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Musée de l'artillerie
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Logo du musée.
Informations générales
Surface
1 000 m2
Visiteurs par an
20 000
Collections
Collections
Canons, munitions, armes diverses, uniformes
Localisation
Pays
Région
Commune
Adresse
Quartier Bonaparte
Avenue de la Grande armée
83 300 Draguignan
Coordonnées
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Le musée de l'artillerie est un musée militaire, classé Musée de France, situé à Draguignan, ville du département du Var, qui à travers ses collections de canons, munitions, armes individuelles, uniformes et ses reconstitutions, retrace l'évolution technique et tactique de l'Artillerie française du Moyen Âge jusqu'au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. L'entrée est gratuite.

Sommaire

ObjetModifier

Le musée de l'Artillerie conserve, restaure, étudie et enrichit le patrimoine historique et culturel de l'Artillerie, composé de collections d'art, de sciences, de techniques et de traditions. Il administre les collections dont il est dépositaire et participe à la formation morale des artilleurs en développant notamment l'esprit de corps. Son action contribue au développement des liens armée-nation au travers d'actions éducatives visant particulièrement le jeune public.

À travers ses collections actuelles, le musée retrace l'évolution technique et tactique de l'Artillerie française de ses origines jusqu'au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, met en évidence les progrès techniques et leur influence sur l'art de la guerre. Cependant tel un musée de société, il accorde une certaine place à l'homme artilleur en présentant essentiellement les grands hommes et les inventeurs, il reflète les évolutions conduites dans l'artillerie parallèlement aux capacités nouvelles offertes par les avancées technologiques et industrielles, notamment pendant les XIXe et XXe siècles.

En outre le musée rend un hommage aux artilleurs français tombés au champ d'honneur. Il abrite un mémorial où sont gravés les noms des batailles inscrits en lettres d'or sur les étendards des régiments ; certains de ces étendards, de régiments dissous, y sont conservés. Il contribue ainsi à entretenir la mémoire de ceux qui se sont sacrifiés pour la France et fait partager leurs valeurs civiques et patriotiques.

CollectionsModifier

 
Le musée de l'artillerie de Draguignan.

Le musée présente une importante collection de canons anciens et modernes, de munitions et de reconstitutions ainsi que des uniformes et des armes individuelles. Couvrant quinze siècles d'histoire, il développe plus particulièrement la période 1870 à 1950.

Parmi les objets remarquables, on peut citer un canon classique de 1739, un affût Gribeauval d'époque ou encore le prototype fabriqué en 1896 portant le numéro 6 du canon de 75 modèle 1897.

Historique du muséeModifier

L'installation du musée de l'Artillerie à Draguignan s'inscrit dans un long cycle de transformations.

Les monarques français ont très tôt voulu conserver des armes rares ou techniquement remarquables.

Sous Louis XIV, un premier conservatoire des armes françaises est créé en 1685 à Paris par Louis de Crevant, duc d'Humières, Grand maître de l'artillerie, dans un double but : didactique pour la formation des artilleurs, technique pour l'amélioration des connaissances du temps.

En 1796, le comité de l'artillerie obtient du Directoire le rassemblement des collections du Grand Maître et des collections des arsenaux de province à Saint-Thomas d'Aquin à Paris. Cette institution est « l'ancêtre » du musée de l'Artillerie qui déménage à l'Hôtel National des Invalides où il devient, en 1905, le Musée de l'Armée.

Parallèlement, après 1870, la Troisième République dote l'école d'artillerie de Fontainebleau d'un Conservatoire qui s'enrichit jusqu'à sa disparition en 1940 au début de l'Occupation.

Par la suite les collections ont suivi dans les garnisons occupées successivement par l'Ecole d'artillerie à Idar-Oberstein (Allemagne) jusqu'aux années 1950 puis, après un court séjour à Mourmelon, à Châlons-sur-Marne.

Lorsque l'école d'artillerie est transférée de Châlons-sur-Marne (aujourd'hui Châlons-en-Champagne) à Draguignan en 1976, la création d'un véritable musée est décidée à partir des collections dispersées, sous l'impulsion et le soutien actif d'artilleurs « anciens » ayant en particulier séjourné à Idar-Oberstein.

Concrètement, il s'agit d'utiliser et de mettre en valeur les collections citées, complétées par des matériels du Musée des Invalides mis en dépôt à l'École de l'artillerie. À ces fins, le général-inspecteur de l'artillerie mandate alors une Commission ad hoc pour réfléchir aux besoins de l'artillerie en termes d'aide à la formation. Selon les conclusions et préconisations de ce groupe de travail, il est décidé d'exposer dans un bâtiment, initialement voué à l'enseignement tactique autour de plans en relief, des collections ainsi réunies pour en faire un fonds pédagogique sur l'histoire de l'artillerie et du canon. La mission de réalisation de cet ensemble est confiée au colonel Giaume[1] .

Dans les années qui ont suivi (1978-1981), le commandement de l'école et l'inspection de l'artillerie obtiennent l'autorisation d'appeler l'ensemble « Musée du canon et des artilleurs ».

L'espace « Philippe Dentinger » porte le nom du concepteur du musée rénové, le lieutenant-colonel Dentinger (1951-2012), spécialiste HAWK.

Le musée est inauguré le .

Ce n'est qu'en 2000 que le musée reçoit l'appellation officielle de « Musée de l'artillerie » ; une inscription au fronton du bâtiment est alors réalisée[2].

Le musée est actuellement rattaché sur un plan administratif à l'École de l'artillerie de Draguignan et subordonné au général commandant l'école (autorité de tutelle). Par ailleurs, ses actions culturelles sont coordonnées par la Direction de la mémoire, du patrimoine et des archives (DMPA) du ministère de la Défense et la Délégation au patrimoine de l'armée de Terre (DelPAT). Au quotidien, il est dirigé par un conservateur, en quelque sorte « l'homme de l'art » compétent sur le plan technique.

Le musée de l'artillerie reçoit le Label musée de France par décret du 29 août 2006[3].

Actions spécifiques et partenariatsModifier

Dans le cadre de sa politique d'ouverture vers le grand public, de nombreuses expositions temporaires sont organisées ainsi que des journées d'études et des conférences. Le musée est aussi ouvert aux grandes occasions culturelles (Journées européennes du patrimoine, Nuit des musées, etc).

Un projet de rénovation-extension est en cours de réalisation pour un meilleur accueil du public et afin d'étendre les collections jusqu'au début des années 1990 (en correspondance avec la fin de la Guerre froide) selon un projet élaboré par un conseil scientifique du musée de l'Artillerie, composé d'anciens officiers généraux d'artillerie, d'historiens civils et militaires, d'universitaires et du conservateur du musée de l'Armée chargé de l'artillerie.

Toutes les activités culturelles sont l'occasion d'établir un partenariat avec les collectivités territoriales du département du Var et de la région PACA. Un partenariat est aussi établi avec l'Éducation nationale grâce notamment à un professeur référent qui est chargé d'élaborer les dossiers pédagogiques.

Association des amis du musée de l'artillerie à Draguignan (AMAD)Modifier

Simultanément à l'ouverture du musée, en 1982, le colonel Giaume, en sa qualité de premier conservateur, crée, dans le cadre de la loi du 1er juillet 1901, l'Association de soutien au musée ; initialement « Association des Amis du musée du canon et des artilleurs » elle devient AMCA (« Amis du Musée du Canon et des Artilleurs ») en 1993 sur les propositions du président qui a succédé au colonel Giaume, le général Michel Robert[4], puis AMAD (« Amis du Musée de l'Artillerie à Draguignan ») au 18 janvier 2003, suivant ainsi le changement d'appellation du musée.

En 2004, le général René Gangloff[4] en prend à son tour la présidence.

La constance des efforts de cette association dans la naissance et le développement du musée ainsi que dans la gestion de projets, l'organisation régulière de conférences et l'ouverture des collections au public, sans oublier la publication d'un bulletin historique de l'artillerie de grande qualité et l'information vers un public de plus en plus large grâce à la réalisation de sites Internet, doit être souligné.

Un comité de suivi-coordination et de pilotage est créé afin de procéder courant 2011 à la rénovation et à l'extension du musée.

Notes et référencesModifier

  1. Cet officier, alors en retraite, était un ancien de la campagne d'Italie.
  2. Décision du CEMAT du 25 septembre 2000.
  3. JO du 13 septembre 2006.
  4. a et b Général de division (2s).

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier