Nord Noroit

Bateau volant de reconnaissance et de sauvetage maritime.

Nord Noroit
Constructeur Nord-Aviation
Rôle Hydravion à coque de patrouille maritime, lutte ASM et sauvetage en mer
Statut Retiré du service
Premier vol
Mise en service
Date de retrait
Nombre construits 27
Variantes ou dérivés Nord 1401
Nord 1402
Équipage
7 (Pilote, copilote, mécanicien, radio-navigateur, mitrailleurs x3)
Motorisation
Moteur Arsenal 12H
Nombre 2
Type Pistons
Puissance unitaire 2100ch
Dimensions
vue en plan de l’avion
Envergure 31,60 m
Longueur 22,05 m
Hauteur 6,85 m
Surface alaire 100 m2
Masses
À vide 16 759 kg
Avec armement 22 290 kg
Maximale 31 700 kg
Performances
Vitesse maximale 270 km/h
Plafond 9 250 m
Rayon d'action 1 600 km
Endurance 3 450 km
Charge alaire 222,9 kg/m2
Armement
Interne 3x2 canons de 20 mm (tourelle avant, dorsale et arrière)
Externe 1 000 kg de charges offensives (bombes, charges sous-marines, roquettes)


Le Nord Noroit 1400 est un hydravion français de reconnaissance et de sauvetage en mer conçu et construit par Nord Aviation pour la Marine française.

Conception et développement modifier

En 1946, juste après la Seconde Guerre mondiale, la marine nationale disposait d'un ensemble hétérogène et vieillissant d'hydravions. Le Ministère de l’Air fit donc savoir qu’il recherchait un nouvel hydravion bimoteur à coque pouvant rapidement prendre la place des vieux Dornier Do 18 et Do 24, PBY Catalina, Short S.25 Sunderland et autres Grumman G-21 Goose utilisés jusqu'alors pour des missions de patrouilles côtières, de reconnaissance anti-mines, et de sauvetage en mer. Tous ces hydravions étaient issus de la Seconde Guerre mondiale. Ils avaient pour la plupart un nombre important d’heures de vols, ce qui expliquait l’urgence de lancer la conception d'un nouvel appareil. Décision fut prise de faire appel directement à un constructeur nationalisé : la SNCAN (Société Nationale de Construction Aéronautique du Nord) plus connue sous le nom de Nord d'un avion de lutte anti-sous-marine.

La construction était entièrement métallique avec aile haute cantilever, deux flotteurs de voilure annexes non rétractables et empennage horizontal en porte-à-faux à trois surfaces verticales. L'avion possédait une cabine fermée pour les membres d'équipage et une grande cabine à l'arrière pour les opérations de sauvetage. Les deux moteurs étaient situés sur chaque aile au niveau des bords d'attaque. Le ministère exigeant au départ qu'il soit équipé de moteurs français, le prototype vola donc pour la première fois le propulsé par deux moteurs en étoile Gnome et Rhône 14R de 1 600 ch (1 200 kW) qui se révélèrent finalement insuffisants. Le deuxième avion fut équipé d'une roulette de queue rétractable pour les opérations amphibies. Roulette qui fut plus tard ajoutée au prototype.

Les deux aéronefs Nord 1401 Noroit[1] du premier vol de 1949 étaient équipés de deux moteurs Junkers Jumo 213 de 1 800 ch (1 300 kW) fabriqués sous licence par la SNECMA (également testés avec deux moteurs en étoile Bristol Hercules.) Ces deux appareils furent modifiés pour la mise en production, comme le Nord 1402 Noroit.

Historique opérationnel modifier

[réf. nécessaire]

Les premiers Noroit furent d’abord employés à des missions de reconnaissances maritimes le long des côtes métropolitaines françaises à la recherche de mines anti-navires et sous-marines allemandes et alliées. Leurs missions consistaient à repérer ces armes à basse altitude afin de les cartographier pour les unités d’artificiers de la Marine Nationale.

Si l'on compte les prototypes, 25 Noroit en tout furent assemblés, tous utilisés par l’Aéronavale.

Appareil ayant de nombreux ennuis mécaniques, un accident mortel le 12 décembre 1953[2] et un autre à l'escadrille 53S le 2 novembre 1954 lors d'un amerrissage sur le lac de Bizerte[3] met fin à sa carrière opérationnelle.

Ils sont retirés du service en 1956 et furent remplacés par des Lockheed P2V Neptune.

Ces hydravions furent les derniers appareils de ce type construits en France et furent également les derniers avions produits par l'usine Breguet a Le Havre, qui ferma en 1953[4].

Variantes modifier

  • Nord Noroit N.1400 : Deux prototypes 1600 ch (1200 kW) moteurs en étoile Gnome-Rhône 14R
    • Nord Noroit N.1400-01 : Premier prototype
    • Nord Noroit N.1400-02 : Second prototype
  • Nord Noroit N.1401 : Deux avions de présérie avec moteurs Junkers Jumo 213 de 1800 ch (1300 kW), modifiés plus tard en version 1402 standard
  • Nord Noroit N.1402[5] : Production d'une variante, équipés des moteurs Arsenal 12H de 2100 ch (1600 kW) ; construit en 25 exemplaires plus les deux versions 1401 de pré-production modifiés

Opérateurs modifier

  France

Notes et références modifier

  1. « Nord-Aviation Nord 1401 », sur aviationsmilitaires.net, .
  2. « Nord 1402 Noroit », sur baaa-acro.com (consulté le ).
  3. « Accident Nord 1402 Noroit 8, 02 Nov 1954 », sur aviation-safety.net (consulté le ).
  4. boboce, « Les usines Breguet (3) », sur over-blog.com, aviation le havre, (consulté le ).
  5. « Nord-Aviation Nord 1402 Noroît », sur aviationsmilitaires.net, .

Voir aussi modifier

Bibliographie modifier

  • Guy Thévenin, L'hydravion Nord 1402 Noroît : 1949-1954, ARDHAN, Association pour la recherche de documentation sur l'histoire de l'aéronautique navale, (ISBN 978-2-913344-19-8, OCLC 829977435).
  • (en) Michael J. H. Taylor, Jane's Encyclopedia of Aviation, Londres, Studio Editions, , 964 p. (ISBN 978-0-517-10316-6).
  • (en) The Illustrated Encyclopedia of Aircraft (Part Work 1982-1985), Orbis Publishing, 2616 p. (ISBN 978-1-84573-265-3 et 1-84573-265-0).

Articles connexes modifier

Liens externes modifier