 1979
  • Les quatre ânes et l'écureuil, 1982
  • Montjoie-Palestine ou l'An dernier à Jérusalem, préface de Jacques Daumal, texte bilingue Français -anglais, traduction Evelyne Accad, l'Harmattan 1980
  • L'Aube à Jérusalem
  • Le Dernier Jour d'un nazi, éd. Stock, théâtre, 1982, pièce jouée à Paris en 1986
  • La Récréation des clowns, théâtre, éd. Galillée,1980, pièce contre la torture[2]
  • L'Annonce faite à Marco ou À l'aube sans couronne
  • L'Arbre qui cachait la mer
  • Le Chant perdu au pays retrouvé, éd. Du Cerf, 1980, récit poétique,
  • L’Exécution au beffroi, 1995, pièce jouée à Paris en 1996[3],[4]
  • Une si grande espérance, théâtre, l'Harmattan, pièce jouée à Paris mise en scène Nasser-Edine Boucheqif
  • c'était hier Sabra et Chatila, L'Harmattan, Paris.

Notes et référencesModifier

  1. (en) Simon Gikandi, Encyclopedia of African Literature, Taylor & Francis, , 648 p. (ISBN 978-1-134-58223-5, lire en ligne), p. 1
  2. a et b Hassane Zerrouky, « Noureddine Aba, poète et dramaturge n'est plus », L'Humanité,‎ (lire en ligne)
  3. L’Exécution au Beffroi, sur entractes.sacd.fr, consulté le 2 octobre 2019
  4. L'EXÉCUTION AU BEFFROI» DE NOUREDDINE ABA, sur humanite.fr, consulté le 2 octobre 2019

Voir aussiModifier

Liens externesModifier