György Károlyi

diplomate hongrois
György Károlyi
Károlyi György web.jpg
György Károlyi en 2016.
Fonction
Ambassadeur de Hongrie en France
-
Biographie
Naissance
(76 ans)
Drapeau de la Hongrie Budapest
Nationalité
Activité
Période d'activité
Mère
Autres informations
Distinction

György Károlyi, né le à Budapest, est un diplomate franco-hongrois. Il est ambassadeur de Hongrie en France du au et ambassadeur de Hongrie à Monaco du au .

BiographieModifier

Membre de la famille Károlyi, György Károlyi est le fils du comte István Károlyi (1929, Fehérvárcsurgó - 2009, Paris) et de Katalin Pólya[1] (1919-2006), fille du peintre Tibor Pólya (hu) et mère, par un autre mariage, du cinéaste Olivier Assayas et du journaliste Michka Assayas. Son père était le neveu du comte Mihály Károlyi, homme politique hongrois. Arrivé à l'âge de deux ans à Paris, en 1948, il passe toute sa jeunesse puis fait carrière en France, et a donc peu vécu en Hongrie[2]. Georges Károlyi est marié[3] et père de quatre enfants[4].

Formation et carrière professionnelleModifier

György Károlyi est diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris (section Service public ; 1968) et titulaire d'un diplôme d'études supérieures de Droit public de la Faculté de droit de Paris (1969).

György Károlyi intègre la Société nationale industrielle aérospatiale en 1971, en tant qu'attaché à la direction commerciale dans le service des contrats de vente de l’avion Concorde. De 1974 à 1978, il travaille au sein de la chambre de commerce et d'industrie de Paris, où il occupe le poste de chef de cabinet du directeur général puis de chargé d’études et de recherche à la direction des études. De 1978 à 2005, il a exercé diverses fonctions au siège parisien de la société Fiat: chargé de mission à la Direction des relations extérieures, chef du service des études économiques et du contrôle de la gestion financière à la Direction financière, assistant du Président-Directeur général puis Directeur du Contrôle de gestion de la société.

Nommé ambassadeur de Hongrie en France, György Károlyi a déposé ses lettres de créance au président de la République française, François Hollande, le [5]. Il intervient régulièrement dans les médias français pour expliquer la position de la Hongrie dans le contexte de la crise migratoire en Europe. Il a notamment publié une tribune dans Le Figaro, intitulée « Crise des migrants : assez de diffamation envers la Hongrie ! »[6] (), dans laquelle il déclare que « la Hongrie exécute à la lettre les obligations que lui impose son appartenance à l'Union et à l'espace Schengen. » Au sujet des critiques relatives au gouvernement hongrois dirigé par Viktor Orbán, György Károlyi a également signé une tribune publiée sur Mediapart, intitulée: « La Hongrie et les illusions d’optique »[7] (). Il y démontre que « la Hongrie, comme tous les pays d’Europe et du monde, pratique aujourd’hui une "diplomatie d’opportunité". » Le , il signe une tribune dans Le Figaro, intitulée: « «Démocratie illibérale» : ce que Viktor Orbán a voulu dire. »[8] Le , il est l'invité de la matinale de Jean-Jacques Bourdin sur RMC, à la suite de l'annonce de la non-participation des pays du groupe de Visegrád au Sommet européen des 28 et sur la migration. À cette occasion, György Károlyi déclare « Nous préférons que les migrants ne passent par aucune frontière et qu’ils restent chez eux où ils ont le droit de trouver leur bonheur »[9] et rappelle que la "création de hotspots extérieurs" était "une idée hongroise".

Le , György Károlyi est auditionné par la Commission des affaires européennes du Sénat au sujet de la crise migratoire[10].

Le , il dépose ses lettres de créance au prince Albert II de Monaco[11].

Autres activitésModifier

De 1994 à 2013, György Károlyi est fondateur et animateur, avec son épouse Angelica, de la fondation Joszef Károlyi[12], organisme à but non lucratif de droit hongrois visant à promouvoir l’ouverture européenne de la Hongrie et à assurer la restauration et la reconversion en un Centre culturel de rencontres à vocation européenne de l’ancienne propriété de la famille à Fehérvárcsurgó en Hongrie[13]. Depuis sa création, la Fondation œuvre en faveur des objectifs ci-dessus, en s’efforçant d’intervenir sur des sujets de pertinence européenne susceptibles de contribuer à une meilleure connaissance réciproque de la Hongrie et des autres pays d’Europe, au travers de manifestations scientifiques et culturelles internationales appuyées sur une collaboration systématique avec les représentations diplomatiques et les instituts culturels des pays de l’Union européenne présents en Hongrie, notamment de la France, comme partenaire privilégié.

Le , György Károlyi était présent à la grande procession organisée au départ de l'église Sainte-Élisabeth-de-Hongrie pour les 1 700 ans de la naissance de saint Martin[14].

Par ailleurs, il est membre de l’association hongroise de la commanderie hongroise de Saint-Jean depuis 1986.

En 2020, il est à l'initiative de la publication en français des mémoires de son grand-père Joszef Károlyi (De Budapest à Madère, éditions Lacurne), lequel avait vécu la chute de la monarchie austro-hongroise aux côtés du dernier empereur, Charles[15].

Distinctions honorifiquesModifier

Notes et référencesModifier

  1. "Catherine de Karolyi, de la Hongrie à Hermès", Le Parisien, 10 mars 2015 [1]
  2. Michka Assayas, Faute d'identité, éditions Grasset, (lire en ligne)
  3. L'épouse de Georges Károlyi, Angélica Edzard-Károlyi, est née à Paris en 1947, de nationalité allemande et française, des peintres allemands Dietz Edzard et Suzanne Eisendieck. Elle est l'actuelle directrice de la Fondation Joseph Károlyi, centre hongrois de documentation culturelle basé à Fehérvárcsurgó.
  4. (en) "Angélica Károlyi, Director, Joseph Károlyi Foundation", xpatloop.com, 19 novembre 2005.
  5. Remise des lettres de créance du 28 janvier 2015 [2]
  6. Tribune dans Le Figaro (15 septembre 2015) "Crise des migrants : assez de diffamation envers la Hongrie !"[3]
  7. Tribune dans Mediapart (28 mai 2015): "La Hongrie et les illusions d’optique" [4]
  8. Tribune dans Le Figaro (12 avril 2018): "«Démocratie illibérale» : ce que Viktor Orbán a voulu dire" [5]
  9. Interview sur RMC (22 juin 2018):[6]
  10. Compte-rendu de l'audition de Georges Károlyi devant la Commission des affaires européennes du Sénat au sujet de la crise migratoire (15 octobre 2015)[7]
  11. Gouvernement Princier de Monaco, « Diplomatie – Accréditations Thaïlande – Mauritanie – Hongrie / Actualités / La Diplomatie et la Présence Internationale / Monaco à l'International / Action Gouvernementale / Portail du Gouvernement - Monaco », sur www.gouv.mc (consulté le )
  12. Site web de la Fondation Jozsef Károlyi [8]
  13. Noblesse & Royautés, "Fehérvarcsurgo : un château hongrois désormais lieu de culture européen" (7 février 2011) [9]
  14. « Grande procession Saint-Martin: le résumé et les photos - www.asso-oriflammes.fr », sur www.asso-oriflammes.fr (consulté le )
  15. Charles-Henri d'Andigné, « La fin de la monarchie hongroise », Le Figaro Magazine, semaine du 18 septembre 2020, p. 110.

Liens externesModifier