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Nicolas Frochot

haut fonctionnaire français, Conseiller d'État et premier Préfet de la Seine
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Frochot.
Nicolas Frochot
Nicolas Frochot.jpg
Fonctions
Préfet des Bouches-du-Rhône
Liste des préfets de la Seine
-
Député de la Côte-d'Or
-
Député aux États généraux de 1789
-
Conseiller d'État
Titre de noblesse
Comte
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nationalité
Activité
Autres informations
Distinction
Père-Lachaise - Division 37 - Frochot 07.jpg
Vue de la sépulture.
Chapelle de la famille Frochot au cimetière du Père-Lachaise.

Nicolas Thérèse Benoît Frochot est un haut fonctionnaire français, conseiller d'État ; il a été le premier préfet de la Seine. Il est né le à Dijon et mort le à Rouvres-sur-Aube. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (division 37).

Avant la RévolutionModifier

Issu d'une famille bourgeoise, Nicolas Frochot acquiert par son mariage (en 1785, avec Denise (1757-1832), sœur du baron Claude-Auguste Petit de Beauverger) une charge de notaire et de prévôt royal.

Durant la RévolutionModifier

Élu député des États généraux le 25 mars 1789, il est chargé de rédiger les cahiers de doléances du tiers état de sa province, avant de siéger à la Constituante, où il se lie d'amitié avec Mirabeau qui fait de lui son exécuteur testamentaire. Il est l'auteur du titre VII de la Constitution, publié sous le titre De la souveraineté nationale dont l'exercice n'est pas constamment délégué.

D'abord administrateur de la Côte-d'Or, il est emprisonné sous la Terreur. Libéré à la suite de la chute de Robespierre, il occupe divers postes administratifs avant d'être élu député de la Côte-d'Or en décembre 1799.

Durant le Consulat et le Premier EmpireModifier

Quelques mois plus tard, le 22 mars 1800 (1er germinal an VIII), nommé préfet de la Seine par Bonaparte, il démissionne de son mandat de député. Il devient ainsi le premier Préfet de la Seine et de Paris (Étienne Mejan lui est adjoint comme secrétaire général de la préfecture).

Il propose de nombreuses réformes à caractère social (prisons, hôpitaux, Mont-de-piété et service des enfants abandonnés), qu'il ne parvient toutefois pas à mettre totalement en application. Il réalise les premiers embellissements et aménagements de voirie décidés par Napoléon, dont la numérotation des immeubles. Il fait percer de nouvelles rues, voies, ponts et marchés. Il fait acheter des terrains, hors des limites du Paris de l'époque, qu'il fait transformer en 4 cimetières : cimetière du Père-Lachaise, cimetière de Montmartre, cimetière du Montparnasse et cimetière de Passy. Il est mis en retraite en 1812, à la suite de la Conspiration de Malet.

Il est nommé comte d'Empire.

Durant la RestaurationModifier

Conseiller d'État honoraire sous la première Restauration, il se rallie à Napoléon qui le nomme préfet des Bouches-du-Rhône durant les Cent-Jours. Il est destitué lors de la deuxième Restauration pour être remplacé par le comte de Vaublanc. Il se retire alors définitivement de la vie publique.

Il gère ensuite son domaine d'Etufs à Rouvres-sur-Aube.

Son fils Étienne (1798-1828) fut sous-préfet puis agent de change.[réf. nécessaire]

Il est grand officier de la Légion d'honneur et a donné son nom à l'avenue et à la rue Frochot à Paris. Il repose au cimetière du Père-Lachaise (division 37).

Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

Liens externesModifier