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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Assayas.

Michka Assayas est un journaliste et écrivain français, né le [1].

Sommaire

BiographieModifier

Il est le fils du scénariste et écrivain Raymond Assayas (dit Jacques Rémy) et de la styliste Catherine de Károlyi, et le frère du réalisateur Olivier Assayas et le demi-frère du diplomate Georges Károlyi.

Ancien élève de l'École normale supérieure de Fontenay-Saint-Cloud[2], il a collaboré dès le début des années 1980 à Rock & Folk où il défendit ardemment certains groupes post-punk comme Joy Division en 1981[3] et New Order en 1983[4]. Assayas travailla aussi pour Libération. Il fut également éditorialiste dans la première mouture du magazine Les Inrockuptibles et a écrit pour VSD, 7 à Paris, Actuel, Le Monde de la musique. Il a été le maître d'œuvre du Dictionnaire du rock (3 volumes, 2.650 pages), paru en 2000 aux éditions Robert Laffont puis réédité dans une version actualisée en 2014, et a été un temps chroniqueur dans l'émission de Bernard Lenoir sur France Inter. Ami de longue date du chanteur Bono de U2, il finit par le convaincre d'écrire un livre d'entretiens paru en 2005. De septembre 2008 à juin 2012, il a animé une émission hebdomadaire le dimanche à 22 h sur l'histoire du rock, Subjectif 21, sur France Musique[5].

A partir du 8 novembre 2015, il anime sur France Inter l'émission hebdomadaire Very Good Trip, le dimanche à 16 h, après le succès de la même émission, quotidienne, diffusée en août 2015. L'émission devient par la suite quotidienne et est programmée de 21 h à 22 h[6].

En 2009, lors du renouvellement de son passeport, à la suite des circulaires Pasqua étendues en 2005, il est sommé par le ministère de l'Intérieur de prouver sa nationalité française. Dans un contexte d'utilisation politique du thème d'« identité nationale », répondant au président en exercice Nicolas Sarkozy selon lequel « le sentiment de perdre son identité peut être une cause de souffrance profonde », il dénonce dans un article intitulé « Comment j'ai perdu mon identité nationale »[7] sa situation, créant selon lui « une forme inédite de ségrégation » appliquée à « des dizaines de milliers de Français », ainsi que le « double langage hypocrite » des administrations et de leurs fonctionnaires. Il raconte en 2011 dans Faute d'identité son expérience, qui l'a contraint à fouiller dans ses archives familiales et à réfléchir sur l'idée de l'identité[8].

ŒuvresModifier

RomansModifier

ChroniquesModifier

Sur le rockModifier

  • 1996 : Les Beatles et les années 60 (en collaboration avec Claudius)
  • 2000 : Dictionnaire du rock (direction d'ouvrage) et Le nouveau dictionnaire du rock (id.), mi-mars 2014
  • 2005 : Bono par Bono, conversations avec Michka Assayas
  • 2005 : John Lennon : Unfinished Music (en collaboration avec Claude Chastagner, Emma Lavigne et Grazia Caroni).
  • 2009 : New Wave, photo-journal 1977-1983 (avec Pierre René Worms).

ScénariosModifier

PréfacesModifier

  • 1987 : Le Feu à sa vie de Jean-René Huguenin
  • 2004 : Syd Barrett: le génie perdu de Pink Floyd de Tim Willis. Traduction française de Marina Dick et Jean-Michel Espitallier.
  • 2006 : Les 1001 albums qu'il faut avoir écoutés dans sa vie : Rock, Hip Hop, Soul, Dance, World music, Pop, Techno...

Notes et référencesModifier

  1. Assayas, Michka (1958-....), notice no FRBNF12094628, catalogue Bn-Opale plus, BnF. Créée le 20 avril 1984, mise à jour le 21 décembre 2000.
  2. Raphaëlle Rérolle, « Michka Assayas, la génération du vide », Le Monde,‎ , p. 22
  3. Michka Assayas. Rock & Folk. n°170, mars 1981. "Je ne sais plus quoi faire pour briser l’image déplorable, scandaleuse, projetée ici par Joy Division. Comme tout groupe dont la réputation demeure stupidement occulte et les disques difficilement trouvables, Joy Division est toujours passé en France pour un machin sinistre et vaguement branché acheté par trois pelés qui en plus ne l’écoutent jamais."
  4. Michka Assayas, chronique de l'album de New Order, Power Corruption and lies. Rock & Folk. n°196, mai 1983. "Bien. Pour ceux qui ne lisent pas les chroniques de disques, voici l’essentiel : cet album de New Order vaut quatre étoiles, vingt sur vingt, il prend aux tripes, il est génial. Et j’oubliais : précipitez-vous chez votre disquaire, vous savez ce qui vous reste à faire."
  5. L'émission Subjectif 21, sur le site de Radio France.
  6. https://www.franceinter.fr/emissions/very-good-trip
  7. [1], Le Monde, 30/12/2009
  8. "Faute d'identité", de Michka Assayas : cauchemar bureaucratiqueLe Monde, Marc Weitzmann, 05/05/2011

Liens externesModifier