Midway (film, 2019)

film américain de 2019 réalisé par Roland Emmerich
Midway
Description de cette image, également commentée ci-après
Des TBD Devastator de la VT-6 à bord de l'USS Enterprise se préparant à décoller durant la bataille de Midway.

Réalisation Roland Emmerich
Scénario Wes Tooke
Acteurs principaux
Sociétés de production Centropolis Entertainment
Starlight Culture Entertainment Group
The Mark Gordon Company
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre guerre
Durée 139 minutes
Sortie 2019


Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Midway est un film américain réalisé par Roland Emmerich, sorti en 2019. Il revient sur la bataille de Midway, qui eut lieu en juin 1942. Avec 124 millions de dollars de recettes mondiales, le film est considéré comme un échec commercial.

SynopsisModifier

 
L'atoll Midway, plusieurs mois avant la bataille. Eastern Island avec l'aérodrome est au premier plan, et la plus grande île, Sand Island, est à l'arrière plan.

Le film relate les six premiers mois de la guerre du Pacifique entre le Japon et les États-Unis. Il se focalise du côté américain autour des pilotes du porte-avion USS Enterprise et de l'officier de renseignement Edwin T. Layton.

En prologue celui-ci, attaché naval à Tokyo, rencontre en 1937 l'amiral Yamamoto, qui lui demande de faire savoir à Washington qu'il existe un parti qui ne veut pas la guerre, ayant lui-même conscience de la supériorité à long terme des États-Unis. Mais il serait contraint à l'affrontement si les États-Unis ne permettaient plus au Japon de recevoir le pétrole dont il dépend.

Le film montre l'attaque de Pearl Harbor le , le raid sur les îles Marshall du , le raid de Doolittle sur le Japon le et son arrivée en Chine, les lendemains de la bataille de la mer de Corail en et les préparatifs de la bataille de Midway.

Le , la grande bataille aéronavale commence par un bombardement japonais des Îles Midway sous l’œil de John Ford. Les avions américains partis auparavant de l'île attaquent ensuite sans succès la flotte japonaise. L'amiral Nagumo décide alors de préparer une seconde vague pour attaquer l'île à la bombe, puis tergiverse pour attaquer la flotte américaine à la torpille quand celle-ci est découverte par un hydravion. Les Japonais évitent à grand renfort de manœuvres serrées les attaques successives des escadrilles de bombardiers torpilleurs des porte-avions américains et finissent par les abattre quasi-tous avec leur chasseurs volant au raz des flots. Guidés par la trajectoire du destroyer Arashi rejoignant la flotte après avoir grenadé le sous-marin Nautilus, les bombardiers en piqué arrivent au-dessus des porte-avions japonais sans avoir été inquiétés. Trois porte-avions japonais sont mis hors de combat. Les Japonais contre-attaquent avec les avions du Hiryū et décident d'attirer les Américains vers leur flotte de surface jusque là en retrait. Les Américains lancent en fin de journée une dernière attaque avec les quelques bombardiers en piqué encore en état de voler et neutralisent le Hiryū donnant l'occasion à Dick Best de placer une deuxième bombe sur un porte-avion japonais dans une même journée. Le Hiryū est sabordé. L'amiral Spruance donne l'ordre de rompre le combat, considérant suffisant le résultat de quatre porte-avions japonais coulés.

Le générique de fin montre successivement en vis à vis des protagonistes du film les photos des personnages réels et un texte résumant ce qu'ils sont devenus.

Fiche techniqueModifier

  Sauf indication contraire ou complémentaire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par la base de données IMDb.

Coproducteurs : J. P. Pettinato et Marco Shepherd
Producteurs délégués : Alastair Burlingham, Matt Jackson, Carsten H. W. Lorenz, Brent O'Connor et Dong Yu

DistributionModifier

 
De gauche à droite : Jobeth Devera, Dennis Quaid, Woody Harrelson, Jennifer Lahmers et Patrick Wilson.

  Source et légende : version québécoise (VQ) sur Doublage.qc.ca[1]

ProductionModifier

Passionné par les films à grand spectacle des années 1970, Roland Emmerich a pour film de chevet le film de guerre Un pont trop loin de Richard Attenborough. Impressionné, adolescent, par le film La Bataille de Midway sorti en 1976, il décide très tôt de réaliser sa version de la bataille de Midway. En 1999, le film est refusé par Sony Pictures et son actionnaire japonais. La sortie du film Pearl Harbor de Michael Bay en 2001 et des revers de fortune au box-office l'empêchent de concrétiser son projet. Il ne parvient pas à convaincre les majors qui ne veulent plus produire ce genre de film et doit se contenter d'un tournage à l'économie sur 65 jours auprès de producteurs allemands et chinois. Il prend parti de raconter les six mois qui séparent l'attaque de Pearl Harbor de la bataille de Midway avec exactitude, sans ajout, ni histoire d'amour[2],[3].

En , Roland Emmerich est annoncé comme réalisateur d'un film sur la Seconde Guerre mondiale intitulé Midway[4]. En , les acteurs Woody Harrelson et Mandy Moore rejoignent la distribution[5]. En , Luke Evans est officialisé dans le rôle du commandant Wade McClusky, qui a obtenu une Navy Cross pour son rôle dans la bataille de Midway[6].

En , la distribution s’étoffe avec les arrivées de Patrick Wilson[7], Ed Skrein[8], Aaron Eckhart, Nick Jonas, Tadanobu Asano et Dennis Quaid[9].

En , Darren Criss, Alexander Ludwig et Brandon Sklenar sont confirmés dans le film[10],[11],[12].

Le tournage débute le à Honolulu. Il se déroule également à Montréal[13],[14].

AccueilModifier

CritiquesModifier

Midway
Score cumulé
SiteNote
Allociné 
Compilation des critiques
PériodiqueNote
Rolling Stone [15]
CinéSéries [16]
Le Figaro [17]

Le film est globalement apprécié de la critique presse et obtient la moyenne de 3,3/5 sur Allociné[18].

Le magazine Rolling Stone a beaucoup apprécié le film et dit que : « le nouveau-né détonnant de la famille Emmerich, Midway devrait ravir les amateurs d’action comme les fans de films de guerre les plus fervents. »[19]

CinéSéries sort conquis par ce film et dit que c'est : « un divertissement parfaitement maîtrisé qui allie scènes d'action renversantes et devoir de mémoire réaliste. »[20]

Le Figaro au contraire n'a pas du tout apprécié ce film, le qualifiant d'« orgie numérique sans intérêt. »[21]

Les Inrockuptibles parle d'« un porno historico-militaire d'un autre âge »[22] .

La Libre Belgique d'un grand spectacle qui fait « plouf »[23] .

Box-officeModifier

Pays ou région Box-office Date d'arrêt du box-office Nombre de semaines
  États-Unis
  Canada
56 846 802 $[24] ' 11
  France 421 055 entrées[25] 6

  Total mondial 125 697 207 $[24] 11


Véracité historiqueModifier

L'ami de Dick Best, Roy Pearce, qui meurt sur l'USS Arizona pendant l'attaque de Pearl Harbor et le professeur local Zhu Xuesan qui aide Doolittle à se rendre à Suzhou, tué lors de la campagne Zhejiang-Jiangxi (en), sont des personnages fictifs.

Dans une autre scène, l'amiral Yamamoto parle à haute voix ː « Nous avons réveillé un géant endormi et l'avons rempli d'une résolution terrible », une citation qui a été prononcée dans le film de 1970 Tora! Tora! Tora!, même s'il n'y a aucune preuve que Yamamoto ait dit cela en réalité.

La bataille aérienne durant le raid sur les îles Gilbert et Marshall est décrite dans le film comme devant se dérouler sur un terrain montagneux. Cependant, Îles Marshall et Îles Gilbert où les raids ont eu lieu, sont des atolls avec un terrain très plat.

Le film montre par ailleurs des avions Douglas TBD Devastator transportant à la fois des bombes et des torpilles. Bien que le Devastator pouvait être équipé de ces deux armes, les attaques étaient préparées pour une utilisation unique et ce en raison de la faible masse maximale au décollage de l'avion. Le Devastator ne devrait normalement montrer qu'une seule torpille Mark 13 dans sa configuration bombardier-torpilleur, mais certains des avions sont ici représentés transportant deux bombes supplémentaires de 100 livres dans des porte-élingues, en plus de la torpille ; or ces deux racks étaient couramment utilisés pour des bombes de 500 livres et lorsque l'avion ne transportait aucune torpille. Bien que la quasi-totalité des 41 TBD-1 présents à Midway étaient uniquement armés de la torpille Mark 13, quelques pilotes sélectionnés ont reçu une bombe supplémentaire sur leur avion, mais ils étaient l'exception et non la norme.

Le film montre également des Mitsubishi A6M Zero combattant lors des raids Marshalls-Gilberts. Cependant, les unités aériennes de la marine japonaise stationnées dans la région (Chitose et Yokohama) ne possédaient pas le nouveau type de chasseurs Zero à l'époque et n'utilisaient que les anciens chasseurs Mitsubishi A5M.

En revanche, les Mitsubishi A6M Zero étaient bien affectés sur les quatre porte-avions japonais présents à Midway (voir les documents sur les porte-avions Sõryū, Kaga, Akagi et Hiryū) qui, outre ces chasseurs, transportaient également des Aichi D3A et des Nakajima B5N. En 1937, le Sõryū était équipé de Mitsubishi A5M, Aichi D1A et de Yokosuka B4Y.

Le film ne montre pas le vice-amiral Frank J. Fletcher, qui était à la fois le commandant tactique réel de la bataille de la mer de corail et celle de Midway. Au lieu de cela, le film montre le contre-amiral Raymond Spruance en tant que commandant tactique à Midway.

On peut également voir l'USS Nautilus attaquer un porte-avions ennemi. Dans la réalité, le sous-marin a attaqué le cuirassé japonais Kirishima. L'USS Nautilus a bien lancé une torpille sur le porte-avions Kaga en feu mais, celle-ci n'a pas explosé. (Voir documentation sur le porte-avions Kaga).

L'enseigne George Gay est dépeint ayant été abattu avant de pouvoir accomplir quoi que ce soit. En réalité, il a achevé son attaque à la torpille sur le porte-avions japonais Sōryū avant d'être abattu, mais le navire japonais a évité sa torpille.

Le film montre Frank Woodrow O'Flaherty et Bruno Gaido jetés par-dessus bord avec une ancre par les Japonais juste après les bombardements des porte-avions Kaga, Akagi et Sōryū. En réalité, ils ont été interrogés, torturés puis tués par noyade deux semaines plus tard, en étant attachés à des bidons de kérosène remplis d'eau.

Notes et référencesModifier

  1. « Fiche du doublage québécois du film », sur Doublage Québec (consulté le 22 mars 2020).
  2. « Roland Emmerich : "Midway, c’est aussi et avant tout une bataille humaine" », sur parismatch.com,
  3. « Midway : "représenter la bataille comme elle s'est déroulée" », sur allocine.fr,
  4. (en) Mike Fleming Jr, « Bona Film Group Stakes $80M On Roland Emmerich/Mark Gordon WWII Battle Pic ‘Midway:’ Cannes », sur Deadline, (consulté le 24 mai 2017)
  5. (en) Andreas Wiseman, « Roland Emmerich’s WWII Epic ‘Midway’ Sets Sail With Woody Harrelson, Mandy Moore & AGC Studios — Cannes Hot Pic », sur Deadline, (consulté le 4 mai 2018)
  6. (en) Borys Kit, « Luke Evans Joins Roland Emmerich's Naval Action Movie 'Midway' (Exclusive) », sur The Hollywood Reporter, (consulté le 6 juillet 2018)
  7. (en) Patrick Wilson Boards Roland Emmerich’s ‘Midway’
  8. Ed Skrein Joins Roland Emmerich's World War II Film ‘Midway’ (EXCLUSIVE)
  9. (en) Roland Emmerich’s ‘Midway’ Enlists Aaron Eckhart, Nick Jonas, Tadanobu Asano, Keean Johnson, Ahead Of Fall Shoot
  10. (en) Emmy-Nominated ‘Versace’ Star Darren Criss Boards Roland Emmerich’s ‘Midway’
  11. (en) ‘Vikings’ Star Alexander Ludwig Joins Roland Emmerich’s ‘Midway’ (EXCLUSIVE)
  12. (en) Brandon Sklenar Joins Roland Emmerich’s ‘Midway’; Tanner Beard Cast In ‘We Summon The Darkness’
  13. (en) Christopher Marc, « Roland Emmerich's WWII Epic 'Midway' Adds 'The Guest' Cinematographer - GWW », thegww.com, (consulté le 24 juillet 2018)
  14. (en) Locations sur l’Internet Movie Database
  15. « « Midway » fait honneur à l’Histoire », rollingstone.fr
  16. « Midway : Roland Emmerich signe un blockbuster impressionnant et réaliste », cineserie.com
  17. « La Belle époque, Et puis nous danserons, Place des Victoires... Les films à voir ou à éviter cette semaine », lefigaro.fr
  18. AlloCine, « Midway: Les critiques presse » (consulté le 8 novembre 2019)
  19. Jessica Saval, « « Midway » fait honneur à l’Histoire », sur Rolling Stone, (consulté le 8 novembre 2019)
  20. « Critique de Midway (Film, 2019) », sur CinéSéries, (consulté le 8 novembre 2019)
  21. Le Figaro, « La Belle époque, Et puis nous danserons, Place des Victoires... Les films à voir ou à éviter cette semaine », sur Le Figaro.fr, (consulté le 8 novembre 2019)
  22. « Pourquoi “Midway” ressemble à un porno historico-militaire d'un autre âge », sur Les Inrocks (consulté le 5 février 2020)
  23. La Libre.be, « "Midway", un grand spectacle qui fait "plouf" », sur www.lalibre.be, (consulté le 5 février 2020)
  24. a et b (en) « Midway », sur Box Office Mojo
  25. « Midway », sur JPbox-office.com

AnnexesModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier