Nationalisme italien

Le nationalisme italien affirme que les Italiens sont une nation à identité unique et cherche à promouvoir l'unité culturelle de l'Italie en tant que pays, selon une définition de l'italianité revendiquant une descendance des Latins qui vivaient à l'origine dans le Latium et finissaient par dominer la péninsule italienne de l'Europe. Le nationalisme italien a aussi historiquement adhéré aux théories impérialistes notamment sous l’époque de Mussolini et de l’Empire colonial Italien que le Duce voulait en faire un nouvel « Empire Romain ».

Couverture de Benito Mussolini dans le Resimli Gazete du 8 Juin 1924. Le soldat turc dit à Mussolini : « Çelebi ! Ceux qui voulaient entrer en Anatolie passaient toujours par cette route et ont fini comme ça.

La version romantique (ou douce) de ces vues s'appelle le patriotisme italien, tandis que leur version intégrale (ou dure) s'appelle le fascisme italien.

On pense souvent que le nationalisme italien tire ses origines de la Renaissance[1], mais n'est apparue comme une force politique dans les années 1830 que sous la direction de Giuseppe Mazzini[2]. Il a servi de cause au Risorgimento dans les années 1860 à 1870. Le nationalisme italien est redevenu fort au cours de la Première Guerre mondiale avec les revendications irrédentistes italiennes de territoires détenus par l'Autriche-Hongrie et à l'époque du fascisme italien. L’Italie est au centre de nombreux intérêts européens que ce soit pour les Français, les Autrichiens, les Suisses ou bien même les catholiques. Elle voit son développement lié aux différentes insurrections qu’il y a à travers l’Europe à partir de 1849 et du printemps des peuples. Elle s’incorpore dans cette essence nationaliste qui bouleverse l’Europe depuis la Révolution française de 1789, qui a été violemment réprimée à partir du Congrès de Vienne de 1815 et qui ne fait que d’augmenter à travers le temps.

Mise à part la Russie et l’Espagne, tous les pays européens sont touchés par une vague nationaliste, mais rares sont les peuples qui parviennent à imposer leur vision. Ainsi, ce sont surtout les pays de l’Europe méridionale qui sont violemment touchés, mais ils arrivent à installer des nations pour exprimer leur vœux nationalistes (Italiens, Allemands…), alors que dans l’Europe de l’Est, les peuples sont réprimés et n’arrivent pas à obtenir l’indépendance, restant sous le giron des grandes puissances comme la Russie ou bien l’Empire ottoman[3].

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Voir aussi modifier

Références modifier

  1. Trafford R. Cole. Italian Genealogical Records: How to Use Italian Civil, Ecclesiastical & Other Records in Family History Research. Salt Lake City, Utah, USA: Ancestry Incorporated, 1995. Pp. 15.
  2. J. P. T. Bury, ed. The new Cambridge modern history: The zenith of European power 1830–70 1964. Pp. 224.
  3. Augustin Remond, « L'émergence du nationalisme italien au XIXe siècle », sur Revue Histoire, (consulté le )